Voici les derniers événements mardi au onzième jour de la guerre au Moyen-Orient : Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a affirmé que mardi constituerait "le jour le plus intense de frappes" sur l'Iran depuis le début de la guerre le 28 février.
"Le plus grand nombre d'avions de combat, de bombardiers, de frappes", a énuméré le ministre lors d'une conférence de presse au Pentagone.
- Frappe sur la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement israélien - Une nouvelle frappe israélienne a visé mardi la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah pro-iranien, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), après un appel à évacuer.
"L'aviation israélienne a effectué (...) une première frappe après un avertissement" sur la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Ani. Des images de l'AFPTV montrent un nuage de fumée se dégager du site visé. L'armée israélienne a annoncé plus tôt qu'elle menait des raids contre "l'infrastructure" du Hezbollah dans cette zone.
L'armée israélienne avait aussi mené plus tôt une frappe près de la ville côtière de Tyr, dans le sud du pays.
- Nouvelle vague de frappes sur Téhéran - L'armée israélienne a annoncé mardi avoir lancé une nouvelle série de frappes sur Téhéran, après avoir visé dans la nuit "un complexe souterrain" des Gardiens de la Révolution dans la capitale iranienne.
Dans le sud du pays, c'est l'aéroport de Kerman qui a été endommagé par des frappes israélo-américaines, selon des médias iraniens.
Plus tôt, Benjamin Netanyahu avait affirmé qu'Israël "brisait les os" du pouvoir iranien, mais n'en avait "pas encore fini".
- L'Iran défie les Etats-Unis, et menace Donald Trump - L'Iran a menacé mardi le président américain, en rejetant ses avertissements de la veille et en promettant que plus aucune goutte de pétrole ne sortirait du Moyen-Orient "jusqu'à nouvel ordre".
"L'Iran n'a pas peur de vos menaces vides. Des plus puissants que vous ont essayé d'éliminer la nation iranienne et n'ont pas réussi.
Faites attention à ne pas être éliminé vous-même!", a écrit Ali Larijani, chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, sur X.
La République islamique a balayé les propos lundi de Donald Trump, qui parlait de guerre "quasiment" terminée et jurait de frapper "plus fort" si Téhéran continuait de paralyser la circulation du pétrole dans la région.
- Le Liban et la Syrie décident de mieux "contrôler" leur frontière au lendemain d'un incident - Les présidents libanais, Joseph Aoun, et syrien, Ahmad al-Chareh, sont convenus de mieux "contrôler" leur frontière commune, au lendemain d'un incident frontalier, a annoncé la présidence à Beyrouth.
La Syrie avait dénoncé dans la nuit des tirs d'artillerie du Hezbollah pro-iranien vers son territoire. Selon la présidence libanaise, Joseph Aoun a reçu un appel de son homologue syrien au cours duquel les deux dirigeants sont convenus de la "nécessité de contrôler les frontières et d’empêcher tout débordement sécuritaire".
-L'Irak cherche des voies alternatives pour ses exportations de pétrole - L'Irak recherche des voies alternatives pour exporter son pétrole après la fermeture du détroit d'Ormuz bloqué par les forces iraniennes en pleine guerre au Moyen-Orient, a indiqué mardi à l'AFP un porte-parole du ministère du Pétrole.
Membre fondateur de l'Opep, l'Irak, qui tire 90% de ses revenus de l'or noir, a lui-même plusieurs pétroliers bloqués dans le Golfe.
- 270.000 Afghans sont rentrés d'Iran et du Pakistan depuis janvier - Quelque 270.000 Afghans qui s'étaient réfugiés en Iran et au Pakistan sont rentrés dans leur pays depuis janvier, a indiqué mardi l'ONU, qui craint que les conflits dans la région déclenchent des arrivées en plus grand nombre.
Le Pakistan et l'Iran, qui accueillent des millions d'Afghans ayant fui les guerres passées, la misère ou des risques pour leur sécurité, renvoient massivement familles et personnes seules, la plupart de manière forcée, selon l'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR).
- La Russie, seul "gagnant" de la guerre au Moyen-Orient, pour le président du Conseil européen - "Jusqu'à présent, il n'y a qu'un seul gagnant dans cette guerre : la Russie", a déclaré Antonio Costa, président du Conseil européen, devant les ambassadeurs de l'UE, réunis à Bruxelles.
Le prix du pétrole de l'Oural, référence pour le brut russe, a bondi d’environ 60 % pour atteindre 90 dollars le baril. Une hausse qui promet à Moscou des recettes budgétaires bien plus élevées que prévu, la Russie restant l'un des principaux exportateurs mondiaux de pétrole et de gaz.
Le secteur russe des hydrocarbures est pourtant visé par de nombreuses sanctions occidentales. Donald Trump, qui s'est entretenu lundi par téléphone avec Vladimir Poutine, a ensuite annoncé son intention de lever certaines sanctions sur le pétrole afin de "réduire les prix", en forte hausses ces derniers jours.
- Abou Dhabi: une zone industrielle incendiée par une attaque de drone - Une attaque de drone aux Emirats arabes unis mardi a provoqué un incendie dans une zone industrielle de l'émirat d'Abou Dhabi abritant des infrastructures énergétiques, ont annoncé les autorités dans un communiqué.
"Aucun blessé n'a été signalé jusque-là", ont ajouté les autorités mais la raffinerie de Ruwais a été fermée "par précaution", source proche du dossier.
- Le Qatar affirme que l'Iran poursuit les attaques contre ses infrastructures civiles - "Le ciblage d'infrastructures civiles se poursuit (...) et nous rejetons les arguments avancés par les Iraniens pour justifier ces attaques", a déclaré le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.
Plusieurs fortes explosions ont été entendues à Doha, selon des journalistes de l'AFP.
- Une explosion entendue à Jérusalem après une alerte aux missiles iraniens - Une explosion a été entendue mardi matin à Jérusalem, où les sirènes d'alerte ont retenti après une alerte aux missiles iraniens de l'armée israélienne, ont rapporté des journalistes de l'AFP.
Aucune victime n'a été signalée selon le Magen David Adom, l'équivalent israélien de la Croix-Rouge.