Au sein d’un monde où la puissance du mal est à l’œuvre, les épreuves ne manquent pas, y compris pour les croyants. À l’annonce de l’exil, les habitants de Juda ont dû trembler et même sombrer dans le désespoir, surtout qu’ils étaient à la merci de la première puissance de l’époque, Babylone, puissance redoutable dont la « force » était son « dieu ». Lorsque nous voyons l’insécurité et la violence de nos villes et les horreurs de la guerre en Ukraine, en Arménie et en Israël, nous pouvons mieux comprendre la crainte, la détresse et l’angoisse qu’a pu appréhender le peuple de l’Alliance ! Quand on est au plus bas, il est tentant, si on croit encore en Dieu, de conclure qu’il est lointain, peu concerné par notre malheur et impuissant (12-14, 27) ! Et par la suite de chercher secours ailleurs : auprès des nations alliées (15) et de leurs princes (23), ou des idoles tellement plus visibles et plus proches (19, 20, 26), ou encore dans la sagesse humaine (13,14). Mais toutes ces solutions sont vaines et vouées à l’échec (17, 20, 24). (...)