Je vous présente les Mini-Pisodes. De courts textes qui sortent du coeur et qui sont souvent des petits coups de gueule personnels où de nombreuses femmes se retrouvent.
Aujourd'hui je parle de mon expérience du 1er confinement et des erreurs à ne pas refaire...
Il y a à présent 7 mois, je me transformais bien malgré moi en Bree Van de Kamp. Le Coronavirus était là, il fallait se cacher, c’était la guerre. Plus de travail, les enfants à la maison. Je passais donc en mode Survivor. Ma famille avant tout. La santé avant tout. Oublier le monde extérieur, s’oublier soi-même.
De Mars à Mai 2020, ma boîte mail professionnelle et moi-même avons fait un break au profit d’une infidélité pour mon Thermomix. Mon let’motiv est devenu du jour au lendemain: “où trouver de la farine ?”
Il fut question de première nécessité. Nourrir le chef de meute et les louveteaux. Ouvrir des paquets de yaourts sans les toucher, les purifier à coup de lingettes désinfectantes ( y en aura-t-il à la pharmacie? Ai-je le droit de rentrer dans la pharmacie? NON | “Chérie, mets ton écharpe autour du cou, tes gants et prends la spatule en bois pour appuyer sur le bouton de l’ascenseur, et si tu y arrives essaies de ne pas trop respirer”)
En deux mois, j’ai appris à faire des cakes et du pain à coup de “Maman tu t’améliores ! “ . J’ai monté 60 plateaux repas à mon époux entre 2 de ses conf-calls. J’ai dépensé 880 Euros en facetime/psy. J’ai pris 60 bains à 21h pour ne pas sombrer après l’arrêt soudain de Demain nous appartient, j’ai visionné des cours de gym diffusés en streaming live de New-York + whatsapp avec mon amie de Genève.
J’ai fait BEAUCOUP de méditation. J’ai commencé un coaching pour faire bouger mon mindset. Je suis devenue incollable sur les statistiques Covid dans le monde, et la première fan du professeur Raoult (ça je le suis toujours).
Mais surtout, j’ai CUISINE, et j’ai oublié que j’étais une entrepreneuse active. Je n’étais plus qu’une épouse et une maman. Je suis devenue BREE VAN DE KAMP. Et je n’ai pas aimé ça. Certaines femmes sont très heureuses d’être des femmes au foyer, au service de leur famille qu’elles gèrent d’une main de maître et d’ailleurs souvent comme une entreprise ! Je suis toujours très impressionnée par ces femmes.
Mais je ne suis pas l’une d’elles. Oui j’aime les traditions, et je peux être parfois être aussi moderne que vieux-jeu. Mais là n’est pas la question et les faits son bien là: parce que mon mari fait tourner le foyer financièrement parlant, j’ai géré les enfants, et je l’ai laissé travailler. Heureusement d’ailleurs ! Et de toute façon je n’avais pas le choix. J’ai fait le choix il y a bien longtemps que tant que j’aurai des enfants en bas âge, ils passeraient avant mes ambitions professionnelles. Je n’irai pas dire que c’est de la faute des hommes, que mon mari aurait pu gérer les enfants. Non je ne le dirai pas, car mes revenus n’auraient pas pu subvenir aux besoins de ma famille. Donc aucune raison de lui en vouloir. Mais les faits sont là, et les chiffres aussi puisqu’une femme sur trois a vu son activité professionnelle s’arrêter (perte d’emploi, CDD non renouvelé, chômage partiel…). Enfin les femmes disposaient moins souvent d’une pièce à elles quand elle avaient la possibilité de continuer de travailler.
J’ai vraiment souffert de ce confinement. Et rien que de devoir rentrer chez moi pour 21h (à noter que je ne sors qu’une fois par semaine maximum) je me sentais étouffée. Car l’idée de devoir m’oublier une seconde fois me hante. Je ne POURRAI pas revivre ça.
Alors cette fois, j’ai décidé que je garderai du temps pour moi, pour mon activité car c’est VITAL. Je ferai sans doute des gâteaux, mais moins. Mais je m’organiserai pour continuer à faire marcher mon cerveau (qui après 2 mois sans activité était bien ramolli).
J’ai appris que tout est une question de choix dans la vie. Et cette fois, je ferai de mon mieux.
Si vous désirez me joindre pour en savoir plus ou tout simplement si vous jugez que votre histoire serait parfaite pour The Woman Society, vous pouvez me joindre via:
Instagram @the_womansociety
mon site www.thewomansociety.fr
ou par mail [email protected]
Et si l'épisode vous a plu, n'hésitez pas à le noter sur Apple podcast!