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Or


De vent, et de chant : à entendre les mémoires vives de Rurutu, il semblerait que le cœur de cette petite île des Australes ne batte qu’entre les sons du ressac et de la voix. Partout et en tout lieu. Le vent se déchaine, les voix, aussi. Bien-sûr, ce sont les temples protestants des trois villages qui génèrent le plus d’octaves, mais on sait aussi chanter dans d’autres lieux, et pas seulement, pour louer Dieu. Avril est elle aussi, une vraie fille du vent, et du chant : faisant chaque jour le tour de l’île, telle une tornade, elle sait aussi se poser, et s’entourer de chanteurs aguerris et autres musiciens amateurs. Entrez dans les envolées, mélopées et autres chœurs des habitants de Rurutu, et vous découvrirez un art de vivre, mis à mal, sans doute, par les bourrasques de la modernité. Savoir si le XXIème siècle fera oublier leur voix aux Rurutu.
Intervenants : Mamie Paré, octogénaire à la mémoire vive, Gisèle Tavita, observatrice des usages de son île, Jacqueline, aspirante en ukulélé, Avril, postière musicienne, et ses élèves.
Techniciens : Diane Koné, Daniel Arachtingi
Réalisation : Anne Bonneau
Extraits musicaux : « Duke » du Kahuna Band, « Atu Mai » d’Avril Taputu, et d’autres musiques de sa composition, et aussi, les chants des fidèles de Moerai.
Dans sa petite vallée d’Hiva Oa, Tefa est à la tête de centaines de milliers d’ouvrières. Là, juste en face de chez lui, entre l’église et la rivière. L’apiculteur Marquisien mène son cheptel de main de maître : commencé il y a huit ans avec une ruche, son rucher en comporte plus d’une centaine aujourd’hui ! Une affaire qui marche, l’apiculture dans les vallées ? A voir… Loin du monde industrialisé, au cœur d’une nature plutôt généreuse, l’abeille polynésienne aurait tout pour être heureuse, mais peut-elle rendre les apiculteurs de l’île heureux… à voir. Entrez avec Tefa dans son rucher, mettez le nez dans ses ruches et vous découvrirez un monde à part, mené par le pollen, le soleil et la pluie. De quoi nourrir son homme ? À voir
Intervenants : Tefa Yuen, apiculteur à Hanapaaoa
Technicienne : Tiphaine Vittet
Réalisation : Anne Bonneau
Extraits musicaux : « Jivaros », «A noite tropical », « Selva », « Pescadores » , « Marajo » et « Acalanto das Nomas» de Boa Fonte
Ici, on ne jure que par lui, Popat Rao Pawar : l’homme qui a rendu son cœur battant à ce village des plus arides du Maharashtra. Cet Indien natif d’Hiware Bazar a décidé - nourri des études de Gandhi, Bhave et autre révolutionnaires verts - de revenir à une terre désertée par ses hommes faute, d’eau. Comment en vingt ans Popat Rao est-il parvenu – avec les femmes du village qui ne s’étaient pas exilées en bidonvilles- à faire reverdir la terre et permettre aux paysans de devenir millionnaires ? A le suivre dans les collines Sahayadri, on pourra mesurer que la « sauvegarde de l’environnement » n’est pas seulement une idée à défendre, mais le quotidien des villageois de ces contrées hostiles.
Intervenants : Popat Rao Pawar, « chef » du village d’Hiware Bazar, Mukkun Chattar et Rao Saheb Nirmal, villageois.
Doublage : Jean-Marie Chazeau, Thierry Belmont et Martin Baumer
Traduction : Johnson Marigiri
Technicien : Pierre Martin
Réalisation : Anne Bonneau
Extraits musicaux : « Hey Natha » de Gaura Vani, « Flight » d’Anoushka Shankar, « Pabuji ka parwada » de Ghevaram et Jiyaram Bhopa
C’est une ville fantôme. Où le silence habite les rues désertes encadrées des façades de demeures somptueuses, toutes closes de bardées de cadenas. Et pourtant, c’est une ville indienne. Au Gujarat, loin du monde. C’est un lieu de mémoire- à défaut de vie- où se rendent une fois l’an les propriétaires de ces maisons uniques. Ces hommes et femmes vivent dans les grandes mégapoles indiennes, et aiment à se replonger dans leurs souvenirs d’enfance. Pour vous, ils dévoilent les trésors de leurs foyers, avant qu’ils ne disparaissent, balayés par le climat extrême de ces contrées, ou la cupidité de ses visiteurs.
