Imaz Press Réunion

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Imaz Press Réunion episodes

  • Marché de nuit à Saint-Denis : circulation interdite entre le giratoire de la Caserne Lambert et le carrefour Labourdonnais

    La Ville de Saint-Denis informe que pour permettre le bon déroulement de sa manifestation intitulée "Marché de nuit", la circulation sera interdite sur les RN1 et RN2 entre le giratoire de la Caserne Lambert et le carrefour Labourdonnais, du samedi 7 novembre à 18h au dimanche 8 novembre à 3h du matin. La route sera donc fermée par les services de la mairie avec une déviation par les rues Lucien Gasparin et Labourdonnais. Le Barachois sera de nouveau fermé le dimanche 8 novembre de 14h à 19h. (Photo d'illustration : Stephan Laï-Yu/www.imazpress.com)

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  • Divulgation des prénoms de mineurs par le préfet : la députée Émeline K/Bidi interpelle le ministre de l'Intérieur

    Au lendemain de violences urbaines à La Réunion, le préfet de La Réunion a fait le choix, de publier les prénoms de mineurs interpellés par les forces de l'ordre à Saint-Denis, dont celui d'un jeune de 11 ans, pourtant jamais placé en garde à vue. Dans un courrier adressé au ministre de l'Intérieur, Émeline K/Bidi demande des prendre "les mesures nécessaires pour garantir que de telles pratiques ne se reproduisent pas". Imaz Press a dénoncé à deux reprises cette communication sur laquelle le préfet ne s'est jamais expliqué malgré nos sollicitations (Photo : Stephan Laï-Yu/www.imazpress.com)

    À ce stade, Émeline K/Bidi est la seule élue à avoir pris la parole.

    - Émeline K/Bidi réclame des explications au ministre de l'Intérieur -

    La députée a interpellé le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez ainsi que le ministre de la Justice. Elle réclame des explications et des mesures "face à des pratiques contraires aux principes de notre République".

    "Cette protection n'est ni une faveur ni une marque de complaisance à l'égard de la délinquance. Elle constitue une garantie fondamentale de notre État de droit, destinée à préserver les droits des enfants, leur présomption d'innocence et leurs perspectives de réinsertion. Le représentant de l'État ne saurait s'affranchir de ces principes au prétexte de répondre à une situation de tensions urbaines."

    Au-delà de la question juridique, c'est la finalité même de cette divulgation qui interroge la députée, tout comme elle a pu nous interloquer.

    "Quel intérêt opérationnel, judiciaire ou sécuritaire pouvait justifier que les prénoms de ces enfants soient livrés à la connaissance du public ? Pourquoi avoir fait ce choix alors que ces informations n'apportent rien à la compréhension des faits ni à la protection de la population ? Et surtout, quel message le représentant de l'État entendu adresser à travers cette communication inhabituelle ?"

    Elle ajoute : "dans un contexte national marqué par une progression inquiétante des discours racistes, xénophobes et des amalgames identitaires, la publication de prénoms peut nourrir les raccourcis les plus dangereux, en laissant entendre qu'une origine réelle ou supposée expliquerait un comportement délinquant. On ne combat pas la délinquance en désignant des origines. On ne rétablit pas l'autorité de l'État en alimentant les préjugés. Et on ne défend pas la République en s'affranchissant de ses lois".

    Si Émeline K/Bidi obtient un retour du préfet, elle sera bien chanceuse. Contactée à plusieurs reprises, la préfecture n'a donné aucune suite à ce jour.

    - La députée de La Réunion réclame des mesures à l'encontre du préfet de La Réunion -

    Dans son courrier adressé aux deux ministres d'Emmanuel Macron, Émeline K/Bidi le dit : "l'exemplarité doit venir d'en haut".

    Elle ajoute : "Je condamne sans ambiguïté les violences urbaines et les atteintes aux biens et aux personnes. Leurs auteurs doivent répondre de leurs actes devant la justice, dans le respect des règles applicables à chacun. Mais la fermeté républicaine n'autorise ni l'arbitraire, ni la stigmatisation, ni la violation des droits fondamentaux".

