À ce moment-ci de sa lettre, l’apôtre semble vouloir faire une pause comme pour laisser ses lecteurs digérer les révélations qu’il vient de faire à propos du plan de Dieu. Juif lui-même, il est en mesure d’apprécier le choc que cette concitoyenneté des non-Juifs avec les Juifs peut provoquer chez les uns et les autres. Les Écritures annonçaient certes la réunion des nations païennes au peuple d’Israël, mais celui-ci la considérait davantage comme un assujettissement et non comme une union d’égal à égal. Il ne s’agit donc pas d’une énigme indéchiffrable, mais d’une vérité secrète destinée à être dévoilée au moment opportun. Les termes sont clairs : Juifs et non-Juifs partagent le même héritage, la même dignité, la même destinée grâce au sacrifice de la Croix. (...)