Après 100 ans d’activité, Brandt, le dernier fabricant de gros équipements électroménagers français entre en liquidation, avec la perte de 750 emplois. C’est un énième choc industriel pour la France. Parmi les offres présentées pour sauver le groupe, celui de la SCOP, une coopérative des salariés qui promettait de sauver 295 emplois, a été rejeté par les juges du tribunal des activités économiques de Nanterre.Arnaud Benedetti, directeur de la publication de la Nouvelle Revue Politique, considère que se situe au niveau « du logiciel qu’Emmanuel Macron nous vend sur une prétendue ‘réindustrialisation’ du pays ces dernières années qui s’effondre devant la réalité. Brandt, qui est une marque centenaire, d’un atelier historique, est en train de s’effondrer avec plus de 700 personnes sur le carreau. C’est le témoignage de ce lent processus de désindustrialisation qui s’est amorcé depuis les années 70 ».Françoise Degois, éditorialiste politique, juge « qu’il n’y a pas d’empathie dans les mots du jeune ministre de l’Industrie. J’ai déjà fait des reportages dans des usines où l’on apprend qu’on va fermer juste avant Noël : ça brise le cœur des salariés. Alors parler avec un langage froid et techno comme seule réponse, non. Ce n’est pas de la communication, c’est un souci profond. Ça pose la question : est-ce que ce gouvernement est concerné ou pas, autrement que par des chiffres ? ».
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