LAUREL ET HARDY | CinéRires.
Les films du mythique duo Laurel & Hardy sur CinéMaRadio. Laurel et Hardy, premiers comiques du cinéma parlant.
Vous le savez tous certainement déjà , mais petit rappel, le gros sur l'image c'est Oliver Hardy, né en 1892, et le maigre c'est Stan Laurel, né en 1890. Dans les années 20, ils sont tous les deux acteurs dans des courts métrages muets de petite envergure, en tant que second rÎles ou vedettes. Mais séparément. En 1925, ils sont tous les deux engagés dans la société de production d'Hal Roach, un grand nabab de la comédie, qui a l'idée de les réunir deux ans plus tard, flairant le potentiel explosif d'un tel duo. Hardy, c'est le leader du duo, enfin le croit-il. Il est suffisant et prétentieux, il croit tout savoir, mais en fait ne sait pas grand chose. Laurel, lui est lunaire et constamment décalé par rapport à ce qui l'entoure. Chacun avait ses mimiques personnelles, qui sont rentrées dans la légende. Mais ce qui rend vraiment ce duo génial, c'est qu'aucun des deux n'était plus drÎle que l'autre. C'était l'alchimie du couple qui faisait rire le public, qui fit de Laurel & Hardy les comiques N°1 de la fin des années 20 et de toutes les années 30.
Ici pas de message social comme Chaplin, ou des recherches visuelles comme Keaton, juste de la vanne, de la vanne, de la vanne. Et ce grùce au duo qui multiplie les échanges et les disputes. Hardy malmÚne constamment son ami, qui en échange se met à pleurer ou se venge en lui donnant un coup de pied aux fesses.
Mais ce qu'on sait moins, c'est que Stan Laurel était également le concepteur des gags du groupe. C'est lui qui inventait constamment de nouvelles situations comiques, qui mettaient le duo en fùcheuse posture, pour notre plus grand plaisir. Si les premiers courts métrages du duo sont muets, ils deviennent vite parlants à partir de 1929, ils en tournent une cinquantaine jusqu'à 1935, c'est leur meilleure période.
ParallĂšlement, ils jouent Ă©galement dans une dizaine de longs mĂ©trages dont certains sont drĂŽles, et d'autres un peu moins, jusqu'en 1940, annĂ©e de leur brouille avec le producteur Hal Roach. Le souci c'est que si ce dernier s'est considĂ©rablement enrichi grĂące Ă ses deux vedettes, celles-ci, victimes d'un mauvais contrat, n'ont pas eu la mĂȘme chance.
A partir de 1940, ils signent donc un contrat beaucoup plus intéressant avec la Fox pour une série de films, qui malheureusement sont tous des échecs. La lune de miel de 10 ans avec le public s'est éteinte. AprÚs une derniÚre tentative pour retrouver le succÚs en 1951, avec le consternant Attol K, tourné en France, le duo jette l'éponge.
S'ils ne sont pas morts dans la misĂšre comme on l'a dit, le duo profita des quelques miettes que leur ont laissĂ©s les studios, pour vivre leur retraite paisiblement. De plus, jusqu'Ă leur mort, Laurel & Hardy sont restĂ©s amis, un bel exemple d'une amitiĂ© au dĂ©part forcĂ©e et professionnelle, et qui finit par devenir vĂ©ritable et durable. De plus, comme Chaplin, leur notoriĂ©tĂ©, si elle s'est arrĂȘtĂ©e assez vite de leur vivant, est toujours forte aujourd'hui, et le duo reste toujours aussi marquant et identifiable, mĂȘme auprĂšs des jeunes.
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