Intervenants : Husseina, Asger, Amir, propriétaires Bohras de ces fastueuses demeures
Doublage : Fabienne Acosta, Jean-Marie Chazeau, Toufaïli Andjilani
Traduction : Johnson Marigiri
Technicien : Denis Deygout
Réalisation : Anne Bonneau
Extraits musicaux : « Magic horse » de Mukta, « Mujhe Ranal Ji Jajeri Jamar », «Chhap Tilak Sab » de Abida Parveen et Aman ki Asha, « Padmasana » et « Abhayamudra » de J.L. Barreau et K. Sakara
Cela fait 800 ans que l’on fait ce métier à Molela. Un métier inspiré par Dieu, lui-même, alors à quoi bon changer ? Pas sûr, pourtant, que les enfants de Dinesh poursuivent ce tête à tête avec les divinités, au quotidien. Immergez-vous au Rajasthan dans ce village de potiers, qui modèlent les divinités des tribus alentours. Et ça nourrit un homme ? Pas sûr. Mais les potiers de Molela peuvent peut-être trouver d’autres supports de désirs pour des acheteurs qui font partie d’autres tribus. Des traditions religieuses au rêve du retour à la terre des urbains Indiens, il n’y a qu’un pas. que franchira, peut-être, le fils de Dinesh, poursuivant alors, l’art de ses pères.
Intervenants : Dinesh, potier à Molela.
Doublage : Thierry Belmont
Traduction : Johnson Marigiri
Technicien : Daniel Arachtingi
Réalisation : Anne Bonneau
Extraits musicaux : « Akasham », « Vayu », « Prithvi » , « Agni » et « Jalam » de Vikku Vinayakram.
Que faut-il pour que l’Inde avance ? Des routes. Et du thé. Instantanés du monde fait la tournée des échoppes de thé du Kerala, et aussi quelques incursions dans les jardins de thé de cette région. Pas de quoi concurrencer les excellences de sa majesté Darjeeling, peut-être. Mais là n’est pas la question. Le thé est une nécessité dans ces contrées. Pour ceux qui le boivent, pour ceux qui le cueillent, qui le racontent ou qui le fabriquent. La preuve, en une pincée de rencontres, et forces tasses de thé. Une incursion au goût doux-amer.
Intervenants : l’expert : Benny Abraham, les ouvriers : Sharmila et Pandyan, les taverniers : Joss, Mohan, Ram et Palpoo
Doublages : Corinne Valarino, Luc Tabare, Jean-Marie Chazeau, Bruno Dessomes, Jean-Marc Thibaudier et Denys Deygout
Traduction : Johnson Marigiri
Techniciens : Philippe Alexandre Théate Ygout, Denys Deygout
Réalisation : Anne Bonneau
Extraits musicaux : « Kapha » de Kiran Murti, « The Sufiyana Wanderlust » de Chintoo Singh, « Purnamadah » de Shantala, « Bolo Ram » de Wah et « Marathal » de Unnikrishna Pakkanar.
Connaissez-vous Desa Ma ? Une autre forme de la déesse Parvati, dont la monture est une chamelle. Bien pratique pour les traversées du désert... Desa Ma fait des miracles. Ici, dans le Kutch, on le croit. Alors, on la prie, et cela donne, de délicieux parcours de vie. Quand Raddha Bahan fait dix vœux, Desa Ma les exauce et toute la communauté en profite. Ecoutez plutôt l’histoire de cet artisan devenu Docteur de l’université de Montfort. Et de tous ces autres, simplement, liés et nourris par leurs racines plantées au Kutch. Miraculeux dans l’Inde du XXIème siècle ? A vous de voir !
Intervenants : Raddha Bahan, Meera Goradia, responsable de l’ONG Khamir, Dr Ismaël Khatri, artisan textile.
Doublages : Celia Clery, Leïla Saïdi et Gérard Moulinet
Traduction : Viral Thakker
Technicien : Daniel Arachtingi
Réalisation : Anne Bonneau
Extraits musicaux : « Guimbardise », « Belly dance de ouf », « Hazara », « Katchur Khan » et « Heyser Bulgar 2009 » de DJ Click, « Tu had kunjadaya sanje sayo » de Mithakhan et Jamnomath Jat, « Madine ke pass" de Maulood.
