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Charles ROJZMAN, philosophe, professeur de littérature en Allemagne, pionnier dans le domaine de la violence sociale et de l’éducation à la démocratie. Auteur de La société malade - comment éviter la guerre civile, échec du vivre ensemble, chaos identitaire (Fyp éditions)
Nul ne conteste que l’incommunicabilité est un trait saillant de notre société fracturée en bulles idéologiques et en territoires étanches les uns aux autres. Les riches se barricadent, les pauvres se battent pour survivre, une sorte de loi de la jungle progresse et c’est par comparaison avec le « monde d’avant » que l’on mesure que quelque chose s’est défait dans notre pays. Deux périls se partagent ce nouvel espace en friche : le nihilisme et le fanatisme : « d’un côté des âmes errantes qui ne croient plus rien, ne désirent plus rien », pas même des enfants ; de l’autre « des âmes assoiffées de certitudes, prêtes à mourir et à tuer pour une vérité unique », déplore Charles Rojzman. Au milieu se trouve une humanité perdue et un vivre-ensemble impossible – qui se ramène à un slogan creux, à une injonction à tenir debout quand plus rien ne tient. Cette réalité n’est pas juste une illusion, comme le dit le titre d’un film. Ce qui importe, c’est de ne pas se laisser emporter par le pessimisme mais de mettre en pratique une « thérapie sociale », celle que Charles Rojzman a déjà expérimentée entre juifs et arabes au Proche-Orient, noirs et blancs aux États-Unis ou encore au Rwanda et au Caucase. Cet expert en guerre civile mérite d’être entendu pour que, chez nous, ce qui est peut-être déjà dans les têtes ne se traduise pas dans les rues.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
By Louis DaufresneCharles ROJZMAN, philosophe, professeur de littérature en Allemagne, pionnier dans le domaine de la violence sociale et de l’éducation à la démocratie. Auteur de La société malade - comment éviter la guerre civile, échec du vivre ensemble, chaos identitaire (Fyp éditions)
Nul ne conteste que l’incommunicabilité est un trait saillant de notre société fracturée en bulles idéologiques et en territoires étanches les uns aux autres. Les riches se barricadent, les pauvres se battent pour survivre, une sorte de loi de la jungle progresse et c’est par comparaison avec le « monde d’avant » que l’on mesure que quelque chose s’est défait dans notre pays. Deux périls se partagent ce nouvel espace en friche : le nihilisme et le fanatisme : « d’un côté des âmes errantes qui ne croient plus rien, ne désirent plus rien », pas même des enfants ; de l’autre « des âmes assoiffées de certitudes, prêtes à mourir et à tuer pour une vérité unique », déplore Charles Rojzman. Au milieu se trouve une humanité perdue et un vivre-ensemble impossible – qui se ramène à un slogan creux, à une injonction à tenir debout quand plus rien ne tient. Cette réalité n’est pas juste une illusion, comme le dit le titre d’un film. Ce qui importe, c’est de ne pas se laisser emporter par le pessimisme mais de mettre en pratique une « thérapie sociale », celle que Charles Rojzman a déjà expérimentée entre juifs et arabes au Proche-Orient, noirs et blancs aux États-Unis ou encore au Rwanda et au Caucase. Cet expert en guerre civile mérite d’être entendu pour que, chez nous, ce qui est peut-être déjà dans les têtes ne se traduise pas dans les rues.
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