Sans déconner ?!

Ils ont trompé la mort contre toute attente (1/4)


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Hugh Glass, l’homme que le grizzly n’a pas tué. Son nom est entré dans la légende américaine. Hugh Glass, trappeur et commerçant de fourrures irlando-américain, participe en 1822 à une expédition de cent volontaires chargés de remonter le Missouri pour commercer avec les peuples autochtones. Le groupe est connu sous le nom d’“Ashley’s Hundred”, en référence à son commandant, le général William Henry Ashley.


Arrivés à Fort Kiowa, dans l’actuel Dakota du Sud, les hommes se séparent. Glass et quelques compagnons prennent la direction de la rivière Yellowstone. Lors d’une expédition de chasse, il se retrouve isolé. C’est là qu’il croise une ourse grizzly accompagnée de ses deux petits, près des confluents de la Grand River. L’attaque est immédiate. L’animal lui brise une jambe, lui arrache le cuir chevelu, lui transperce la gorge.


Contre toute attente, grâce à ses armes et à l’aide de membres de son groupe alertés par le bruit, Glass parvient à tuer l’ourse. Mais ses blessures sont terribles. Ses compagnons sont convaincus qu’il ne survivra pas. Deux hommes acceptent, contre 80 dollars, de rester à ses côtés jusqu’à sa mort pendant que le reste de l’expédition poursuit sa route. Ils s’attendent à ce qu’il rende son dernier souffle en quelques heures. Cinq jours plus tard, il est toujours vivant.

 

Craignant une attaque des Arikara — un peuple autochtone déjà en conflit avec les trappeurs — les deux hommes décident de l’abandonner. Ils le laissent enveloppé dans une peau d’ours, persuadés qu’il est à l’agonie. Mais Hugh Glass refuse de mourir. Il nettoie ses plaies comme il peut, se nourrit de baies, de racines, d’insectes. Et entreprend un périple de près de 200 miles — environ 320 kilomètres — pour rejoindre le camp. En chemin, il reçoit l’aide de la tribu Lakota et parvient même à embarquer sur une embarcation de peaux tendues, ce qui facilite une partie de son trajet. Son histoire inspirera, bien plus tard, le film The Revenant en 2015, avec Leonardo DiCaprio dans le rôle de Glass — performance qui lui vaudra son premier Oscar. Un monument commémore aujourd’hui son combat contre l’ours, au sud de la Grand River.

 

Changement d’époque. 1983. Tami Oldham Ashcraft est une navigatrice expérimentée. Avec son fiancé, Richard Sharp, elle sillonne les océans à bord d’un voilier de 11 mètres. Quand un ami leur propose de convoyer un yacht de 13 mètres de Tahiti à San Diego — un trajet de 4 000 miles, soit environ 6 400 kilomètres — ils acceptent. Ils prennent la mer en septembre à bord du Hazana. En octobre, un ouragan de catégorie 4 les frappe de plein fouet. Des vents à plus de 220 km/h, des vagues de plus de 12 mètres. Sharp demande à Tami de descendre sous le pont. Elle l’entend crier. Puis elle est projetée contre la paroi de la cabine et perd connaissance.

À son réveil, le bateau est dévasté. Les mâts sont brisés, les voiles traînent dans l’eau, le moteur et le système de navigation sont hors d’usage. La cabine prend l’eau. Le harnais de sécurité de Richard pend au-dessus du vide : il a été emporté par la mer. Blessée à la tête, seule, en état de choc, Tami doit pourtant agir.

Elle improvise une voile de fortune avec un mât brisé et un foc de tempête. Elle pompe l’eau. Elle retrouve un sextant — instrument de navigation astronomique — et une montre, seuls outils fonctionnels à bord. Elle vise Hilo, à Hawaï, à 1 500 miles de là. Pendant 41 jours, elle dérive. Elle se nourrit de conserves de salade de fruits et de sardines. Elle s’accroche à l’idée que les courants la porteront vers la terre. Un navire de recherche japonais la repère finalement près des côtes d’Hawaï

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Sans déconner ?!By Sans déconner