Alors que le Premier ministre ressort des négociations avec les syndicats et avec le PS, la manifestation inter-syndicales du 18 septembre renforce la pression sociale sur le gouvernement. Pour Jean-Claude Mailly, ancien secrétaire général de Force Ouvrière, « c’est une mobilisation réussie. De 500.000 à 1 million de personnes, il n’y a que les syndicats pour mettre autant de personnes dans la rue ».Les revendications gravitent autour de certaines exigences sociales : justice fiscale, suspension de la réforme Borne sur les retraites ; Jean-Claude Mailly revient sur l’échec du conclave sur les retraites organisé par François Bayrou en juin-juillet 2025 : « cet échec ne m’a pas surpris. Dans les réunions tripartites – État, patronat, syndicats - c’est comme les ménages à trois, il y en a toujours un qui se fait avoir. […] Il va falloir une autre réunion entre Sébastien Lecornu et les syndicats ». Jean-Claude Mailly déplore : « C’est la crise qui provoque la rue, et pas l’inverse. […] Il faut bien qu’une colère s’exprime. Sinon on se résigne et on l’exprime dans les urnes ».
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.