Invité Afrique Midi

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Invité Afrique Midi episodes

  • Mobilisation en Tanzanie: «Les menaces de répression ont conduit de nombreuses personnes à rester chez elles»

    Des appels à manifester ce mardi 7 juillet en Tanzanie. Ils se sont multipliés sur les réseaux sociaux pour réclamer une nouvelle Constitution et la traduction en justice des responsables de la répression meurtrière d'octobre 2025. Entre 500 et 2 000 personnes avaient été tuées à l'époque dans la répression de manifestations contre l'élection présidentielle.
    Jean-Claude Félix-Tchicaya, directeur du groupe Afrique à l'Institut de prospective et sécurité en Europe (IPSE), est l'invité d'Afrique midi.

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    5 min
  • Consultations avec l'opposition congolaise à Bujumbura: «Pour le président burundais, il s'agit de venir au secours de Félix Tshisekedi»

    La crise politique et sécuritaire qui secoue la République démocratique du Congo est au menu, ce lundi 6 juillet, de concertations à Bujumbura. Le président burundais Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l'Union africaine, y convie des représentants de l'opposition congolaise, mais aussi des confessions religieuses. Bob Kabamba, professeur de sciences politiques à l'université de Liège, spécialiste des Grands Lacs, est l’invité d’Afrique Midi.

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    4 min
  • Ebola en RDC: «L’épidémie peut être contrôlée si nous mettons les ressources appropriées»

    Alors que l'épidémie d'Ebola continue de s'étendre en RDC avec 1 400 cas recensés, dont 438 mortels, un essai clinique a démarré ce jeudi 2 juillet à Bunia, la capitale provinciale de l'Ituri, pour tester de potentiels traitements. La souche Bundibugyo, qui sévit actuellement au Congo, n'a ni traitement homologué ni vaccin. Le Dr Jean Kaseya, directeur général de l'Africa CDC, l'agence de santé de l'Union africaine, est l’invité d’Afrique Midi.

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    6 min
  • Pluies en Afrique de l'Ouest: «Le Ghana a connu un des plus grands volumes pour une journée depuis 1995»

    Une dizaine de morts à Abidjan en Côte d’Ivoire, autant à Accra au Ghana, le plan Orsec déclenché au Togo, la circulation paralysée à Cotonou au Bénin. Plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest et notamment ceux du golfe de Guinée connaissent ces dernières semaines des pluies diluviennes, des inondations et des dégâts importants. Le climatologue Benjamin Sultan, chercheur à l'Institut de recherches et de développement (IRD) et spécialiste de l'évolution du climat du Sahara et du Sahel, est l’invité d’Afrique midi.

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    6 min
  • Ouganda: «Muhoozi Kainerugaba a pris une place centrale dans la politique de répression»

    En Ouganda, Muhoozi Kainerugaba a ordonné ce week-end la fermeture du principal groupe de médias privés du pays. Chef de l'armée et surtout fils du président Yoweri Museveni, il occupe ces dernières années une place grandissante dans la vie politique et militaire de l’Ouganda. Florence Brisset-Foucault, maîtresse de conférences en science politique à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et chercheuse à l'Institut des mondes africains, est l’invitée d’Afrique midi.

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    7 min
  • Tensions France-Algérie: «Il faut que Christophe Gleizes puisse retrouver sa grand-mère de 102 ans»

    Voilà un an jour pour jour que le journaliste français Christophe Gleizes est en prison en Algérie. Symbole malgré lui des relations tumultueuses entre Paris et Alger, il purge une peine de sept ans de prison prononcée pour apologie du terrorisme. Une condamnation injuste pour Reporters sans frontières qui demande sa libération immédiate. Le directeur général de RSF Thibaut Bruttin est l’invité d’Afrique midi.

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    5 min
  • Indice mondial de la torture: «La prison reste un instrument pour faire plier les détenus»

    L'Organisation mondiale contre la torture publie son deuxième Indice mondial de la torture : un outil unique conçu pour évaluer chaque année le risque de torture et de mauvais traitements dans le monde. Cet indice couvre cette année 39 pays dont sept sont en Afrique subsaharienne : le Bénin, le Cameroun, la RDC, l'Éthiopie, le Kenya, le Nigeria et le Togo. Isidore Ngueuleu, responsable de la région Afrique à l'OMCT, est l’invité d’Afrique Midi.

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    6 min
  • Réforme de la police au Nigeria: «À l’approche des élections, la sécurité est un sujet central»

    Alors que le pays est confronté à une multiplication des crises sécuritaires, le Sénat du Nigeria a approuvé un projet de réforme qui permet aux 36 États de créer leurs propres forces de police. Les partisans du texte y voient une réponse à l'échec de la police fédérale. Ses détracteurs craignent au contraire une politisation accrue des forces de sécurité. Vincent Foucher, chercheur au CNRS et spécialiste du Nigeria, est l’invité d’Afrique Midi.  

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    6 min
  • Ebola en RDC: «Presque chaque épidémie a sa légende»

    En Ituri, l'épidémie d'Ebola s'est d'abord heurtée à une croyance, avant de rencontrer la médecine. Selon le ministre de la Santé Roger Kamba, le premier malade est mort à Bunia, son corps rapatrié à Mongbwalu dans un cercueil abîmé en route, que la famille a remplacé. Le premier cercueil a ensuite été brûlé. Une rumeur a alors couru : ce serait lui qui « poursuivait » les habitants. Beaucoup ont parlé de sorcellerie plutôt que de maladie, retardant le recours aux soins. Sur RFI, le professeur Jean-Jacques Muyembe, qui a co-identifié le virus en 1976, élargit le regard : presque chaque épidémie d'Ebola, dit-il, s'accompagne d'une légende. 