    La députée sollicite les ministres afin qu'ils fassent "toute la lumière sur les circonstances dans lesquelles cette communication a été décidée et validée par les services préfectoraux" et ainsi de "prendre les mesures nécessaires pour garantir que de telles pratiques ne se reproduisent pas".

    - Les lois interdisent la divulgation des prénoms de mineurs -

    Notre rédaction n'a pas publié les prénoms des mineurs divulgué dans le communiqué de la préfecture, puisque cela est contraire à la loi.

    Pour rappel, "en aucune circonstance, l'identité ou l'image d'un mineur mis en cause dans une procédure pénale ne peuvent être, directement ou indirectement, rendues publiques", explique l'article L 13-3 du Code de la justice pénale des mineurs.

    Sollicité par Imaz Press, le parquet a d'ailleurs précisé "vous connaissez les règles applicables à la communication relative aux mineurs mis en cause dans des procédures, règles que vous respectez et nous également".

    La Ligue des droits de l'homme s'est élevée contre cette divulgation. Interrogée en premier lieu par Imaz Press, elle nous avait répondu "la divulgation des prénoms, c'est aller de plus en plus vers l'extrême droit et attiser les fractures sociales".

    Elle a ensuite interpellé le préfet par le biais d'un communiqué de presse et exige des réponses de l'autorité de l'État à La Réunion.

    La LDH rappelle qu'elle "défend le respect du principe fondamental reconnu par les lois de la République d'atténuation de la responsabilité pénale des mineurs et les exigences qui garantissent la protection de l'intérêt supérieur de l'enfant".

    Il est important de rappeler que toute personne qui contreviendrait aux dispositions des articles de loi concernant la protection de l'identité des mineurs est passible d'une amende de 15.000 euros.

    Lire aussi - Violences urbaines : le préfet n'explique toujours pas pourquoi il a divulgué les prénoms de mineurs

    ma.m/www.imazpress.com/[email protected]

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  • Les lycées Georges Brassens et Moulin Joli seraient vétustes, les chefs d'établissements réfutent ces qualifications

    Le lycée Georges Brassens à Saint-Denis et Moulin Joli à La Possession font partie des établissements classés "prioritaires pour des opérations de réparation ou de rénovation" par le ministère de l'Éducation nationale, basé sur les remontées des élèves concernant les problèmes propres à leurs établissements. Cette liste regroupe les lycées qualifiés de plus vétustes de France. Ce classement indigne les chefs d'établissements concernés à La Réunion, où la réalité est tout autre (Photo : Stephan Laï-Yu/www.imazpress.com)

    "Le titre de cette liste est très problématique", s'indigne Nathalie Pulou, proviseure du lycée Moulin Joli à La Possession.

    Selon elle, cette "liste met en avant les établissements ayant enregistré un nombre important de contributions et non ceux présentant des problématiques particulières liées au bâti scolaire", s'offusque-t-elle.

    Le lycée Moulin Joli s’est effectivement distingué par une forte participation de ses élèves, avec 200 contributions, soit environ 10 % des contributions enregistrées dans l’académie de La Réunion.

    "L’interprétation qui en a été faite dans certaines communications ne reflète donc pas la réalité de cette démarche", s'indigne-t-elle auprès d'Imaz Press.

    Elle ajoute : "venez visiter le lycée, voir les équipements et le bâti".

    - La liste dévoilée par l'Éducation nationale ne reflète pas les vraies revendications des lycéens -

    Le rectorat précise, "cette liste recense les établissements ayant reçu le plus grand nombre de contributions des lycéens lors de la consultation nationale en ligne sur la plateforme Agora. Il s’agit donc des établissements publics ayant reçu le plus grand nombre de contributions lycéennes relatives aux conditions matérielles, c'est-à-dire de tous les sujets touchant le bâti au sens large et la vie quotidienne des élèves. Cela va des effectifs dans les classes à l'organisation de la cantine, en passant les absences des enseignants ou le bâti" et donc  "pas spécifiquement les établissements "les plus délabrés"".

