La Story Nostalgie

La Story Nostalgie

By Nostalgie BelgiqueMusicMusic History
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La Story Nostalgie episodes

  • Top Gun, l'été 1986 où le cinéma et la musique ont changé les règles du jeu
    Nous sommes en 1986, dans un magasin de disques de Louvain-la-Neuve. Un étudiant commande toute une caisse d'un album de musique de film encore inconnu : la bande originale de Top Gun.

    Dans cette Story Nostalgie, Brice Depasse raconte comment ce blockbuster de Tony Scott a changé pour toujours le rapport entre cinéma et musique. Avec Danger Zone de Kenny Loggins en ouverture, les synthétiseurs et les ballades radio-friendly calibrées au millimètre, Top Gun inaugure une ère nouvelle : celle où un film est construit avec sa musique, et non plus simplement illustré par elle.

    Pour la première fois, les industries du cinéma et du disque avancent main dans la main, de façon volontaire et systématique. Une formule qui deviendra la signature de la fin des années 80, déclinée ensuite dans Dirty Dancing, Cocktail, Pretty Woman ou Robin des Bois, Prince des voleurs.

    La bande originale n'est plus le souvenir d'un film aimé. Elle est désormais un produit à part entière.
    4 min
  • Top Gun et Tom Cruise : comment Maverick a conquis toute une génération en 1986
    L'été 1986 réserve une surprise totale : ce n'est ni un chanteur, ni un sportif, ni un personnage de la vraie vie qui s'impose comme nouveau modèle d'une génération, mais un pilote de chasse hollywoodien nommé Maverick, interprété par Tom Cruise dans Top Gun.

    Dans cet épisode de La Story Nostalgie, Brice Depasse raconte comment le film a envahi les cours de récréation, les bureaux et les cafétérias dès le lundi matin suivant sa sortie. Lunettes Ray-Ban, blouson d'aviateur, allure conquérante : ce que les adolescents achètent, c'est avant tout une façon de se tenir, une assurance nouvelle face aux autres.

    L'impact dépasse largement la mode : la marine américaine elle-même constate une hausse spectaculaire des demandes de renseignements après la sortie du film. Et Brice Depasse rappelle que ce pouvoir immense du cinéma de transformer un personnage de fiction en modèle générationnel n'est pas nouveau, de Marlon Brando à Tom Cruise dans Risky Business en 1983, porté par la musique de Phil Collins.

    Une époque où, en sortant de la salle, on avait le sentiment de pouvoir conquérir le monde.
    4 min
  • La Story Nostalgie : l'été 1986, Top Gun et la génération qui a grandi avec le monde
    Juin 1986. Tom Cruise devient une star mondiale avec Top Gun. Mais pendant que les réacteurs rugissent sur grand écran, une génération de jeunes Belges vit un été ordinaire, entre la digue de La Panne, un camping dans le sud de la France et les radios francophones. Brice Depasse raconte cette génération particulière, l'une des premières à grandir dans le même univers que le reste du monde occidental : mêmes films, mêmes clips, mêmes chansons qu'à Londres, Paris ou Los Angeles. Freddie Mercury, David Bowie, Madonna, Caroline Loeb... Un été de 1986 qui ne se savait pas encore mythique. Et pourtant, 40 ans après, les souvenirs sont là, intacts. La Story Nostalgie, avec Brice Depasse.
    4 min
  • Tom Cruise et Top Gun : l'histoire de la naissance d'une superstar mondiale en 1986
    En juin 1986, l'Amérique fait rêver la planète entière. Madonna, Prince, Michael Jackson et Bruce Springsteen dominent les ondes, et Hollywood enchaîne les succès. C'est dans cet été électrique que sort Top Gun, le film qui va propulser Tom Cruise au rang de superstar mondiale.


    Mais avant d'incarner le beau pilote de chasse Maverick, Tom Cruise a eu un parcours pour le moins chaotique. Enfant dyslexique élevé dans une famille modeste, il a déménagé des dizaines de fois, fréquenté de nombreuses écoles et même envisagé de devenir prêtre avant de découvrir le théâtre.