    RFI : Directeur général de l'INRB (Institut national de recherche biomédicale), vous êtes reconnu comme codécouvreur du virus Ebola. Vous dites que chaque épidémie d'Ebola est toujours accompagnée d'un mythe, d'une légende...

    Jean-Jacques Muyembe : Les légendes, ce sont ces événements vraiment qui perturbent la réponse aux épidémies d'Ebola. Par exemple, à Kikwit, en 1995, l'épidémie a été détectée avec beaucoup de retard parce que la population expliquait que les morts qui survenaient dans la ville étaient simplement liés à une famille, qui aurait volé le gibier dans les pièges d'une autre famille. Et alors on aurait jeté le mauvais sort. Et tous ceux qui mangeaient les gibiers tombaient malades et mouraient. Donc, c'était un problème de famille. Alors ça, ça a vraiment retardé la détection de l'épidémie qui avait commencé en janvier. Mais l'épidémie a été détectée seulement en mai.

    Nous avons vu la même chose avec l'épidémie de Bundibugyo en Ituri, parce qu’un cadavre a été transporté de Bunia à Mongbwalu. Et quand les parents se sont rendu compte que le cercueil dans lequel on avait mis le cadavre n'était pas le cercueil qui convenait à son niveau social, on a transvasé les corps dans un autre cercueil. Et alors la légende disait que le cercueil se vengeait pour aller infecter d'autres personnes dans le village.

    Et donc on a associé cette épidémie avec ce premier mort, et on a décrété que c’était le cercueil qui avait porté malheur dans le village. C’est pour cette raison que le personnel de santé n'a pas notifié à temps l'épidémie. On est en train de faire des investigations. Il est presque certain que cette épidémie a commencé au mois de janvier et n'a été déclarée qu’au mois de mai.

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    Il y a eu au Congo 17 épidémies Ebola et les 17 épidémies ont toutes été accompagnées de légendes ?

    Oui, des légendes plus ou moins importantes. Toutes les légendes ne se valent pas.

     Et comment on combat les légendes ? Est-ce qu'on va dire à la communauté que ceci est vrai, ceci est faux ?

    C’est vraiment difficile, ça. Il faut vraiment des études d’anthropologues, de sociologues pour investiguer et essayer de comprendre la mentalité. Ce sont des croyances, c'est ce qui rend vraiment la lutte très compliquée parce qu’ils vont dire : « Oui, mais nos ancêtres ont toujours fait ça, nos ancêtres ont toujours dit ça. Alors pourquoi maintenant, vous nous dites que c’est Ebola ? » C'est ça qui crée la méfiance dans la communauté.

    Est-ce que c'est une expérience purement congolaise ou bien cela existe aussi dans d'autres pays où il y a eu des épidémies d'Ebola ?

    J'ai vu par exemple au Congo Brazzaville lors de l'épidémie de 2003, on disait que ce n’était pas une maladie naturelle, mais une maladie importée par les gens, les rosicruciens, les francs-maçons qui étaient là-bas. D'ailleurs, un moniteur a même été assassiné, car accusé d’être un franc-maçon, on a dit qu’il avait amené la maladie.

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    Historiquement, comment dans vos équipes de riposte avez-vous réagi face aux légendes ?

    À la première épidémie en 1976, tous les intervenants étaient soit des épidémiologistes, soit des virologues, soit des médecins. Et il y a des aspects qui nous échappaient.

    À Kikwit, en 1995, j'ai introduit une équipe multidisciplinaire. Il y avait des psychologues, il y avait des anthropologues, des sociologues, en plus des épidémiologistes et des médecins.

    Ce sont les anthropologues et les sociologues qui sont allés dans les communautés parler avec la population pour comprendre la perception qu’ils avaient de la maladie.

    Est-ce qu'avec la montée des réseaux sociaux, mais aussi parallèlement, la montée également de l’alphabétisation, vous avez l'impression que les légendes ont plus de poids aujourd'hui ? Ou bien tendent-elles à être relativisées ?

    Pour moi, les réseaux sociaux, c'est à la fois bien et à la fois compliqué, parce que les réseaux sociaux vont également créer les infodémies et répandent vite des nouvelles qui ne sont pas exactes. Et donc, s'il y a une légende, cette légende va se répandre très vite et ça complique la situation sur le terrain.

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    5 min
  • Mansour Loum: «La défaite face à la Norvège met Pape Thiaw face à ses responsabilités»

    C'est mal parti pour le Sénégal au mondial de football. Battus par la France lors de leur premier match, les Lions de la Téranga se sont inclinés ce lundi soir 22 juin face à la Norvège trois buts à deux. Le journaliste sénégalais, Mansour Loum, rédacteur en chef de Sport News Africa, est l’invité d’Afrique midi.

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    7 min

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Du lundi au vendredi, un invité commente un fait marquant de l’actualité africaine au micro de Nicolas Sur dans Afrique midi à 12h30 TU sur RFI.