    Pour rappel, à La Réunion, 86 postes ont été supprimés dans l'Académie à la rentrée d'août.

    "L’analyse des réponses de nos lycéens fait apparaître essentiellement des préoccupations d’ordre pédagogique, et non des difficultés concernant les bâtiments", précise la proviseure du lycée Moulin Joli.

    À La Possession, les trois sujets les plus évoqués sont : "les effectifs d'élèves par classe, le remplacement des professeurs et l'organisation de la cantine", indique le rectorat.

    De son côté, le lycée Georges Brassens à Saint-Denis a eu 69 contributions, et effectivement, "l'état du bâti est le premier sujet évoqué : adaptation thermique, vétusté et dégradation du bâti", reconnait toutefois l'académie de La Réunion.

    Cependant, "la Région a profité des vacances de la Toussaint pour réaliser des travaux qui répondent à ces doléances : installation d'un brasseur d'air dans le réfectoire, réparation de toilettes, travaux de peinture".

    Lire aussi - Mobilisation lycéenne : chaque proviseur invité à organiser un temps d'échanges avec ses élèves

    - Un suivi attentif porté sur le bâti du lycée Moulin Joli à La Possession -

    Selon Nathalie Pulou, cette liste risque de "faire un amalgame alors que d'autres établissements mériteraient des travaux à La Réunion et que nous, au lycée Moulin Joli, nous travaillons très bien avec la Région Réunion sur ce bâti qui date de 1996".

    Elle précise : "le chargé d'opération de la Région est en contact direct et régulier avec le lycée et assure un suivi attentif de l'ensemble des travaux. L'établissement bénéficie par ailleurs d'un budget dédié à son entretien et d'un accompagnement de la collectivité dans ses projets de rénovation".

    Cette collaboration se concrétisera à nouveau très prochainement dans le cadre de l'amélioration de la salle de restauration scolaire, devenue "moins conviviale et un peu exigu depuis la mise en place du repas à un euro".

    - Le gouvernement entend financer le plan lycées de 4 milliards d'euros -

    Dans les deux lycées, "les chefs d’établissement ont déjà ou vont assurer la tenue d’un conseil de la vie lycéenne (CVL) et d’un conseil d'administration afin de présenter la synthèse des contributions des élèves et esquisser les actions de remédiation, en présence d’un représentant du conseil régional", précise le rectorat de La Réunion.

    Reste la question du financement, alors que les lycées relèvent de la compétence des régions.

    Ce mardi 3 novembre, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé le relèvement du plafond du Livret A. Matignon précise que l'usage de cette épargne, jusqu'ici notamment centré sur le logement social, sera ouvert au financement des infrastructures de services publics dont les "travaux bâtimentaires des lycées et des collèges".

    En relevant le plafond à 30.000 euros, le gouvernement entend financer le plan lycées de 4 milliards d'euros.

    À La Réunion, l'académie a recueilli plus 1.600 contributions de lycéens entre le 6 et le 23 octobre 2026 (sur plus de 100.000 contributions au national).

    Lire aussi - 130 millions d'euros pour "rafraîchir" les écoles : des travaux prévus dans plusieurs établissements de La Réunion

    ma.m/www.imazpress.com/[email protected]

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  • La Réunion va recevoir 21,2 millions d’euros après le passage du cyclone Garance

    L'Union européenne (UE) a annoncé, ce jeudi 5 novembre 2025, octroyer 110,8 millions d'euros à la France pour l'aider à se relever des conséquences désastreuses des cyclones Chido et Garance. L'enveloppe dédiée à La Réunion est de l'ordre de 21,2 millions d'euros. Une aide obtenue au titre du Fonds de solidarité de l'UE. (Photo : Richard Bouhet/www.imazpress.com)

    Pour Garance, qui a touché l'île en février 2025, La Réunion va recevoir "une aide de 21,2 millions d’euros, dont 5,3 millions d’euros ont été versés à titre d’avance en août 2025".

