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Or


Pratique et peu cher, le plastique est absolument partout dans notre quotidien. Pourtant, il reste un produit toxique pour nos écosystèmes et pour l’homme. Seul 10 % du plastique au niveau mondial est recyclé, tout le reste est enfoui ou envoyé à la mer. Autre problème: le plastique, c’est du pétrole, donc sa production génère des gaz à effet de serre. Mais comment mieux lutter contre cette pollution? Y a-t-il vraiment des alternatives? Pour en parler, François Pitrel reçoit Jean-François Ghiglione, directeur de recherche au CNRS, dans ce nouvel épisode de La Question météo climat.
Cet été encore, canicule, sécheresse, incendies se sont multipliés. Derrière ces évènements, une même réalité: le changement climatique alimenté par nos émissions de gaz à effet de serre. Des émissions liées à un modèle économique fondé sur une idée simple: produire plus, consommer plus et ainsi faire croître notre économie. Mais peut-on continuer dans cette voie, dans un monde aux ressources finies? La question n’est pas nouvelle. En 1972, le rapport Meadows alertait déjà sur les limites à la croissance et, 50 ans plus tard, la démonstration est implacable: 7 des neuf limites planétaires sont déjà dépassées. Faut-il repenser notre obsession de la croissance? Comment engager une transition juste et à quoi ressemblerait en pratique une société de post-croissance? Dans ce nouvel épisode de La Question Météo Climat, Pénélope Ayrault reçoit Timothée Parrique, économiste et spécialiste de la décroissance. Auteur de La Science de la post-croissance, aux éditions Actes Sud.
On l’appelle “l’enfant terrible du Pacifique”. Cette année, on le surnomme parfois même “Super El Niño” ou encore “El Niño Godzilla”, de quoi nous faire trembler un peu. Pourtant, El Niño, c’est un phénomène parfaitement naturel. C’est une variation naturelle du climat qui revient tous les deux à sept ans dans l’océan Pacifique, avec des mouvements inhabituels de vent et d’eau chaude. El Niño, il démarre généralement au printemps, s’amplifie à l’automne pour atteindre un pic en décembre, d’où il tient d’ailleurs son nom en rapport avec l’enfant Jésus: El Niño, qui signifie enfant. Mais si on en parle autant, c’est qu’il survient forcément avec son lot de conséquences. Il fait son retour cette année et on lui attribue déjà des incendies en Indonésie ou l’absence de poissons pour des pêcheurs péruviens. Et en plus, El Niño peut affecter d’autres régions plus éloignées du Pacifique. On peut se demander : est-ce qu’un El Niño d’une intensité inédite, comme ce qui est prédit aujourd’hui, peut menacer l’Europe ou la France? Est-ce que, dans un climat déjà éprouvé par le changement climatique, il faut craindre l’arrivée d’un tel phénomène et est-ce que 2027 sera forcément extrêmement chaude? Dans ce nouvel épisode de La Question météo-climat, Salomé Robles reçoit Myriam Khodri, directrice de recherche au Laboratoire d’océanographie et du climat.
100.000 hectares ont brûlé en France lors de cet été 2026. C’est dix fois la surface de Paris. Il y a eu ce gigantesque feu en Gironde, près de 40.000 hectares à lui tout seul. Mais aussi des feux dévastateurs dans le Var, les Pyrénées-Orientales, dans les Landes et à Fontainebleau. Mais aurait-on pu éviter que ces feux ne deviennent des monstres?
Brigitte Musch, cheffe du département des ressources génétiques forestières à l'ONF, répond à François Pitrel dans ce nouvel épisode de La Question météo climat.
[REDIFF] L'été 2025 a été marqué par de nouveaux records de chaleur: 42°C à Bergerac, 41,6°C à Bordeaux... Sur les dix dernières années, 78% des stations de Météo France ont connu leur record de température. Dans les années à venir, il faut s'attendre à des vagues de chaleur plus longues et plus intenses. Mais notre corps peut-il vivre à des températures aux alentours de 50°C? Dans cet épisode, François Pitrel reçoit Christian Clot, explorateur et chercheur. Il a conçu "Climate sense", un camion qui propose au public de vivre l'expérience d'un monde sous ces températures caniculaires.
Selon l’IPBES, un groupe international d’experts sur la biodiversité : "des pandémies futures vont apparaître plus souvent, se propageront plus rapidement, causeront plus de dommages à l’économie mondiale et tueront plus de personnes que le Covid-19 à moins que l’approche globale de la lutte contre les maladies infectieuses ne soit modifiée".
