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Cette semaine, les marchés ont été dominés par la montée des tensions géopolitiques, alors que les États-Unis réendossent leur rôle de gendarmes du monde.
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 🇺🇸 États-UnisÂ
Aux États-Unis, les créations d’emplois ralentissent nettement avec seulement 50 000 postes créés, bien en dessous des 73 000 attendus. Ce ralentissement est partiellement compensé par une baisse du taux de chômage, en recul de 0,10% en décembre. La dynamique des prix semble se stabiliser, avec une inflation sous-jacente en baisse et un indice des prix à la consommation stable au mois de décembre. Dans ce contexte, et conformément au Beige Book, l’ensemble de ces éléments pourrait inciter la Réserve fédérale américaine à maintenir une politique monétaire accommodante ces prochains mois.
Par ailleurs, la menace d'une poursuite au pĂ©nal de l'administration Trump contre Jerome Powell a relancĂ© les interrogations sur l'indĂ©pendance de la banque centrale. Cette initiative a suscitĂ© des rĂ©actions de plusieurs dirigeants monĂ©taires Ă travers le monde, dont la Banque centrale europĂ©enne et la Bank of England, qui ont exprimĂ© leur soutien Ă Jerome Powell, dont le mandat s’achève en mai. L’enjeu dĂ©passe largement sa carrière, si la politique monĂ©taire ne dĂ©pend plus des donnĂ©es Ă©conomiques mais de la pression politique, c’est la crĂ©dibilitĂ© des États-Unis qui est en jeu. Â
Après le Venezuela, l’administration Trump intensifie désormais sa pression sur le Groenland, devenu un enjeu stratégique majeur. Officiellement, Washington justifie cette posture par la nécessité de préserver la sécurité face à la Russie et à la Chine. En arrière-plan, cette justification dissimule des intérêts économiques liés aux terres rares, aux énergies et à son positionnement clé sur les routes maritimes. Dans cette situation, si les États-Unis continuent de jouer les gendarmes du monde, les relations avec l’Europe pourraient se tendre davantage, au risque de peser sur la stabilité économique.
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 🇪🇺 EuropeÂ
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En France, le budget revient sur la table dans un climat politique tendu. Faute de majorité à l’Assemblée, le gouvernement n’arrive pas à faire voter le budget. Les débats sont marqués par des motions de censure et la menace d’un recours au 49.3 pour éviter le blocage. La place parisienne souffre depuis plusieurs mois d'une prime de risque sur le marché obligataire par rapport à ses homologues européens, qui devrait perdurer si la situation ne s’améliore pas.
En décembre, l’inflation a légèrement ralenti, s’établissant à 0,80% sur un an, conformément aux attentes du marché. Dans ces conditions de prix de l’énergie orientés à la baisse, la désinflation pourrait se poursuivre au cours des prochains mois.
Du côté de l’Allemagne, la production industrielle surprend positivement avec une hausse de 0,80% en novembre, enchaînant trois mois consécutifs de progression, une première depuis 2021. Dans ce contexte, la montée en puissance du secteur de l’armement soutiendra l’activité industrielle et contribuera à la croissance.
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  🇨🇳🇯🇵 AsieÂ
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À Taïwan, TSMC, leader mondial des fonderies de semi-conducteurs, a publié des résultats nettement supérieurs aux attentes, portés par l’engouement autour de l'IA. Pour rappel, la fonderie a une position unique grâce à sa capacité à produire des puces de petites tailles alliant très haute performance et faible consommation énergétique. Le fleuron taïwanais devrait stimuler l'appétit chinois pour récupérer l'île et accélérer sa course à l'IA.
En Chine, la pression déflationniste s’installe dans la durée, avec des prix à la production négatifs depuis novembre 2022. Cette faiblesse traduit une demande intérieure toujours fragile et érode progressivement les marges des entreprises. Dans ce contexte, Pékin pourrait être amené à accentuer ses mesures de relance pour éviter un essoufflement durable de la croissance.
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 🛢️ Matières premièresÂ
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Au Moyen-Orient, les tensions remontent autour de l’Iran. Donald Trump a évoqué un durcissement des droits de douane et n’a pas exclu une intervention militaire, ravivant le risque d’escalade dans la région. Sur les marchés, ces déclarations renforcent l’incertitude, en particulier sur l’énergie.
Du côté du pétrole, les prix reculent alors que le marché anticipe un excès d’offre lié au retour progressif des compagnies pétrolières au Venezuela. Dans cette dynamique, les cours pourraient rester orientés à la baisse ces prochaines semaines.
Concernant les métaux précieux, l'or stagne alors que l'argent, à l'inverse, profite de son utilisation massive dans l'industrie électronique, les panneaux solaires et l'armement. Cette forte demande pourrait s'accentuer avec les tensions géopolitiques et l’argent continuerait ainsi de s’apprécier.
