Vous le savez : nos déchets alimentaires doivent désormais être déposés soit dans des bacs de compostage individuels, soit dans les bacs collectifs disponibles dans les rues de nos villes et villages. Cela va leur donner une seconde vie sous forme de compost. Et c'est un recyclage plus que bienvenu. Mais si l'on pouvait faire mieux ? Non seulement avec les déchets alimentaires mais avec le fumier et le lisier produits par les exploitations agricoles, entre autres ? Tout cela pour arriver à la production de GAZ VERT ?
Quel avenir pour ce gaz fabriqué à partir des déchets ? Quelle réalité en matière de facilité de production et de coût ? Bref le biométhane, gaz 100% renouvelable, n'est-il pas l'oublié des énergies vertueuses ? C'est la question de ce mois de janvier dans le cadre de notre émission La Loire Aujourd'hui.
Pour en parler, 3 invités :
- Christophe LEROY, directeur territorial Auvergne Loire Drôme Ardèche chez GRDF, Gaz Réseau Distribution France.
- Gilbert FOND, agriculteur à Farnay, co-gérant de la société de développement d'une unité de méthanisation : Pilat Métha
- Thomas BOST, directeur technique du Toit Forézien, organisme HLM et bailleur social.
Il est important de rappeler que le biométhane est un gaz 100% renouvelable produit à partir de déchets issus de l'industrie agro-alimentaire, de la restauration collective, de déchets agricoles et ménagers, ou encore de boues de stations d'épuration. Ce biogaz épuré a les mêmes propriétés que le gaz naturel, et donc les mêmes usages.
L'unité de méthanisation co-gérée par Gilbert FOND obéit depuis le départ du projet à la logique de l'économie circulaire, mise en oeuvre dès la production laitière par l'exploitation : le lait est en effet livré à quelques kms seulement de Farnay, à l'usine SODIAL de la Talaudière.
Cela témoigne de l'investissement certes financier mais aussi humain des créateurs de l'unité de méthanisation, dans l'entièreté de la démarche, pour réduire les coûts, et l'empreinte carbone de l'activité agricole elle-même. L'unité de méthanisation actuellement en construction réunit 5 exploitations. Et deux emplois sont créés pour la faire fonctionner.
Au-delà de la production de gaz vert qui sera distribué notamment sur la commune de Saint Paul en Jarez, il va aussi sortir des résidus liquides qui deviendront de l'engrais "vert" et des résidus solides, le digestat, également utiliser pour fertiliser et amender les sols de la façon la plus naturelle.
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