Voilà la vallée du Panshir, un étroit défilé qui grimpe vers des villages tapis sur le versant des montagnes. Jamais l’armée soviétique, ni les talibans entre 1996 et 2001 n’ont réussi à y pénétrer. Et aujourd’hui encore, la vallée du Panshir refuse de se soumettre. Elle est, au nord-est de Kaboul, à trois heures et demie en voiture de la capitale et en bordure du massif de l’Hindu Kush, la seule région d’Afghanistan à rester hors de portée des fondamentalistes.