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🎙️ La chèvre et le chou - Biodiver’cité : regards, savoirs et points de vue à propos des solutions fondées sur la nature
Pour faire face aux changements globaux, les villes ont de plus en plus recours aux solutions fondées sur la nature ou à la réhabilitation écologique, c’est-à-dire à des processus qui reposent sur le fonctionnement des écosystèmes pour proposer des solutions d’aménagement plus durables.
Dans ces dispositifs, une multitude d’acteur·ices sont mis en relation : des aménageur·euses aux associations et aux habitant·es jusqu’aux technicien·nes ou écologues, tous·tes confrontent leurs points de vue et leurs savoirs sur la biodiversité urbaine.
Ce sont ces projets et les représentations de la nature urbaine qu’ils portent qu’Éloïse Bellet interroge dans ce podcast, par le prisme de l’anthropologie avec le regard éclairé de Julie Jeammaud, doctorante à l’Université Lyon 2.
🗣️ “Les solutions fondées sur la nature sont des alternatives au technosolutionnisme, et proposent de miser sur le fonctionnement des écosystèmes afin de répondre aux enjeux d’adaptation.”
🎙️ La chèvre et le chou - Quand la cour devient basse-cour
🐔 Installer un poulailler dans un lycée, en voilà une drôle d’idée ! Pourtant aujourd’hui, de plus en plus d’établissements accueillant du public des animaux sont intégrés. Les poules en sont un exemple assez courant et la vie du poulailler contribue ensuite à animer le quotidien des habitants de ces lieux.
Pour découvrir comment s’imagine, se développe et s’organise un tel projet, Eloïse Bellet et Clara Lyonnais-Voutaz se déplacent au lycée du Bugey de Belley, dans l’Ain, pour découvrir le projet construit par toute la communauté éducative autour de l’arrivée de leurs premières poules.
Elles reçoivent différents membres de la communauté éducative du lycée du Bugey : Mme Liliane Lyonnais (proviseure), Mme Céline Meringolo (professeure de SVT), Clémence Lumé et Mélina Nicolet (écodéléguées et élèves du lycée).
🗣️ “Pouvoir recréer une vraie vie avec des temps de repos, de connexion à la nature, pour moi ça a beaucoup de sens.”
CR : Céline Meringolo, 2026.
🎙️ La chèvre et le chou - Quand les citoyens renaturent la ville
Pour faire participer les citoyens et les citoyennes aux initiatives visant à développer la nature urbaine, différentes possibilités existent et apparaissent : installations de nichoirs, inventaires participatifs, plantation de micro-forêts, etc.
Grâce à l’expertise d’Hugo Rochard, spécialiste de ces questions, on explore les initiatives de renaturation urbaine pour mieux comprendre comment ces dernières participent à la co-production des milieux urbains et à l’intégration des pratiques citoyennes dans la gouvernance urbaine. En croisant des enquêtes de terrain, des données écologiques et une littérature interdisciplinaire, il apparaît que les mobilisations collectives peuvent jouer un rôle dans les transformations écologiques des métropoles et dans l’émergence de nouvelles formes de gouvernance urbaines.
🗣️ “On peut parler d’une nouvelle forme de gouvernance coopérative, qui aboutit à la coproduction des espaces de nature en ville entre des acteur·ices citoyen·nes et des acteurs publics.”
Une chronique animée par Clara Lyonnais-Voutaz.
🎙️ La chèvre et le chou - La ville à hauteur d’oiseaux
Vous voulez un fun fact ? Les oiseaux ont des accents : un chant de mésange ne sera pas le même selon les pays et même selon les régions !
🐦 Les oiseaux sont une composante importante des paysages sonores urbains, constamment perceptibles à qui y prête attention.
Source d’imaginaires variés, majoritairement positifs ou du moins source d’un certain émerveillement, ils sont pourtant très vulnérables face aux changements brutaux et rapides des villes, qui détruisent leurs habitats et provoquent souvent des nuisances importantes pour eux.
Si des politiques publiques en faveur de leur protection doivent être mises en place, la mobilisation des habitants apparaît également comme un levier majeur. Ainsi, on peut se demander dans quelle mesure l’expérience sensible des chants d’oiseaux permet de mieux comprendre les relations des citadins à la nature.
Pour répondre à ces questions, Clara Lyonnais-Voutaz reçoit Éloïse Bellet, doctorante en géographie-aménagement à l’université Jean Moulin Lyon 3, qui réalise sa thèse sur ces questions.
Parmi les grands enjeux de gestion de la ville, se pose la question de l’entretien des espaces végétalisés. À Lyon, la gestion différenciée est mise en place dans de nombreux parcs publics et les méthodes adoptées pour la tonte et la gestion du végétal se tournent vers des modèles plus respectueux de l’environnement.
Parmi eux, les chèvres, les vaches, ou plus communément les moutons, qu’on retrouve parfois dans des espaces inattendus. On parle alors d’éco-pâturage, c’est-à-dire de la mobilisation des animaux pour entretenir les pelouses et la végétation.
Mais est-ce uniquement le rôle de l’éco-pâturage ? Comment ce type de pratiques se mettent-elles en place et dans quels espaces ? Quels sont les acteurs qu’elles impliquent, et dans quelle mesure contribuent-elle à de nouveaux modes de gestions urbains ?
C’est ce que Clara Lyonnais-Voutaz, docteure en géographie, aborde dans cette émission, grâce au regard éclairé de Marlène Lagard, géographe spécialiste de ces questions.
🎙️ La chèvre et le chou - "Le mouton et le chou : des troupeaux dans la ville?"
