A deux semaines des élections législatives en Italie, nous recevons le dimanche 18 février 2018, l’eurodéputée Cécile Kyenge pour évoquer l’enjeu de ce scrutin, dans une Italie travaillée par des réactions extrêmes, sous l’emprise de la nostalgie fasciste d’une partie de l’opinion dressée contre la vague migratoire.
Seule députée noire à siéger au Parlement européen, notre invitée fait également figure d’exception dans son pays d’adoption, première et unique ministre d’origine africaine dans un gouvernement italien.
Arrivée en Italie, à l’âge de 18 ans, pour entreprendre des études d’ophtalmologie, elle parvient à ses fins, puis se lance en politique à quarante ans. C’est une nouvelle carrière fulgurante qui commence et la mènera dans le gouvernement Letta, non sans épreuves. Les insultes racistes et les menaces jalonnent ce parcours d’immigrée méritante. Cécile Kyenge finit par préférer les bans du Parlement européen à ceux de l’Assemblée italienne. Pragmatique, elle constate que les choses se décident plus à Bruxelles qu’à l’échelon national.
Nous l’interrogeons sur son parcours et sur l’Italie d’aujourd’hui, sur ses engagements politiques, pour la défense des droits de l’homme et en particulier des migrants, contre le racisme et la xénophobie, mais aussi pour l’instauration d’un régime véritablement démocratique dans son pays d’origine, la République Démocratique du Congo.
Cécile Kyenge répond aux questions de Françoise Joly (TV5 Monde), de Christophe Ayad (le journal Le Monde) et de Sophie Malibeaux (RFI).