C’est dans ce village du sud de l’Inde au patrimoine architectural extraordinaire que s’est installée la famille Venkatraman, pour poursuivre une activité tout aussi patrimoniale : le tissage. Une belle vitrine en vérité, pour un art subtil du mariage des couleurs, dans la plus pure tradition du Chettinad. Tisser des saris de coton à la main dans un village n’est peut-être pourtant pas l’idéal bucolique que l’on croit. Derrière l’apparente sérénité d’un métier ancestral, se tissent d’autres enjeux. Asseyez-vous dans cet atelier traditionnel et vous découvrirez les vertus de la patience et de la persévérance, aux côtés d’une jeune donzelle à marier, aussi riche du savoir de ses pairs que pétrie de leurs conventions. N’hésitez pas, non plus, à passer derrière le décor, et découvrir les ateliers de villes au quotidien moins lissé.
Intervenants : La famille Venkatraman et leur employée Jodhi Mani, leur client, Binil Raj.
Doublages : Alexandre le Quéré, Gladys Say, Axelle Mésinelle, Soufiane Hamam et Tessa Grauman.
Traduction : Johnson Marigiri
Technicien : François Desbrosses
Réalisation : Anne Bonneau
Extraits musicaux : « Soppana Vazhil » et « Krishna Mukhunta » de MK Thyagaraja Bhagavathar, « Kaathal Endral Enna» de Anbu Nenjey, « Gord’s gait », « Invocation » et « Supreme Source » de Gatham S. Karthick.
Ils sont une cinquantaine d’élèves-artistes étudiant dans le premier Institut créé par le Dalaï Lama en exil. Se partageant entre l’apprentissage des danses, chants, musiques et opéras traditionnels. Qu’est ce qui motive ces jeunes Tibétains, bercés par une routine à la discipline de fer ? Loin du show biz, évoluant avec le sceptre de la culture en péril pendu au-dessus de leurs têtes aux cheveux long et aux sourires généreux. Entre l’ombre de l’exil et les lumières de la rampe, un équilibre à trouver, dans les montagnes de l’Himalaya Indien.
Intervenants : Lobsang Samten, directeur artistique du TIPA, Tsultrim Dolma, professeur de danse, Tense Tsomo et Tenzin Tsedup, élèves-artistes.
Traduction : Kalsang Ladhon
Doublages : Mélanie Clain, Célia Clery, Thierry Belmont, Alain Rosalie
Technicien : Nicolas Palcossian
Réalisation : Anne Bonneau
Extraits musicaux : « Drung Lu » de l’album « Nyamsey » du TIPA, « Norbu » de la bande originale du film « Himalaya » et des extraits des œuvres traditionnelles, des opéra tibétains répétés par les élèves du TIPA
C’est un village perdu au milieu d’une courte plaine du Yunnan. Un village qui fut autrefois une étape obligée sur la fameuse route du thé et des chevaux. Instantanés du monde s’y arrête aujourd’hui, histoire de voir ce qu’il garde comme trace d’un passé de brassage. Il y aura bien-sûr des surprises, que vous fera découvrir Mademoiselle Zhang, la jeune institutrice du village. Il y aura aussi, les fantômes peuplant la route, celle de Robert Fortune, voleur notoire de plants de thé. Il y aura, la richesse de conversations, autour d’un thé, évidemment. Et même, des chevaux. Des histoires, de la poussière, des souvenirs réels ou inventés, la route, en pointillée.
Intervenants : Mademoiselle et Madame Zhang, le maître de l’école coranique de Donglianhua.
Doublages : Eléonore Abouez, Axelle Mésinelle, Thierry Belmont et Georges Kazolias
Traduction : Delphine Wangxiawou
Technicien : Nicolas Palcossian
Réalisation : Anne Bonneau
Extraits musicaux : « Semaï pour Adonis », « Un chant » et « L’autre nostalgie » d’Abed Azrié, « Nimrod from Enigma variation » et « chanson de matin » d’Edward Elgar, « Ai » et « A dark red violin » de Guo Yue.
Extraits du récit de Robert Fortune « La route du thé et des fleurs »
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Une invitation au voyage proposée par Anne Bonneau. Partez à la découverte, à la rencontre des cultures du monde et de ses habitants.