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⚫️ Iranian Rhapsody


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Cette semaine, l’escalade du conflit cette semaine ravive les craintes inflationnistes et a poussé le G7 à se réunir en urgence pour envisager une libération de ses réserves stratégiques.

 

 🇺🇸 États-Unis 

Aux États-Unis, le rapport NFP de février crée la surprise avec la destruction de 92 000 emplois et un taux de chômage qui grimpe à 4,40%. Selon le Bureau of Labor Statistics, Cette dégradation est en partie liée à une grève dans le secteur de la santé. Dans ce contexte, la pression sur la Fed pour baisser ses taux pourrait s'intensifier, d'autant que l'institution avait déjà amorcé un assouplissement monétaire en fin d'année dernière.

En parallèle, les prix du pétrole ont bondi de plus de 50% depuis le 1er janvier, alimenté par le conflit en Iran, ravivant les pressions inflationnistes. Pour rappel, l'indice des prix à la consommation aux États-Unis dépasse déjà la cible des 2,00% fixée par la Réserve Fédérale. L'institution pourrait donc se retrouver une nouvelle fois prise en étau entre uneinflation persistante et un marché du travail sous tension.

 

 🇪🇺 Europe 

De l’autre côté de l’Atlantique, la flambée des prix de l'énergie a directement alimenté les anticipations d'inflation en zone euro, poussant les taux souverains à la hausse sur l'ensemble de la zone. Si les tensions sur les prix à la consommation se confirment dans les prochains mois, la BCE pourrait être amenée adopter une orientation plus restrictive.

Par ailleurs, les dirigeants du G7 se sont réunis en France pour évaluer les risques du conflit en Iran et de ses conséquences sur l'économie mondiale et sur l'inflation. Les discussions ont notamment porté sur une possible coordination entre pays membres pour libérer entre 300 et 400 millions de barils de leurs réserves stratégiques, via l'Agence internationale de l'énergie, afin de contenir les prix du pétrole. Une telle mesure pourrait limiter les pressions inflationnistes à court terme, mais son efficacité dépendra surtout de la durée du conflit et de l’évolution de la situation géopolitique.

Du côté de l'Allemagne, les données de janvier confirment une dégradation de l'activité industrielle, avec une chute des commandes plus importante que prévue et une baisse inattendue de la production. Les plans de relance engagés en 2025 n'ont pas produit les effets escomptés, et le gouvernement allemand devra vraisemblablement envisager de nouvelles mesures pour redresser la trajectoire de son économie.

 

 🇨🇳🇯🇵 Asie

En Chine, l’IPC ou indice des prix à la consommation progresse de 1,30% en février, atteignant son plus haut niveau en près de trois ans. Cette hausse, supérieure au seuil symbolique de 1,00%, constitue un signal fort de reprise de la consommation intérieure, attestant de l’efficacité des politiques gouvernementales de soutien à la demande portent leurs fruits. Dans un contexte de prolongement du conflit, la Chine devra rester vigilante face au risque d'une accélération trop rapide de l'inflation, notamment en raison de sa forte dépendance au pétrole iranien.


 🛢️ Matières premières 

Du côté des matières premières, la guerre au Moyen-Orient provoque la plus grave perturbation de l'approvisionnement jamais enregistrée sur le marché mondial du pétrole d’après l’Agence Internationale de l’Energie. En début de semaine le baril de pétrole a frôlé les 120 dollars soit +50% en l’espace de 2 jours, porté par le blocage du détroit d'Ormuz. Les prix ont ensuite reculé, soutenus par les déclarations de Trump laissant entrevoir une fin prochaine du conflit au Moyen-Orient, ainsi que par la possible libération de réserves stratégiques. 

Néanmoins, cette accalmie n'aura été que de courte durée. Les tensions entre Washington et Téhéran sont remontées d'un cran après que l'Iran a posé des mines dans le détroit d'Ormuz. Dans cette situation, Washington pourrait durcir sa posture et riposter avec une plus forte intensité.

 

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