Invité Afrique Midi

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Invité Afrique Midi episodes

  • Futures élections en Guinée: «L’enjeu va être de construire une adhésion au processus»

    Présent à Abidjan dans le cadre de l’Africa CEO Forum, le Premier ministre guinéen Bah Oury a annoncé devant un parterre d’investisseurs économiques que les élections présidentielle et législatives se tiendraient en décembre. « On n'a pas arrêté de date, mais tout est fait pour que ça se tienne à la fin de l'année, en décembre », nous a-t-il précisé ce mardi matin. Kabiné Fofana politologue et directeur de l'Association guinéenne des Sciences politiques est l’invité d’Afrique midi.

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  • Conférence de l'UA sur la dette: «Avec 60% du PIB de l'Afrique, la dette est un poids considérable»

    Pour beaucoup de pays africains, la dette est un poids pour leurs économies. L'Union africaine organise donc un sommet depuis ce matin à Lomé et jusqu'à mercredi 14 mai, avec pour objectif de s'accorder sur une ligne commune afin de dialoguer avec les créanciers et les institutions financières internationales. Pour essayer de décrypter les enjeux de la dette africaine. Notre invité dans Afrique Midi est Carlos Lopes, économiste, professeur à l'Université du Cap en Afrique du Sud et ancien secrétaire exécutif de la Commission économique de l'ONU pour l'Afrique.

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  • Conférence de l’Unesco: «Onze pays d’Afrique n’ont toujours aucun site sur la liste du patrimoine mondial»

    Accélérer le processus d’inscription de sites africains au patrimoine mondial de l’Unesco : c’est l’objectif affiché par cette institution, qui coorganise jusqu’à ce vendredi 9 mai, avec le Kenya, une importante conférence où tous les États du continent sont représentés. La protection des sites remarquables d’Afrique, berceau de l’humanité, est une urgence, car le continent est à la traîne : moins de 12% des sites inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco sont africains. Lazare Eloundou, directeur du patrimoine mondial de l’Unesco, est l'invité de Guillaume Thibault.

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  • 8 mai 1945: pour les tirailleurs, «la guerre menée au nom de la liberté et de l’égalité a suscité une prise de conscience»

    Ce jeudi 8 mai marque la commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe. Le 8 mai 1945, l’Allemagne nazie capitulait. Le même jour, en Algérie, des manifestations indépendantistes étaient violemment réprimées dans un bain de sang à Sétif. La Seconde Guerre mondiale a-t-elle été un accélérateur de la décolonisation ? Omar Gueye, professeur d’histoire à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, est l’invité d’Afrique Midi.

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  • Jean-Paul Vesco, archevêque d'Alger: «L'Afrique est encore largement sous-représentée dans le collège cardinalice»

    Les 133 cardinaux électeurs présents à Rome vont donc s'enfermer ce mercredi 7 mai dans l'après-midi dans la chapelle Sixtine pour désigner le successeur du pape François. Dix-sept d'entre eux représentent des diocèses africains, dont Jean-Paul Vesco, archevêque d'Alger. Juste avant de pénétrer dans la résidence Sainte-Marthe où il résidera avec ses pairs pendant le conclave, il s'est confié à l'un de nos envoyés spéciaux.

    RFI : Jean-Paul Vesco, vous êtes archevêque d'Alger, cardinal depuis quelques mois. Comment est-ce que vous vous sentez à l'approche de votre premier conclave ?

    Jean-Paul Vesco : Je me sens très serein, je ne sais pas pourquoi. D'une certaine manière, il y a des étapes à franchir. La première, c'est effectivement le jour où on est nommé cardinal. Ça, c'est une espèce de choc énorme, sidérant. Le deuxième, on est créé, ça devient réel parce que pendant un certain temps, entre l'annonce et la création, il s'est passé pour moi deux mois. Après, il y a l'annonce de la mort du pape et l'arrivée à Rome. Et là, on découvre un peu les congrégations, on ne sait pas ce que c'est, on a entendu que du temps du cardinal Bergoglio, il s'était distingué par sa parole dans la congrégation. Donc, on se dit qu'il se passe des choses, et effectivement, il se passe des choses ! Et puis, il y a cette peur d'entrer en conclave, de se dire tout le poids de ce rite. Et en fait, je suis extrêmement serein. L'étape pour laquelle je ne suis pas encore prêt, c'est le moment où on va voir élu l'un d'entre nous : on est tous des hommes et tout d'un coup, il y en a un qui va apparaître en blanc et cet homme ne s'appartiendra plus. Sa vie va complètement changer. Le Seigneur a choisi un homme pour son Église. Ça, c'est vertigineux.

