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Cette semaine, les négociations irano-américaines sont au point mort tandis que l'inflation continue de se diffuser dans l'économie mondiale, poussant les investisseurs à enterrer définitivement le scénario de baisses de taux.
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🇺🇸 États-Unis
Aux États-Unis, les semi-conducteurs ont propulsé Wall Street vers de nouveaux records, malgré des tensions persistantes dans le détroit d'Ormuz. Dans ce contexte, l'inflation continue d'accélérer, avec l’indice des prix à a consommation en hausse à 3,80% en glissement annuel, bien loin de l'objectif des 2,00% fixé par la Réserve fédérale. Le choc énergétique se diffuse désormais plus largement dans l'économie, et les investisseurs ont abandonné le scénario de baisses de taux. Un possible resserrement monétaire est désormais sur la table, ce qui pourrait fragiliser l’économie américaine.
En parallèle, l'enquĂŞte ADP sur l'emploi dans le secteur privĂ© confirme la rĂ©silience du marchĂ© du travail, avec 115 000 crĂ©ations de postes en avril, contre 65 000 attendues. Cette donnĂ©e illustre Ă quel point le consensus s'est inversĂ© depuis l'annĂ©e dernière, oĂą les craintes portaient sur un emploi fragile et justifiaient un assouplissement monĂ©taire. DĂ©sormais, avec un marchĂ© du travail solide et le conflit en Iran qui maintient les pressions inflationnistes, c'est la lutte contre l'inflation qui s'impose comme la prioritĂ© pour la Fed. C'est dans ce climat que Kevin Warsh, favori de Donald Trump, s'apprĂŞte Ă prendre les rĂŞnes de l'institution, et il pourrait bien avoir du mal Ă honorer sa promesse d'abaisser les taux.Â
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🇪🇺 EuropeÂ
En Allemagne, l'inflation mesurée par l’IPC a progressé de 2,90% sur un an en avril, atteignant son plus haut niveau depuis 2024. Les carburants flambent de plus de 26% sur un an, le fioul domestique de plus de 55%. Et le pire pourrait être à venir, l'institut IFO signale que de plus en plus d'entreprises en Allemagne envisagent d'augmenter considérablement leurs prix, ce qui pourrait maintenir durablement l'inflation à des niveaux élevés.
Dans la zone euro, l'activité manufacturière affiche un net rebond selon les dernières enquêtes PMI. Toutefois, ce regain reste fragile, puisqu'il repose essentiellement sur une constitution préventive des stocks, dans un contexte de tensions au Moyen-Orient et de hausse des coûts de transport et d'énergie. De nombreuses entreprises ont ainsi avancé leurs commandes, ce qui laisse entrevoir un ralentissement marqué de l'activité une fois ces stocks résorbés.
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🇨🇳🇯🇵 AsieÂ
Du côté de l'Asie, la Chine publie cette semaine des chiffres d'inflation qui dépassent les attentes. L'IPC progresse de 1,20% en avril, au-dessus du consensus de 0,90%, soutenu par la demande de voyages et la hausse des prix de l'énergie. Mais c'est l'IPP qui retient l'attention, ressortant à 2,80% sur un mois, son plus haut niveau depuis quatre ans, largement au-dessus des prévisions de 1,70%. La Chine, importateur majeur de pétrole iranien, subit de plein fouet la fermeture du détroit d'Ormuz, ce qui se répercute sur l'ensemble de ses coûts industriels. Sur le plan géopolitique, à quelques jours de la rencontre avec Donald Trump, Pékin réaffirme son opposition à toute vente d'armes américaines à Taïwan. Alors que le conflit lancé contre l'Iran pourrait se prolonger, Taïwan voit d'un œil inquiet l'attention de la première puissance mondiale se détourner de la région indo-pacifique.
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 🛢️ Matières premières
Au Moyen-Orient, les négociations entre l'Iran et les États-Unis sont au point mort. Téhéran a proposé de mettre fin à la guerre en échange de la levée du blocus naval américain, tout en refusant de démanteler ses installations nucléaires, une proposition rejetée par la Maison Blanche. Selon l’agence internationale de l’énergie (IEA), même si le détroit rouvre en juin, les flux de pétrole mettront du temps à revenir à la normale et les prix resteront à des niveaux supérieurs à ceux d'avant-guerre, pour le reste de l’année. Parallèlement, ces désaccords font monter les tensions et, le détroit n’est pas près de rouvrir tant qu’aucun terrain d’entente n’aura été trouvé.