    Garance a causé des dégâts majeurs pour l'île, avec près de 380 millions d'euros de dégâts estimés.

    Lire aussi - Logements dégradés : un an après Garance, des sinistrés se battent pour obtenir réparation

    - "Financer les interventions d’urgence et les opérations de reconstruction -

    Cette aide financière contribuera à financer les interventions d’urgence et les opérations de reconstruction, notamment la réparation des infrastructures endommagées, la mise à disposition de logements temporaires, les opérations de nettoyage et la remise en état des espaces naturels.

    Lire aussi : Cylones : un séminaire pour mieux anticiper et gérer les risques à La Réunion

    L’État avait déjà mobilisé le Fonds de secours outre-mer pour apporter un soutien financier aux foyers les plus en difficulté : 1,9 million d’euros ont été distribués à près de 4.000 foyers sinistrés, selon la préfecture de La Réunion. Soit, en moyenne, moins de 500 euros par foyer pour couvrir rééquipement, mobilier, électroménager et les premiers travaux d’urgence.

    Concernant Chido, qui a ravagé Mayotte en décembre 2024, l'Etat va obtenir "89,6 millions d’euros pour financer les opérations de reconstruction sur l’île, dont 24 millions d’euros ont été versés à titre d’avance en mai 2025".

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  • 30ème conférence des Présidents des Régions Ultrapériphériques : les RUP unies pour faire entendre leur voix

    La Présidente de Région, Huguette Bello, participe à la Conférence des Présidents des Régions Ultrapériphériques qui se tient en Guadeloupe. À l’issue de la session interne qui a réunit les Présidents des neuf RUP, ce jeudi 5 novembre 2026, une Déclaration finale a été adoptée pour fixer une ambition commune : faire de la reconnaissance de leur importance stratégique pour l’Union européenne une réalité politique, réglementaire et financière. Nous publions le communiqué ci-dessous (Photos : Région Réunion)

    Alors que l’Union Européenne prépare son prochain cadre financier pluriannuel pour 2028-2034, les neuf régions refusent que leurs spécificités soient reconnues dans les discours mais oubliées dans les décisions budgétaires. La nouvelle stratégie européenne pour les RUP du 10 septembre 2026 constitue une avancée, mais elle ne saurait tenir lieu de politique sans instruments adaptés, financements dédiés et engagements contraignants.

    Au cours de cette première journée de la Conférence des Présidents des RUP, la Présidente Huguette Bello a défendu trois exigences majeures :

    - Garantir les moyens du développement des RUP : pas un euro de moins -

    À six semaines du Conseil européen de décembre, la Présidente Huguette Bello a proposé que la France défende l’inscription d’un paragraphe RUP au sein des conclusions du Conseil européen sur le cadre financier pluriannuel 2028-2034 témoignant de la bonne prise en compte des réalités et des besoins de ces régions.

    Cette orientation plaide aussi pour d’autres garanties financières : la mise en place d’un véritable filet de sécurité budgétaire avec le maintien des allocations financières actuelles, le rétablissement de la compensation européenne des surcoûts et la sécurisation d'une enveloppe POSEI renforcée.

    Aucune RUP ne doit être pénalisée par la prochaine réforme budgétaire qui se négociera entre les 27 chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de l’Union Européenne. "Notre force, c’est notre unité à neuf", a rappelé la Présidente Huguette Bello, en assurant Madère, qui prend la présidence de la Conférence, du plein soutien de La Réunion.

    - Adapter les normes européennes aux réalités des RUP -

    La Présidente de la Région Réunion a demandé que l’adaptation des règlements issus du Pacte vert de l’UE figure parmi les priorités. "Leur transposition aveugle dans nos territoires met en lumière nos dépendances et fragilise notre compétitivité. Pour les RUP, l’adaptation normative n’est pas une dérogation de confort", a-t-elle averti, alors que plusieurs échéances tombent dans les toutes prochaines semaines.