    Le temps du dialogue est terminé. Est-ce que, quand on se prépare à rentrer dans le conclave, on rentre avec des certitudes sur ce qu'on attend du prochain pape ?

    Pendant le temps du dialogue, il n’y a jamais eu de nom donné, ça, c'est très important. Mais on donne des profils de personnes, des qualités, on donne des rêves d'Église. Et puis tout d'un coup, de temps en temps, une personne porte une parole et l'incarne. Donc c'est arrivé quelquefois, des bonnes surprises et tout d'un coup, on est rattrapé, on est touché et on se dit que cette parole est forte. J'aurais du mal à voter pour un cardinal dont je n'ai pas senti à un moment l'adéquation entre la personne et sa parole et qu'il incarne une parole ; c'est notre voix. J'ai un critère – je vous le confie – je l'imagine à une veillée des JMJ et je me dis : « dans cette situation, comment est-ce qu'il serait cet homme-là qui est en train de parler ? »

    Là, il y a un moment de dialogue, d'effervescence. On était avec vous dans la rue, on a vu énormément de personnes qui vous parlaient. Et d'un coup, aujourd'hui à 16h30, vous allez passer dans un moment de recueillement, un moment de prière, un moment de vote. Comment est-ce qu'on se prépare à ce moment où on va être complètement coupé du monde ?

    J'ai déjà porté mes bagages, ils sont déjà là-bas, ils sont passés au scanner pour s'assurer qu'il n'y avait aucun appareil électronique dedans. On n'aura pas de téléphone, il y aura même un service pour nous réveiller si on a besoin de réveil. Ce sont des choses toutes bêtes, mais on n'y pense plus. C'est un moment que j'attends. On va porter son bulletin de vote, tout ça est fait pour donner quand même un poids, un espace pour la prière, pour être face à soi-même. Ce n'est peut-être pas forcément toujours très facile, mais c'est bon parce que ça date du XIIIe siècle et ce système qui paraît complètement d'un autre temps n'a jamais été aussi utile qu'aujourd'hui, où il y a tous les réseaux sociaux, où on est connecté de partout. Et donc tout d'un coup, être mis à l'écart, c'est extraordinaire.

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    Est-ce que dans ces congrégations générales, vous avez vu ressortir un des grands héritages de François, à savoir l'Église périphérique, cette volonté d'aller porter la parole ailleurs, dans de nouveaux endroits ?

    Cette volonté, elle est vraiment là dans la composition, dans la sociologie du collège lui-même. Sur 130, on est de 70 pays. Sont surreprésentés les églises et les pays de grande minorité. Ça, déjà, ça se sent. Il y a quand même une ouverture à l'universalité qui est énorme, puis qui va devoir continuer.

    Vous avez un parcours un petit peu particulier. Vous êtes né français, vous avez été naturalisé algérien. Comment est-ce que vous voyez le fait que le continent africain dans son ensemble est particulièrement dynamique ? On a une présence de 17 cardinaux qui viennent du continent. Quel regard est-ce que vous portez sur le dynamisme du christianisme sur le continent africain ?