Pendant longtemps les troupeaux de bovins, de porcs ou encore de moutons étaient intégrés en ville pour faciliter le transport, la production et les échanges de marchandises. Si le XIXe siècle reconfigure l’espace urbain et en exclut rapidement les animaux, on observe aujourd’hui un retour de certaines espèces domestiquées. Clara Lyonnais-Voutaz nous parlait, dans l’épisode précédent, de la présence de poules composteuses et de chevaux territoriaux dans différentes communes françaises.
Aujourd’hui, c’est le mouton qui nous intéresse et la mobilisation de troupeaux pour la gestion pastorale d’espaces végétalisés. C’est à travers l’exemple de l’association Lyonnaise « La Bergerie Urbaine » que nous découvrirons cette pratique. De quelle manière se met en place un tel projet dans une grande métropole ? Quels sont les apports de cette démarche et les enjeux associés ? Blandine Revaud, salariée de l'association, nous parle des valeurs de leur projet.
Une émission présentée par Eloïse Bellet.
La chèvre et le chou - (Re)faire une place aux poules et aux chevaux dans les villes françaises ?
La transition socio-écologique des villes françaises fait une place croissante à des animaux qui en avaient été chassés. Des chèvres et moutons sont, par exemple, employés pour de l’éco-pâturage, des poules deviennent « composteuses » pour aider à la gestion des déchets et des chevaux font leur retour pour tirer des calèches scolaires ou des bennes de ramassage des ordures. Mais le retour de ces animaux de rente ne se fait pas sans susciter des interrogations à la fois sur les relations entre citadins et animaux et sur leur place dans les politiques publiques.
Une émission présentée par Eloïse Bellet. Elle reçoit Clara Lyonnais-Voutaz, doctorante en géographie et attachée temporaire d’enseignement et de recherche à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour.
Lorsqu’on pense à la permaculture, on imagine souvent un jardin cultivé sans être labouré ni désherbé, avec beaucoup d’insectes et un paysage qui contraste avec des jardins à la française, très organisés où rien ne dépasse. Pourtant, la permaculture ne peut pas être réduite à ces stéréotypes. Comment intégrer la permaculture aux méthodes de fabrique d’une ville plus durable ? Et quelles perspectives offre-t-elle dans le champ de l’urbanisme, de l’agriculture urbaine et de l’aménagement ?
Entretien avec Maeva Pesenti, doctorante au laboratoire EVS, présenté par Clara Lyonnais-Voutaz.
"La permaculture, c'est une méthode de conception éthique qui s'inspire des écosystèmes naturels."
"Tout ce qui permet de faire des liens et de créer des connexions qui n'existaient pas avant, c'est au cœur des initiatives que j'étudie."
Ressources :
Ex-oeco de Louise Germain
Nouvelles voies urbaines de Simon Roy
L'ArchiPelle
Permaculture. Principes et pistes d'action pour un mode de vie soutenable, Mollison et Holmgrem (1978)
La permaculture pour tous, Sepp Et Margit Brunner (2016)
Ostara
La source dorée
Rencontre avec Nicolas Orliac, entomologiste spécialisé sur les punaises au Conservatoire Botanique National de Franche-Comté. Mais quel est le lien entre l'étude des insectes, et d'autant plus les punaises, avec les végétaux ?
“Les punaises, c’est près de 1400 espèces différentes en France.”
“Ce qui m’intéresse chez les punaises, c’est que c’est un groupe assez méconnu et mal-aimé. Ça permet de faire progresser les connaissances assez rapidement. On fait des découvertes très régulièrement. [...] C’est sûr qu’il reste énormément d’espèces de punaises à découvrir et à décrire.”
“Il faut prendre du recul sur ce qu’on perçoit comme de l’esthétisme en ville.” “Quand on favorise les plantes indigènes en ville on favorise des organismes, une faune indigène plutôt qu’une faune exotique plus gênante.”
“Une diversité végétale engendre presque mécaniquement une plus grande diversité chez tous les organismes phytophages, dont les punaises.”
“Il n’y a pas de liste rouge des espèces menacées pour les punaises, parce que c’est un groupe méconnu. On manque de données historiques, d’informations sur la répartition écologique.”
On a complètement oublié de parler de Zicrona, l'association française d'études des punaises, rapprochez vous d'elle si vous souhaitez en apprendre davantage !
Accompagné‧e‧s de Nathanaël Wadbled, guide-conférencier et enseignant-chercheur en muséologie, et de Matthieu Coumoul, naturaliste à l'association Des Espèces Parmi'Lyon, partez à la rencontre d'une friche comme vous ne l'avez jamais fait, avec un regard et un angle inédit, enrichi par un échange avec Clara Lyonnais-Voutaz, doctorante en géographie. Une balade organisée dans le cadre du festival de l'Anthropocène le 28 mars 2025, et un podcast à écouter chez Radio Anthropocène, pour changer votre regard sur les friches urbaines.
"La friche c'est un endroit auquel les humains n'ont pas nécessairement accès. Il y a souvent une connotation négative, on pense dépotoir." Matthieu Coumoul
"Les friches ont une durée de vie limitée dans le temps en général, mais ce sont des espaces très dynamiques, constamment bouleversés. Il n'est pas question de les mettre sous cloche." Matthieu Coumoul
"Mon intérêt est moins pour les friches que pour la figure de l'abandon. On perçoit l'abandon comme une destruction mais c'est plutôt une manière des éléments et êtres vivants de travailler le milieu." Nathanaël Wadbled
"Ce sont des espaces qui nous permettent de prendre conscience, de percevoir cette intrication entre humains et non-humains. Il y a partout en ville des espèces qui vivent et dont on essaye de limiter l'impact. Dans les friches, on les laisse plus ou moins tranquille, et on peut se rendre compte que l'idée monde artificiel dans lequel toute la nature est domestiquée n'est qu'une illusion." Nathanaël Wadbled
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