    Ainsi, pour exemple, le règlement européen sur la déforestation importée (RDUE) entrera en application le 30 décembre 2026 pour les grandes et moyennes entreprises, et le 30 juin 2027 pour les petites entreprises.

    Son objectif : ne plus vendre dans l’Union de produits issus de terres déboisées après le 31 décembre 2020. Sept matières premières sont concernées, ainsi que leurs dérivés : le bois (bois de construction, granulés, papier et carton), le soja (dont les tourteaux destinés à l’alimentation du bétail), les bovins (viande et cuir), le café, le cacao, l’huile de palme et le caoutchouc. Pour une île qui importe une grande partie de ce qu’elle consomme et transforme, notamment pour la construction et l’alimentation animale, l’enjeu est immédiat. "À La Réunion, des milliers de tonnes de marchandises risquent fin décembre d’être bloquées en douane", a souligné la Présidente.

    Dans le même temps, le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) est entré dans sa phase définitive le 1er janvier 2026. Il s’agit d’une taxe carbone à la frontière : l’importateur de certains produits fabriqués hors de l’Union paie le carbone émis lors de leur fabrication, comme le paient déjà les industriels européens sur le marché carbone.

    Ce coût se répercutera sur le prix des matériaux de construction et des engrais agricoles importés de pays tiers. La Région Réunion demande des exemptions ciblées pour les importateurs lorsque les produits sont destinés au marché local, au titre du RDUE comme dans le cadre de la révision du MACF, afin que es contraintes documentaires disproportionnées n’entravent pas l’accès aux produits essentiels ou nécessaires à l’activité industrielle.

    Autre source d’inquiétude : le nouveau règlement européen sur les transferts de déchets qui encadre les envois de déchets hors de l’Union européenne. Il interdit, à partir du 21 novembre 2026, toute exportation de déchets plastiques vers les pays non membres de l’OCDE. À partir du 21 mai 2027, l’interdiction s’étendra à l’ensemble des déchets non dangereux, par exemple les papiers-cartons ou les pneus usagés. Seuls feront exception les pays qui en ont fait la demande et que la Commission européenne inscrira sur une liste d’ici fin novembre prochain.

    Or La Réunion exporte une partie de ses déchets triés faute de filières de recyclage sur place. "Nous n’avons pas d’autre choix que de demander le maintien de débouchés pour l’exportation de déchets non dangereux vers certains pays tiers non membres de l’OCDE. Non par facilité, mais par nécessité", a déclaré Huguette Bello. Faute de taille critique et de capacités suffisantes de valorisation et de traitement, les territoires insulaires ne disposent pas toujours de solutions locales économiquement viables : "L’Europe ne peut pas exiger de nos territoires qu’ils respectent des contraintes sans leur donner les moyens d’y répondre, tout en recherchant des aménagements lorsque ses grands acteurs économiques sont confrontés à des difficultés comparables. Ce n’est pas équitable."

    - Transformer l’atout géostratégique des RUP en priorité d’investissement européen

    Situées au carrefour de grands espaces maritimes et géopolitiques, les RUP constituent des points d’appui essentiels de la présence européenne dans le monde. Cette réalité, a rappelé la Présidente Huguette Bello, doit se traduire par des investissements à la hauteur de leur positionnement : ports, aéroports, réseaux énergétiques, infrastructures de communication et équipements critiques. Les Présidents des RUP revendiquent notamment un accès équitable aux dispositifs européens soutenant les infrastructures à double usage, civil et militaire.

    Au-delà de ces priorités, la Déclaration finale réaffirme la solidarité des neuf régions et leur volonté de parler d’une seule voix auprès de la Commission européenne, du Parlement européen et des États membres. Elles demandent des conclusions ambitieuses du Conseil sur les RUP, un calendrier pour un deuxième paquet de simplification et une association pleine et entière de leur Conférence au suivi de la stratégie européenne.

