- Les élus alsaciens réagissent à l'article du Canard Enchainé paru hier. On y a appris qu'Emmanuel Macron songerait à revoir l'organisation du Grand Est pour en sortir l'Alsace qui gagnerait en compétences et en autonomie. Un souhait qu'il aurait eu en représailles face à Jean Rottner, président du Grand Est, espéré comme soutien dans la campagne présidentielle, mais qui vient de s'engager aux côtés de Valérie Pécresse, candidate des Républicains. Du côté de la gauche, on fustige cette hypothèse, tandis que les élus LREM rejettent tout calcul politicien. Pour les LR, c'est une aubaine selon Frédéric Bierry, président de la CeA, qui y voit une conséquence de la consultation qu'il a souhaité lancer, demandant aux alsaciens s'ils voulaient sortir du Grand Est. Le reste de la droite alsacienne n'ayant pas vraiment réagi au débat. Eric Straumann le maire de Colmar a quant à lui demandé aux instances locales des Républicains de prendre position.
- Emploi, comme ailleurs en France, le chômage recule en Alsace. Pour le dernier trimestre 2021, le nombre de personnes dans la catégorie A, celle regroupant les demandeurs d'emploi sans activité et tenus d'en rechercher un, diminution de 6,2% dans le Bas-Rhin et -6,8% dans le Haut-Rhin. Sur l'année, leur nombre ont respectivement été réduits de 13,9 et 14,9%. Pour les catégories A, B et C, soit l'ensemble des demandeurs, sans activité ou en activité réduite, tenus de chercher un emploi, sur toute l'année 2021, leur nombre a diminué dans les deux départements alsaciens, de 6,1% dans le Bas-Rhin et 6,6% dans le Haut-Rhin.
- La grève se poursuit et prend de l'ampleur chez Kronembourg. Depuis lundi, à l'appel de la CGT, des salariés de la production se rassemblement devant l'usine d'Obernai. Hier, ils étaient près de 120 à protester pour que leur direction leur accorde une augmentation salariale de 5% ainsi que de meilleures conditions de travail. A midi, comme les jours précédents, les grévistes ont organisé une assemblée générale pour voter pour la poursuite ou non du mouvement. N'ayant toujours pas eu gain de cause, ils seront encore en grève ce jeudi, alors qu'une ultime réunion doit avoir lieu cet après-midi avec la direction.
- Autre manifestation, à Colmar, hier après-midi, près d'une centaine de personnes se sont rassemblés devant la préfecture pour protester contre la volonté du gouvernement d'obliger EDF à vendre l'électricité produite à moindre coût à ses concurrents. Par ailleurs, suite à un appel national, beaucoup de salariés du producteur d'énergie ont fait grève.
- Un conflit de voisinage réglé au tribunal. Jugé hier à Colmar, il a été reproché à cet habitant de Guebwiller des menaces à l'encontre de son voisin. A la barre, la victime explique être harcelé depuis des mois, une situation invivable qui a connu son apogée alors qu'il est menacé par un couteau, suite à une intrusion dans son domicile. Le prévenu nie tout en bloc, mais lors d'une perquisition menée chez lui, les policiers trouvent l'arme en question ainsi que des munitions d'arme à feu. Déjà condamné une quinzaine de fois, il a été reconnu coupable et reste en prison. Il écope de 15 mois fermes, dont onze proviennent de la révocation d'une peine avec sursis. Il a également été condamné à six mois de sursis probatoire, a interdiction de détenir une arme durant 5 ans et d'entrer en contact avec la victime.
- Une peine de sursis pour des violences conjugales. Dimanche soir à Ribeauvillé, les gendarmes interviennent dans un logement après qu'un voisin les a contactés, ayant entendu les cris d'une femme. Sur place, les militaires trouvent la mère de famille en larmes, qui vient d'être violentée par le père de son en enfant, également présent au moment des faits. Jugé hier à Colmar, le prévenu jure n'avoir jamais levé la main sur elle et se rappelle seulement l'avoir bousculée ce soir-là. Pour le tribunal, il a un problème d'impulsivité, amplifié par sa consommation d'alcool. Sa compagne a aussi témoigné, se sentant tout aussi responsable de la situation. La procureure a requis une peine de deux mois fermes et huit de sursis, le prévenu s'en tire finalement avec six mois avec sursis probatoire durant deux années assortis d'une obligation de soin. Il devra également verser 300€ de dommages et intérêts au gendarme à qui il a porté des coups lors de son interpellation.
- Ce jeudi, c'est la journée internationale pour la mémoire de l'holocauste. Récemment, l'Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre a commandé à Ipsos une étude d'opinion permettant de faire le point sur la perception du camp de concentration de Natweiler-Struthof ainsi que sur des enjeux plus globaux de transmission de la mémoire. Une très large majorité de Français juge que le sujet de la transmission de la mémoire des déportés aux jeunes générations est un sujet central, 93%, dont 43% qui le jugent même prioritaire. Lorsqu'on leur demande les raisons pour lesquelles la transmission de la mémoire des déportés aux jeunes générations est un sujet important, les sondés estiment qu'il s'agit avant tout de « ne pas reproduire les erreurs du passé » à 57%, devant le fait de « se souvenir et honorer les combattants et les victimes » à 40%.