By Widoowin Cross Asset SolutionsCette semaine, les marchés ont été dominés par la montée des tensions géopolitiques, alors que les États-Unis réendossent leur rôle de gendarmes du monde.
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 🇺🇸 États-UnisÂ
Aux États-Unis, les créations d’emplois ralentissent nettement avec seulement 50 000 postes créés, bien en dessous des 73 000 attendus. Ce ralentissement est partiellement compensé par une baisse du taux de chômage, en recul de 0,10% en décembre. La dynamique des prix semble se stabiliser, avec une inflation sous-jacente en baisse et un indice des prix à la consommation stable au mois de décembre. Dans ce contexte, et conformément au Beige Book, l’ensemble de ces éléments pourrait inciter la Réserve fédérale américaine à maintenir une politique monétaire accommodante ces prochains mois.
Par ailleurs, la menace d'une poursuite au pĂ©nal de l'administration Trump contre Jerome Powell a relancĂ© les interrogations sur l'indĂ©pendance de la banque centrale. Cette initiative a suscitĂ© des rĂ©actions de plusieurs dirigeants monĂ©taires Ă travers le monde, dont la Banque centrale europĂ©enne et la Bank of England, qui ont exprimĂ© leur soutien Ă Jerome Powell, dont le mandat s’achève en mai. L’enjeu dĂ©passe largement sa carrière, si la politique monĂ©taire ne dĂ©pend plus des donnĂ©es Ă©conomiques mais de la pression politique, c’est la crĂ©dibilitĂ© des États-Unis qui est en jeu. Â
Après le Venezuela, l’administration Trump intensifie désormais sa pression sur le Groenland, devenu un enjeu stratégique majeur. Officiellement, Washington justifie cette posture par la nécessité de préserver la sécurité face à la Russie et à la Chine. En arrière-plan, cette justification dissimule des intérêts économiques liés aux terres rares, aux énergies et à son positionnement clé sur les routes maritimes. Dans cette situation, si les États-Unis continuent de jouer les gendarmes du monde, les relations avec l’Europe pourraient se tendre davantage, au risque de peser sur la stabilité économique.
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 🇪🇺 EuropeÂ
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En France, le budget revient sur la table dans un climat politique tendu. Faute de majorité à l’Assemblée, le gouvernement n’arrive pas à faire voter le budget. Les débats sont marqués par des motions de censure et la menace d’un recours au 49.3 pour éviter le blocage. La place parisienne souffre depuis plusieurs mois d'une prime de risque sur le marché obligataire par rapport à ses homologues européens, qui devrait perdurer si la situation ne s’améliore pas.
En décembre, l’inflation a légèrement ralenti, s’établissant à 0,80% sur un an, conformément aux attentes du marché. Dans ces conditions de prix de l’énergie orientés à la baisse, la désinflation pourrait se poursuivre au cours des prochains mois.
Du côté de l’Allemagne, la production industrielle surprend positivement avec une hausse de 0,80% en novembre, enchaînant trois mois consécutifs de progression, une première depuis 2021. Dans ce contexte, la montée en puissance du secteur de l’armement soutiendra l’activité industrielle et contribuera à la croissance.
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  🇨🇳🇯🇵 AsieÂ
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À Taïwan, TSMC, leader mondial des fonderies de semi-conducteurs, a publié des résultats nettement supérieurs aux attentes, portés par l’engouement autour de l'IA. Pour rappel, la fonderie a une position unique grâce à sa capacité à produire des puces de petites tailles alliant très haute performance et faible consommation énergétique. Le fleuron taïwanais devrait stimuler l'appétit chinois pour récupérer l'île et accélérer sa course à l'IA.
En Chine, la pression déflationniste s’installe dans la durée, avec des prix à la production négatifs depuis novembre 2022. Cette faiblesse traduit une demande intérieure toujours fragile et érode progressivement les marges des entreprises. Dans ce contexte, Pékin pourrait être amené à accentuer ses mesures de relance pour éviter un essoufflement durable de la croissance.
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 🛢️ Matières premièresÂ
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Au Moyen-Orient, les tensions remontent autour de l’Iran. Donald Trump a évoqué un durcissement des droits de douane et n’a pas exclu une intervention militaire, ravivant le risque d’escalade dans la région. Sur les marchés, ces déclarations renforcent l’incertitude, en particulier sur l’énergie.
Du côté du pétrole, les prix reculent alors que le marché anticipe un excès d’offre lié au retour progressif des compagnies pétrolières au Venezuela. Dans cette dynamique, les cours pourraient rester orientés à la baisse ces prochaines semaines.
Concernant les métaux précieux, l'or stagne alors que l'argent, à l'inverse, profite de son utilisation massive dans l'industrie électronique, les panneaux solaires et l'armement. Cette forte demande pourrait s'accentuer avec les tensions géopolitiques et l’argent continuerait ainsi de s’apprécier.