    Je pense qu'aujourd'hui, l'Afrique est encore largement sous-représentée dans le collège cardinalice, c'est évident. C'est-à-dire que le prochain pape devra rééquilibrer encore en faveur de l'Asie et de l'Afrique. En fait, aujourd'hui, il y a véritablement un poumon spirituel en Afrique qui est impressionnant. Dans notre église d'Algérie, aujourd'hui, la nationalité la plus représentée parmi les prêtres, religieux et religieuses de mon diocèse, ce sont des Burkinabè. Donc, par exemple, j'ai organisé un voyage, un pèlerinage au Burkina Faso pour que justement les membres de notre église regardent vers le sud, regardent vers ces églises, et c'est impressionnant de voir la moindre petite messe du matin, ce sont des centaines et des centaines de personnes qui sont là à cinq heures du matin. C'est profondément touchant. Le fait est qu'aujourd'hui, sociologiquement, l'Église catholique est beaucoup plus africaine et asiatique qu'occidentale. Je ne sais pas si ce sera cette fois-ci le temps d'un d'un pape africain ou asiatique, mais je l'espère.

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  • Discussions sur un accord migratoire: «Le Rwanda cherche à entrer dans les bonnes grâces de l’administration Trump»

    Le ministre rwandais des Affaires étrangères a confirmé que son pays discutait avec Washington d'un accord pour accueillir des migrants renvoyés par les États-Unis. Ce ne serait pas le premier accord du genre que Kigali conclurait avec un pays occidental, mais ces discussions interviennent au moment où les États-Unis sont à la manœuvre pour obtenir un accord de paix entre le Rwanda et la RDC. Éclairage de Thierry Vircoulon, chercheur associé au centre Afrique de l'Ifri. 

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  • Contestation au Mali: «Il faut s'attendre à ce que le mouvement s'accentue»

    Au Mali, un meeting des partis politiques prévu samedi 3 mai et empêché par des soutiens de la Transition et par la police, a donné lieu à l'expression d'une contestation inédite. Des centaines de Maliens ont crié, devant le Palais de la Culture à l'accès interdit, leur ras-le-bol de la Transition, leur refus de la dissolution des partis et du maintien des militaires au pouvoir et leur désir d'aller enfin aux élections. Comment analyser cet événement et quelles suites possibles pour la contestation ? Entretien avec Oumar Berté, avocat et politologue malien, chercheur associé à l'Université de Rouen.

    RFI : Le meeting des partis politiques prévu samedi à Bamako a été empêché par les soutiens mobilisés par les autorités de transition et par la police. C'est donc dans la rue que des centaines de contestataires ont exprimé leur mécontentement. Depuis l'arrivée des militaires au pouvoir, c'est une première… 

    Oumar Berté : Oui, depuis l'arrivée des militaires au pouvoir en 2020, une telle mobilisation contre les autorités de transition n'avait pas eu lieu. Toutes les manifestations dans la rue allaient dans le sens inverse, c'est-à-dire dans le sens du soutien des autorités de transition. Quand bien même le meeting du samedi n'a pas eu lieu, en raison du fait que les lieux ont été occupés par des soutiens de la transition, les organisateurs ont réussi leur pari : le pari de la mobilisation.

    Je pense que les organisateurs sont eux-mêmes surpris de l'ampleur de la mobilisation, qu’ils ne s'y attendaient pas. Les soutiens des autorités de transition notamment ne cessent de répéter sur les médias et les réseaux sociaux que les acteurs politiques n'avaient plus personne qui les soutenait. Donc à force de le répéter tout le temps, ceux-ci avaient fini par croire effectivement que personne ne les soutenait. Et là, c'est inédit. Et les autorités de transition sont, de mon avis, elles aussi, surprises de l'ampleur de la mobilisation. C'est une grosse réussite pour les organisateurs.

    Ce ras-le-bol qui s'est exprimé samedi dans les rues de Bamako, selon vous, est-il représentatif ou est-ce un épiphénomène ? 

    Je pense qu'il est représentatif du ras-le-bol de la société actuelle au Mali, des crises qui se multiplient – la crise énergétique, la crise financière qui en découle, la crise sociale – mais aussi des répressions féroces que les gens subissent notamment des emprisonnements dans tous les sens et des enlèvements…

    Des limites à l'espace démocratique…

    Exactement, des limites à l'espace démocratique et donc il y a un ras-le-bol qui non seulement est là, mais il y a aussi l'usure qui a atteint les autorités de transition. Et donc il fallait quelqu'un qui puisse avoir le courage d'organiser, de demander aux gens de sortir. Je pense que les gens ont saisi l'occasion pour sortir. À mon avis, c'est un début, il faut s'attendre à ce que le mouvement s'accentue. 

