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Or


Cette semaine, la fragilité de la trêve entre les États-Unis et l'Iran maintient les marchés sous tension, ravivant les craintes inflationnistes des deux côtés de l'Atlantique et poussant les banques centrales à se préparer au pire scénario.
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🇺🇸 États-UnisÂ
Aux États-Unis, les tensions avec l'Iran resurgissent malgré l'accord de paix signé le 17 juin. Depuis, les deux pays s'affrontent sur le contrôle du détroit d'Ormuz, par où transite près de 20% du pétrole mondial. Téhéran souhaite y imposer des droits de passage inédits, alors que Washington s'y oppose au nom de la libre circulation. Cette fragilité de la trêve entretient l'incertitude et pourrait de nouveau peser sur les cours du pétrole à moyen terme.
En parallèle, Kevin Warsh a rappelé que l'inflation demeurait trop élevée et qu'il en faisait sa priorité, alors que la guerre en Iran a porté l'indice PCE à un plus haut de trois ans. Toutefois, les indicateurs de l'emploi publiés cette semaine offrent un tableau contrasté. Le taux de chômage a reculé de 4,30% à 4,20% en juin, mais la première économie mondiale a créé dans le même temps moitié moins d'emplois qu'attendu, avec seulement 57 000 postes contre un consensus proche de 115 000. Cette divergence entre un marché du travail qui se refroidit et une inflation qui reste soutenue pourrait rendre la tâche de la Réserve fédérale plus difficile dans les prochains mois.
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🇪🇺 Europe
De l'autre côté de l'Atlantique, l'inflation ralentit avec un IPC en rythme annuel qui ressort à 2,30% en Allemagne et à 2,80% pour l'ensemble de la zone euro. Dans ce contexte, Christine Lagarde et Joachim Nagel s'accordent sur la possibilité de relever les taux si les pressions sur les prix venaient à réapparaître.
Du côté de l'emploi, le marché du travail reste solide en zone euro, avec un taux de chômage stable à 6,20%. En Allemagne, il s'établit à 6,30% et le nombre de demandeurs d'emploi a reculé de façon inattendue, un signal encourageant dans un contexte macroéconomique encore fragile. Cette résilience offre à la BCE une marge de manœuvre pour relever ses taux directeurs.
Au Royaume-Uni, le PIB ressort à 0,60% en rythme trimestriel pour le T1, marquant une accélération par rapport à la croissance de 0,10% enregistrée au quatrième trimestre 2025. Toutefois, cette croissance reste faible au regard de la moyenne des dernières décennies. Dans cette situation, une intensification du conflit en Iran pourrait fragiliser davantage sa situation.
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🇨🇳🇯🇵 Asie
En Asie, le yen s'est enfoncé à son plus bas niveau face au dollar depuis près de quarante ans. Cette chute s'explique par le rythme très lent du resserrement de la Banque du Japon, qui a relevé son taux à seulement 0,75% en juin tout en maintenant une approche prudente. Face à cette dépréciation du yen par rapport au billet vert, l'institution pourrait relever davantage ses taux afin de soutenir la devise.
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🛢️ Matières premières
Les États-Unis et l’Iran se sont livrĂ©s Ă de nouveaux Ă©changes de frappes, s’accusant de violer le cessez-le-feu signĂ© rĂ©cemment. Donald Trump a quant Ă lui poursuivi les menaces de destruction de la RĂ©publique islamique, faisant craindre une nouvelle escalade entre les deux pays. Pour autant, le dĂ©troit d'Ormuz rouvre progressivement, ce qui tire les cours du pĂ©trole vers le bas, les ramenant vers leurs niveaux d'avant-guerre.Â
Depuis son record de 5 595 dollars l'once fin janvier, l'or a corrigĂ© de près de 20%, pĂ©nalisĂ© par les craintes d'une inflation persistante et la perspective d'une hausse des taux. Le mĂ©tal pourrait rester sous pression, pĂ©nalisĂ© par un dollar plus fort dans un contexte oĂą les marchĂ©s anticipent dĂ©sormais un relèvement des taux de la Fed cette annĂ©e.Â
By Widoowin Cross Asset SolutionsCette semaine, la fragilité de la trêve entre les États-Unis et l'Iran maintient les marchés sous tension, ravivant les craintes inflationnistes des deux côtés de l'Atlantique et poussant les banques centrales à se préparer au pire scénario.
