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Innovation : 3 étapes indissociables pour réussir


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Innovation : 3 étapes indissociables pour réussir
Innovation est un mot qui revient constamment dans la communication des entreprises. Ce terme est pourtant difficile à définir : concerne-t-il l’invention d’un nouveau produit ou service, ou une simple amélioration ? L’innovateur est-il celui qui invente le produit, ou celui qui le met sur le marché en premier ? Une entreprise innovante est-elle nécessairement celle qui investit le plus dans la R&D ? Pour répondre à toutes ces questions, je me suis entretenu avec Grégory Pallière, co-fondateur et CDO de iRevolution.

1ère étape : Faut-il commencer dans un garage pour être innovant ?
« Toute grande entreprise, en particulier américaine, est fière de nous rappeler qu’elle a commencé dans un garage. Microsoft, Apple, Amazon, Hewlett Packard, en sont les exemples les plus connus », nous explique Grégory Pallière. L’image du garage est certes symbolique, mais elle prouve néanmoins par l’exemple que ces multinationales leader de leur marché n’ont pas eu besoin de gros moyens pour commencer à innover. Cette première étape « garage », celle du tâtonnement, du laboratoire, fait intervenir une poignée de personnes qui créent un concept sans savoir si celui-ci rencontrera le succès.
Attention aux idées reçues : une grande entreprise déjà installée sur son marché est également capable de créer. « Beaucoup d’entreprises ont des labos, des petites parties où il est possible d’entreprendre sans contrainte ». Ces espaces d’innovations, préservés du poids de l’histoire de l’entreprise permettent à quelques personnes de développer leur idée et peut-être arriver à une innovation de rupture.
2e étape : vous trouvez votre innovation géniale, mais le marché le pense-t-il aussi ?
Votre produit ou service innovant a du potentiel ? Cela ne servira à rien si vous ne réussissez pas à le vendre. Et pour ce faire, il va falloir adapter votre innovation au marché. « C’est lors de cette étape qu’il sera indispensable d’avoir dans son équipe des personnes orientées business, capables de passer par la porte ou par la fenêtre pour aller vendre », précise Grégory Pallière.
Cette deuxième étape du go-to-market nécessite une approche itérative composée d’essais et de corrections, pour modifier et adapter petit à petit le produit au marché.
A titre d’exemple, Grégory Pallière nous détaille l’accompagnement d’une start-up, Second Avis, au cours duquel le modèle d’affaire a complètement évolué. Le but premier de cette start-up était de mettre en relation des experts médicaux pour établir un diagnostic pointu sur une maladie rare. Le fonctionnement a été mis en place en un an, mais les médecins préféraient une interface sur smartphone. Le produit a donc été reconçu, mais il s’est avéré que lors de la commercialisation, les clients n’étaient pas prêts à payer plus de 50€ par diagnostic. L’idée a donc été de proposer un parcours de soins comprenant un diagnostic, un billet d’avion pour aller dans un endroit où la maladie peut être soignée, et la formation du personnel de santé dans un hôpital de proximité pour le suivi post-opératoire. C’est donc par petits pas que la solution a évolué et abouti à une offre bien différente de celle créée à l’origine.
Après avoir adapté son offre au marché, l’objectif final de cette étape est de faire connaître son produit ou service et gagner des parts de marché.
3e étape : votre innovation est aimée de tous, mais vous rapporte-t-elle de l’argent ?

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