    Dans quelle mesure, selon vous, ce qui s'est passé ce week-end fragilise ou pas les autorités maliennes de transition ? 

    Cela fragilise les autorités maliennes de transition sur le fait que jusque-là, elles semblaient faire l'unanimité dans le pays. Toutes les manifestations qui ont eu lieu à Bamako en faveur des autorités de transition ont été des réussites, mais là, clairement, c'est l'inverse qui s'est produit. Donc, elles sont dans une situation de fragilité maintenant : le soutien qu'elles avaient jusque-là est en train de s'affaiblir progressivement. 

    Les partis politiques vont désormais tenter d'élargir le mouvement, de l'étendre hors de Bamako et de mobiliser d'autres acteurs. Peuvent-ils y parvenir ? 

    Les partis politiques ne peuvent pas réussir seuls à mobiliser les gens dans la rue parce qu’en réalité, ces partis politiques se sont aussi affaiblis eux-mêmes. Si on en est arrivé aujourd'hui au fait que des militaires sont en pouvoir et s’ils ont réussi à s'implanter à de cette manière, c’est que les acteurs politiques ont été complaisants avec eux, ou qui les ont soutenus et accompagnés. Ce sont surtout les acteurs de la société civile aujourd'hui qui sont au-devant de la scène. 

    Croyez-vous à une implication des syndicats et notamment de la puissante centrale UNTM qui avait joué un rôle capital dans la révolution en 1991 ? 

    Je n'y crois pas. Je pense que les syndicats aujourd'hui et surtout la centrale syndicale UNTM aujourd'hui, elle a été cooptée par la Transition. Le secrétaire général, le premier responsable de cette organisation, Yacouba Katilé, est président d'une institution, le Conseil économique social et culturel. Sauf à ce qu'il y ait une dissidence en son sein, je ne pense pas que l'UNTM se rallie à cette cause. Mais quoi qu'il en soit, je pense que le mouvement va continuer à s'accentuer. 

    Comment évaluez-vous le risque de répression de la part des militaires au pouvoir ? 

    Le risque de répression est très élevé. Il n'est pas à exclure que les autorités de transition utilisent la force ou la justice pour réprimer ces contestations et faire peur aussi à ceux qui seraient tentés de s'y rallier. Donc ce risque est très élevé aujourd'hui, ce qui fait qu’on court également le risque d'une radicalisation des deux côtés. 

    Vous parlez d'un risque de radicalisation, est-ce que ça ne risque pas aussi de tuer dans l'œuf le mouvement de contestation ? 

    Il y a un risque que cela tue le mouvement de contestation, mais la peur semble avoir changé de camp. La peur que les Maliens qu’ils avaient pour sortir dans la rue contester les autorités de transition, cette peur semble avoir été combattue.

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  • RSF alerte sur la dépendance financière des médias, menace mondiale pour la liberté de la presse

    La liberté de la presse de plus en plus menacée par la concentration des médias, notamment entre les mains de proches du pouvoir et d’une forte dépendance à leurs annonceurs. L’Afrique n’est pas épargnée par ce phénomène mondial, comme le pointe le dernier classement mondial de Reporters Sans Frontières (RSF) publié ce vendredi 2 mai 2025. Sadibou Marong, directeur Afrique de RSF, est l'invité d'Afrique midi.

     

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  • 1er-Mai: en Afrique comme ailleurs, «attaquer les syndicats est devenu la mode pour beaucoup de gouvernements»

    Le respect des droits des travailleurs restent loin d’être acquis dans le monde en général et en Afrique en particulier. En ce 1er-Mai, Anselme Coovi Amoussou, secrétaire général de la confédération des syndicats autonomes du Bénin et secrétaire général adjoint de la Confédération syndicale internationale pour la région Afrique, est l’invité d’Afrique midi.

    Anselme Coovi Amoussou, secrétaire général de la confédération des syndicats autonomes du Bénin et secrétaire général adjoint de la Confédération syndicale internationale pour la région Afrique, est l’invité d’Afrique midi.

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