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🇺🇸 États-UnisÂ
Aux États-Unis, les tensions avec l'Iran resurgissent malgré l'accord de paix signé le 17 juin. Depuis, les deux pays s'affrontent sur le contrôle du détroit d'Ormuz, par où transite près de 20% du pétrole mondial. Téhéran souhaite y imposer des droits de passage inédits, alors que Washington s'y oppose au nom de la libre circulation. Cette fragilité de la trêve entretient l'incertitude et pourrait de nouveau peser sur les cours du pétrole à moyen terme.
En parallèle, Kevin Warsh a rappelé que l'inflation demeurait trop élevée et qu'il en faisait sa priorité, alors que la guerre en Iran a porté l'indice PCE à un plus haut de trois ans. Toutefois, les indicateurs de l'emploi publiés cette semaine offrent un tableau contrasté. Le taux de chômage a reculé de 4,30% à 4,20% en juin, mais la première économie mondiale a créé dans le même temps moitié moins d'emplois qu'attendu, avec seulement 57 000 postes contre un consensus proche de 115 000. Cette divergence entre un marché du travail qui se refroidit et une inflation qui reste soutenue pourrait rendre la tâche de la Réserve fédérale plus difficile dans les prochains mois.
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🇪🇺 Europe
De l'autre côté de l'Atlantique, l'inflation ralentit avec un IPC en rythme annuel qui ressort à 2,30% en Allemagne et à 2,80% pour l'ensemble de la zone euro. Dans ce contexte, Christine Lagarde et Joachim Nagel s'accordent sur la possibilité de relever les taux si les pressions sur les prix venaient à réapparaître.
Du côté de l'emploi, le marché du travail reste solide en zone euro, avec un taux de chômage stable à 6,20%. En Allemagne, il s'établit à 6,30% et le nombre de demandeurs d'emploi a reculé de façon inattendue, un signal encourageant dans un contexte macroéconomique encore fragile. Cette résilience offre à la BCE une marge de manœuvre pour relever ses taux directeurs.
Au Royaume-Uni, le PIB ressort à 0,60% en rythme trimestriel pour le T1, marquant une accélération par rapport à la croissance de 0,10% enregistrée au quatrième trimestre 2025. Toutefois, cette croissance reste faible au regard de la moyenne des dernières décennies. Dans cette situation, une intensification du conflit en Iran pourrait fragiliser davantage sa situation.
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🇨🇳🇯🇵 Asie
En Asie, le yen s'est enfoncé à son plus bas niveau face au dollar depuis près de quarante ans. Cette chute s'explique par le rythme très lent du resserrement de la Banque du Japon, qui a relevé son taux à seulement 0,75% en juin tout en maintenant une approche prudente. Face à cette dépréciation du yen par rapport au billet vert, l'institution pourrait relever davantage ses taux afin de soutenir la devise.
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🛢️ Matières premières
Les États-Unis et l’Iran se sont livrĂ©s Ă de nouveaux Ă©changes de frappes, s’accusant de violer le cessez-le-feu signĂ© rĂ©cemment. Donald Trump a quant Ă lui poursuivi les menaces de destruction de la RĂ©publique islamique, faisant craindre une nouvelle escalade entre les deux pays. Pour autant, le dĂ©troit d'Ormuz rouvre progressivement, ce qui tire les cours du pĂ©trole vers le bas, les ramenant vers leurs niveaux d'avant-guerre.Â
Depuis son record de 5 595 dollars l'once fin janvier, l'or a corrigĂ© de près de 20%, pĂ©nalisĂ© par les craintes d'une inflation persistante et la perspective d'une hausse des taux. Le mĂ©tal pourrait rester sous pression, pĂ©nalisĂ© par un dollar plus fort dans un contexte oĂą les marchĂ©s anticipent dĂ©sormais un relèvement des taux de la Fed cette annĂ©e.Â