Amis de RCF Notre-Dame bonjour ! Avez-vous remarqué notre plaisir de
retrouver le 1er mai et les beaux jours ? Avouons-le, nous en profitons pour rendre un
culte aux loisirs plutôt que pour rendre hommage à Saint Joseph artisan. Et si nous en
profitions pour revoir l’idée que nous nous faisons du travail ?
Certains détestent le travail autant que la famille ou la patrie pour les assimiler à
un régime politique qui avait démérité. Alors ils déconstruisent ces repères pourtant si
utiles. Mais je ne suis pas sûr que la prospérité de notre pays ait beaucoup gagné à ce
dénigrement.
Les moines – qui (soit dit en passant) ont fortement contribué à bâtir notre
civilisation - savent placer le travail à sa juste place, à côté de la prière. Puisque le travail
est nécessaire, il est quand-même plus intelligent d’aimer ce que l’on doit faire ! Et si
notre obsession devient celle de travailler moins, le travail n’est plus qu’une épreuve,
loin d’une participation reconnaissante à l’œuvre créatrice.
Contrairement à ceux qui se complaisent dans les luttes en tous genres et le
ressentiment perpétuel, le christianisme encourage la relation harmonieuse entre tous les
acteurs de la société afin qu’ils participent ensemble au bien commun. La belle idée est
de développer l’esprit de famille et la fraternité.
Les membres d’un même corps agissent dans une complémentarité solidaire, à
l’image de notre propre corps où la main exécute ce que le cœur a imaginé et où le
poumon travaille avec les muscles au bien-être général. Chacun se trouve heureux de
contribuer avec son petit talent particulier à l’épanouissement du corps entier.
Franchement, n’est-il pas stupide de perdre son temps à enseigner au bras gauche à taper
sur le bras droit ? Cherchons plutôt la paix dans la justice !
Je crois profondément que participer au bien commun est plus épanouissant que
recevoir une allocation chômage sans réciprocité. La première solidarité n’est-elle pas
de donner à chacun la chance de trouver sa juste place dans la société ? Chacun doit être
appelé à fournir ce qu’il peut. Le plus vulnérable sera bien sûr aidé davantage mais la
dignité de toute personne est de pouvoir apporter sa petite pierre au service des autres et
du bien commun.
Car le mépris, c’est de dire à son frère qu’il ne sert à rien et doit se contenter d’être
un consommateur assisté. Alors revalorisons le travail organisé dans la justice. Et je
crois que nous récolterons la paix... A bientôt !
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