La menace de nouvelles épidémies qui plane au-dessus de nos têtes vient en grande partie de ce que l’on appelle les zoonoses : les maladies qui se transmettent entre les animaux et les humains. D’après l’OMS, 60 % des maladies infectieuses humaines ont une origine animale et ce pourcentage monte même à 75 % si on se concentre sur les 30 dernières années. Parmi ces zoonoses, on peut citer le célèbre Ebola, le Mpox ou encore la maladie de la vache folle, sans oublier le Covid-19, qui a fait des millions de morts à travers le globe. On le sait, les humains prennent de plus en plus d’espace et empiètent sur celui des animaux. On estime à peu près que 75 % de la surface terrestre a été dégradée de manière significative par l’humanité. Chiffre qui inclut la déforestation, l’urbanisation ou encore ces écosystèmes convertis en terres cultivées. Et tout ça couplé à l’élevage intensif ou encore au commerce international, ça facilite la circulation des agents pathogènes et ça favorise le contact entre animaux et humains et donc la transmission de zoonoses. Dans ce nouvel épisode de La Question météo climat, Salomé Robles reçoit l’écologue Philippe Grandcolas, directeur de recherche au CNRS.
Étudier la fonte des glaces pendant 80 jours en Antarctique, c’est la mission de l’explorateur Matthieu Tordeur et de la glaciologue Heïdi Sevestre. Une traversée du continent blanc dans des conditions extrêmes, loin de toute présence humaine. Derrière cet exploit, il y a surtout une mission scientifique : comprendre ce que la glace raconte du climat passé et futur. Que nous apprend l’Antarctique sur les trajectoires possibles du climat de demain ? Heïdi Sevestre répond aux questions de Pénélope Ayrault dans cet épisode de La Question météo climat.
Imaginez-vous en 2055 et, pour la première fois en 200 ans, le monde qui s’est construit sur le développement des énergies fossiles prend fin. Fini le pétrole, ou presque, fini le gaz, ou presque, fini le charbon, ou presque… L’humanité a arrêté de rejeter dans l’atmosphère plus de CO2 que ce que la Terre ne peut absorber. Est-ce à dire que le réchauffement climatique est terminé? Non, mais il va donc arrêter de s’aggraver pour la première fois. Pour en arriver là, le chemin a été long et nos sociétés occidentales ont modifié beaucoup de choses. C’est dans cette fiction scientifique que nous emmène Magali Reghezza, géographe et autrice du livre “Bienvenue en 2055 dans un monde neutre en carbone”, aux éditions du Seuil. Elle est l’invitée de François Pitrel dans ce nouvel épisode de La Question météo climat.
On se souvient de la Gironde en 2022 ou, plus récemment l’été dernier, du feu de végétation qui a franchi les portes de la ville de Marseille pour atteindre plusieurs quartiers d’habitation. Mais ces dernières années, il y a aussi eu les monts d’Arrée dans le Finistère, les Vosges ou encore la forêt de Fontainebleau. Autant de territoires qui, dans l’imaginaire collectif, ne brûlent pas. Quand on pense aux grands feux de forêt, on pense effectivement au sud de la France ou même surtout à l’Australie, à la Californie, mais beaucoup moins à la Bretagne. Et pourtant, en France, entre 1980 et 1997, la politique de lutte contre les feux avait permis de diviser par 5 les surfaces dévastées, mais depuis les années 2020, elles repartent à la hausse.
En cause : le changement climatique. Avec la hausse des températures et parfois les changements de régime de pluie, il crée des conditions de plus en plus propices aux départs de feu, notamment avec une végétation plus sèche. Conséquence : avec ces températures toujours plus chaudes, le risque de feu se généralise à l’ensemble du pays et, en plus, la saison s’allonge avec un démarrage plus précoce et une fin plus tardive en automne. Le lieutenant-colonel Eric Brocardi, porte-parole de la fédération nationale des sapeurs-pompiers de France, est l’invité de Salomé Robles dans La Question météo climat.
Le mondial de football est le plus grand événement sportif de l’année. En 2022, la finale avait été regardée par plus d’1 milliard de téléspectateurs. C’était au Qatar et déjà les critiques pleuvaient sur l’événement organisé dans des stades sur des pelouses climatisées, construits pour l’occasion par des ouvriers exploités et dans un pays où faire pousser du gazon relève de la performance. Mais la puissance du spectacle sportif, le suspense de cette finale entre les Français et les Argentins ont fait taire ces critiques. Que penserez-vous de cette nouvelle édition 2026 organisée entre trois pays : USA, Mexique et Canada, avec des déplacements en avion pour 48 équipes alors que c’était 32 avant et avec un nouveau sponsor, Aramco, la société saoudienne de production de pétrole.
Les grands événements sportifs, comme les JO, ont un impact de plus en plus important. Même ceux de Paris : une fois les estimations des organisateurs faites, on se rend compte que c’est 13 millions de tonnes de CO2 qui ont été induites par l’organisation de ces jeux. Laurent Castaignède, ingénieur et auteur du livre « Le revers de la médaille » sur l’empreinte environnementale du sport aux éditions Ecosociété, est l’invité de François Pitrel dans La Question météo climat.
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