    À l’issue de ces travaux, la présidence de la Conférence sera transmise à Madère, qui aura la responsabilité de poursuivre cette mobilisation collective dans les échéances décisives de la négociation budgétaire européenne.

    Retrouvez toutes les informations de la Région Réunion.

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  • Saint-Joseph : Jean-François Morel retrouvé vivant dans une ravine après une chute de plusieurs mètres

    Ce jeudi 5 novembre 2026, Jean-François Morel a été retrouvé vivant au fond d'une ravine à Parc à Mouton sur la commune de Saint-Joseph. L'homme de 37 ans aurait fait une chute de six mètres. Il a été retrouvé grâce à la mobilisation du Groupe de recherche de personnes (GRP), la gendarmerie de Saint-Joseph, le Sdis 974 et le Groupe de reconnaissance et d'intervention en milieu périlleux (GRIMP). Après quatre heures d'intervention, la victime a été transportée dans un état grave à l'hôpital (Photo : Stephan Laï-Yu/www.imazpress.com)

    L'intervention a eu lieu dans l'après-midi, lorsqu'un membre de la famille de Jean-François dit avoir entendu le chien de la victime, portée disparue depuis 24 heures. Cela a permis de repérer Jean-François dans le fond de la ravine Gingembre. Une ravine haute de plus de 25 à 30 mètres.

    Afin de le sauver, un important dispositif a été déployé : la gendarmerie de Saint-Joseph, appuyée d'un binôme cynophile avec Tessie (chienne de recherche), quatre véhicules de secours du Sdis, un médecin-pompier, deux unités du GRIMP, un SAMU et un binôme cynophile du GRP.

    Jean-François a pu être sorti de la ravine après quatre heures d'intervention.

    L'homme a été médicalisé dans un état grave puis transporté à l'hôpital.

    ma.m/www.imazpress.com/[email protected]

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  • Grève à BFMTV pour la "sécurité" des reporters et la "crédibilité" de l'antenne

    Des journalistes de BFMTV ont fait grève jeudi, journée de manifestations contre la vie chère, pour défendre "la sécurité" des reporters et "la crédibilité" de la chaîne, en pleine tourmente après avoir été accusée de relayer des propos racistes, ont-ils annoncé sur les réseaux sociaux.

    Jeudi après-midi, la chaîne info a diffusé des images des manifestations. Mais, selon une source interne, la direction a eu recours à des pigistes et il y a eu "moins d'équipes que prévu sur le terrain".

    Plusieurs journalistes ont publié sur le réseau social X un message justifiant cette grève par "la sécurité physique" des reporters sur le terrain et "la crédibilité éditoriale" de la chaîne.

    "Nous tenons à l'image de notre chaîne, que nous aimons, dégradée ces dernières semaines. La direction ne semble pas avoir entendu les craintes exprimées par une large majorité de la rédaction, des équipes qui travaillent pour l’antenne", poursuit le texte.

    Sollicitée par l'AFP, la direction n'a pas réagi. De source syndicale, on comptait jeudi en fin de journée quelque 120 grévistes, essentiellement journalistes et techniciens, sur un effectif d'environ 1.200 personnes.

    Depuis le début de semaine, quelque 400 journalistes et techniciens ont signé des lettres ouvertes à la direction pour dénoncer une "banalisation de certains propos racistes" sur l'antenne.

    À l'occasion des manifestations en France et après l'attentat de Trappes, la chaîne info a été accusée par Jean-Luc Mélenchon et LFI de relayer des propos racistes, notamment en invitant le responsable d'extrême droite Éric Zemmour (Reconquête), ce qu'elle a vivement contesté. Certains de ses journalistes ont été pris à partie sur le terrain.

    Ces accusations externes ont fait écho à des critiques internes envers la journaliste Sonia Mabrouk, arrivée cet été en provenance de CNews, chaîne dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré.