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By Widoowin Cross Asset SolutionsCette semaine, les négociations irano-américaines sont au point mort tandis que l'inflation continue de se diffuser dans l'économie mondiale, poussant les investisseurs à enterrer définitivement le scénario de baisses de taux.
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🇺🇸 États-Unis
Aux États-Unis, les semi-conducteurs ont propulsé Wall Street vers de nouveaux records, malgré des tensions persistantes dans le détroit d'Ormuz. Dans ce contexte, l'inflation continue d'accélérer, avec l’indice des prix à a consommation en hausse à 3,80% en glissement annuel, bien loin de l'objectif des 2,00% fixé par la Réserve fédérale. Le choc énergétique se diffuse désormais plus largement dans l'économie, et les investisseurs ont abandonné le scénario de baisses de taux. Un possible resserrement monétaire est désormais sur la table, ce qui pourrait fragiliser l’économie américaine.
En parallèle, l'enquĂŞte ADP sur l'emploi dans le secteur privĂ© confirme la rĂ©silience du marchĂ© du travail, avec 115 000 crĂ©ations de postes en avril, contre 65 000 attendues. Cette donnĂ©e illustre Ă quel point le consensus s'est inversĂ© depuis l'annĂ©e dernière, oĂą les craintes portaient sur un emploi fragile et justifiaient un assouplissement monĂ©taire. DĂ©sormais, avec un marchĂ© du travail solide et le conflit en Iran qui maintient les pressions inflationnistes, c'est la lutte contre l'inflation qui s'impose comme la prioritĂ© pour la Fed. C'est dans ce climat que Kevin Warsh, favori de Donald Trump, s'apprĂŞte Ă prendre les rĂŞnes de l'institution, et il pourrait bien avoir du mal Ă honorer sa promesse d'abaisser les taux.Â
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🇪🇺 EuropeÂ
En Allemagne, l'inflation mesurée par l’IPC a progressé de 2,90% sur un an en avril, atteignant son plus haut niveau depuis 2024. Les carburants flambent de plus de 26% sur un an, le fioul domestique de plus de 55%. Et le pire pourrait être à venir, l'institut IFO signale que de plus en plus d'entreprises en Allemagne envisagent d'augmenter considérablement leurs prix, ce qui pourrait maintenir durablement l'inflation à des niveaux élevés.
Dans la zone euro, l'activité manufacturière affiche un net rebond selon les dernières enquêtes PMI. Toutefois, ce regain reste fragile, puisqu'il repose essentiellement sur une constitution préventive des stocks, dans un contexte de tensions au Moyen-Orient et de hausse des coûts de transport et d'énergie. De nombreuses entreprises ont ainsi avancé leurs commandes, ce qui laisse entrevoir un ralentissement marqué de l'activité une fois ces stocks résorbés.
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🇨🇳🇯🇵 AsieÂ
Du côté de l'Asie, la Chine publie cette semaine des chiffres d'inflation qui dépassent les attentes. L'IPC progresse de 1,20% en avril, au-dessus du consensus de 0,90%, soutenu par la demande de voyages et la hausse des prix de l'énergie. Mais c'est l'IPP qui retient l'attention, ressortant à 2,80% sur un mois, son plus haut niveau depuis quatre ans, largement au-dessus des prévisions de 1,70%. La Chine, importateur majeur de pétrole iranien, subit de plein fouet la fermeture du détroit d'Ormuz, ce qui se répercute sur l'ensemble de ses coûts industriels. Sur le plan géopolitique, à quelques jours de la rencontre avec Donald Trump, Pékin réaffirme son opposition à toute vente d'armes américaines à Taïwan. Alors que le conflit lancé contre l'Iran pourrait se prolonger, Taïwan voit d'un œil inquiet l'attention de la première puissance mondiale se détourner de la région indo-pacifique.
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 🛢️ Matières premières
Au Moyen-Orient, les négociations entre l'Iran et les États-Unis sont au point mort. Téhéran a proposé de mettre fin à la guerre en échange de la levée du blocus naval américain, tout en refusant de démanteler ses installations nucléaires, une proposition rejetée par la Maison Blanche. Selon l’agence internationale de l’énergie (IEA), même si le détroit rouvre en juin, les flux de pétrole mettront du temps à revenir à la normale et les prix resteront à des niveaux supérieurs à ceux d'avant-guerre, pour le reste de l’année. Parallèlement, ces désaccords font monter les tensions et, le détroit n’est pas près de rouvrir tant qu’aucun terrain d’entente n’aura été trouvé.
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