Aujourd’hui, cette émission n’a pas envie de rire. Non. Bon, elle n’a pas non plus envie de pleurer, pas du tout. Elle est joyeuse, détendue, amusée, réservée aussi, intriguée… bref, elle sourit. C’est léger, à peine visible, un peu mystérieux. Qu’est-ce qui la fait sourire ? Pas l’époque, un peu sombre, pas forcément la période, la joie pure et enfantine de Noël appelle davantage le rire franc et la frénésie des fêtes, elle, ne prête pas toujours à sourire, dans la file d’attente pour faire emballer ses achats. Non, ce qui nous fait sourire ici, ce sont les chansons. Ce sourire quand un titre que l’on adore arrive dans nos écouteurs parce qu’on a mis notre playlist en mode shuffle (Victor, je ne sais pas ce que ça veut dire, je suis obligé de traduire : lorsque notre liste de titres préférés en mode aléatoire), ce sourire sur les visages soudain dans la voiture ou en soirée (oh, celle là je l’adore) et nos sourires à nous trois ici, autour de cette table, lorsqu’on découvre dans les casques une chanson géniale que l’on ne connaissait pas. Alors comment les chansons elles-mêmes parlent-elles de ces sourires ? Parce que vous l’avez compris, cher.es auditeurices, cette émission croit fermement que les chansons ont leur vie propre et qu’elles peuvent donc, peut-être, nous sourire en retour.