    "Il est vrai que Sonia Mabrouk cristallise la haine" à "l'extérieur" de la chaîne et, "au sein de BFMTV, on ressent cette haine sur le terrain", a déclaré mardi un grand reporter de BFMTV, Igor Sahiri, invité de l'émission Quotidien sur la chaîne TMC.

    Le journaliste, convaincu par sa direction de "calmer le jeu", a tempéré ses propos dans un article paru jeudi soir dans Le Figaro.

    "Mes propos concernant Sonia Mabrouk ont été mal interprétés. Elle ne cristallise pas la haine au sein de BFMTV, mais chez ceux qui nous attaquent. À aucun moment je n’ai souhaité son départ, ni jugé son travail", a insisté Igor Sahiri.

    Mercredi, dans une lettre ouverte, plus de 200 journalistes ont demandé à la direction des "mesures concrètes" pour "couper avec cette image de chaîne raciste".

    Certaines mesures ont déjà été annoncées par la direction de CMA Media, groupe auquel appartiennent BFMTV et la radio RMC. La chaîne va notamment se doter d'une "cellule invités" pour renforcer "la diversité des profils", selon un message interne envoyé mercredi matin. 

    AFP

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  • Tribune libre des JEM : Risque d'un duel RN-LFI : les Jeunes en Marche de La Réunion appellent au rassemblement des démocrates

    Les Jeunes en marche de La Réunion appellent solennellement les élus réunionnais du centre et de la droite républicaine, ainsi que tous les responsables politiques qui partagent les valeurs de la République et refusent toute alliance avec l'extrême gauche ou l'extrême droite, à signer la tribune en faveur de cette grande primaire des démocrates proposée par Gabriel Attal en vue de l'élection présidentielle de 2027.

    Notre pays traverse une période de fortes divisions politiques et sociales. Le débat démocratique ne peut pas se résumer à une opposition permanente entre les différentes forces politiques.

    Le risque d'un second tour opposant le Rassemblement national à La France insoumise lors de l'élection présidentielle de 2027 doit nous interroger collectivement.

    Nous ne pouvons pas attendre le dernier moment pour réfléchir à l'avenir démocratique de notre pays. C'est précisément pour éviter la dispersion des forces démocratiques et permettre aux Français de se prononcer sur un véritable projet commun que la proposition de primaire portée par Gabriel Attal mérite un débat national.

    La Réunion ne doit pas rester spectatrice des grands débats qui engagent l'avenir de notre pays.

    Notre île a toujours eu une place particulière dans la République. Sa diversité, son histoire et ses réalités ultramarines doivent être pleinement représentées dans les réflexions nationales.

    C'est pourquoi nous invitons les parlementaires, les maires, les conseillers régionaux, les conseillers départementaux ainsi que l'ensemble des élus réunionnais concernés à prendre leurs responsabilités et à apporter leur soutien à cette initiative en signant cette tribune.

    Au-delà des appartenances partisanes, il s'agit de défendre une démarche démocratique, de permettre aux Français de participer au choix de leur avenir et de faire émerger un projet capable de répondre aux préoccupations de nos territoires.

    Nous souhaitons également que cette primaire permette de donner toute sa place aux Outre-mer et à leurs habitants. La vie chère, l'emploi, la jeunesse, les mobilités, la sécurité et l'égalité des chances doivent être au cœur du débat présidentiel.

    Les préoccupations des Réunionnais doivent être entendues au niveau national. Notre territoire ne peut pas être oublié dans la construction du projet présidentiel de demain. 2027 se prépare dès aujourd'hui. Le rassemblement et le débat démocratique doivent commencer maintenant. Les Jeunes en marche de La Réunion appellent donc l'ensemble des élus réunionnais concernés à signer cette tribune et à faire entendre la voix de notre territoire dans ce débat démocratique majeur. La démocratie se construit collectivement. La Réunion doit y prendre toute sa place.

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