    Dans La Story Nostalgie, Brice Depasse retrace les étapes clés qui ont mené Tom Cruise vers la gloire : son rôle secondaire dans The Outsiders de Francis Ford Coppola, aux côtés de Matt Dillon, Patrick Swayze, Emilio Estevez, Ralph Macchio et Rob Lowe, puis le succès de Risky Business et l'échec de Legend signé Ridley Scott.


    À 23 ans, il ne lui manquait plus qu'un avion de chasse. Top Gun allait lui offrir bien plus que ça.
    4 min
  • Pop Corn : Le tube au Minimoog qui a révolutionné la musique électronique
    En cet été 1972, Eddy Merckx gagne le Tour de France pour la quatrième fois, les hommes vont toujours sur la Lune régulièrement, Michel Polnareff et Michel Fugain chantent les vacances comme personne et pourtant c’est un titre instrumental pas banal qui nous trotte dans la tête. Ou plutôt un son, un son marrant qui va devenir un tube. Et il porte un nom bizarre qu’on n’a jamais entendu : Pop Corn.

    C’est quoi un Pop corn ? Ben on ne va pas tarder à découvrir cette friandise dont les Américains s’empifrent depuis longtemps, spécialement au cinéma. Vous vous rendez compte ! Manger pendant qu’on regarde un film, ces Amerloques quand même, ils ne savent rien faire comme les autres. Des chocolats glacés, c’est bon pour les gosses, et encore pendant l’entr’acte. Mais pas pendant un film !

    Et donc voilà que ce Pop Corn est le titre d’un morceau de musique qui nous fascine parce que c’est vrai qu’on n’a jamais entendu un son pareil. Il vient en fait d’un instrument dont on parle encore très peu : le synthétiseur, un appareil électronique qui produit des sons artificiels. Et ce synthétiseur particulier a été construit par un monsieur qui s’appelle Robert Moog et qu’il a miniaturisé, voilà pourquoi on l’appelle Minimoog.

    Derrière le nom de groupe bizarre Hot Butter se cache un jazzman de cinquante ans nommé Stan Free, qui fait des reprises au Minimoog. Et parmi ces reprises il y a un titre composé et enregistré trois ans plus tôt par un certain Gershon Kingsley, le tout premier à enregistrer un disque avec le Minimoog. Mais voilà, ce Kingsley n’est pas le King des arrangements, c’est de la musique pour grands magasins ; il manque au morceau du peps, que va lui donner Stan Free.

    Et donc un tas d’autres types qui ont un Mini Moog dans leur studio vont y aller de leur reprise tant et si bien qu’on va finir par ne plus s’y retrouver chez le disquaire. Il en est sorti de toutes les sortes des Pop Corn, croyez-moi, c’est comme dans les rayons des grands magasins aujourd’hui.

    Et donc vous savez désormais, au cas où vous voudriez vous rendre au paradis des tubes oubliés, que la meilleure sauce pour assaisonner vos Pop Corn, c’est le beurre fondu, le Hot Butter de Stan Free et que c’est du 50 ans d’âge, 54 déjà, le premier tube mondial de musique électronique. Et je vous prie de croire qu’en 1972, il n’y avait que des auteurs de science-fiction pour affirmer qu’un jour on n’écouterait plus que de la musique électronique.
    4 min
  • 40 ans après Mexico 86, Brice Depasse vous raconte la création de l'hymne éternel du Grand Jojo
    En juin 1986, la Belgique a vécu l'une des aventures sportives et musicales les plus marquantes de son histoire lors de la Coupe du Monde au Mexique. Ce podcast raconté par Brice Depasse retrace les coulisses de cette "belle et terrible aventure" où, pour la première fois, les Diables Rouges atteignaient la petite finale du mondial.

    La genèse d'un tube : d'Anderlecht au Mexique Tout commence un an plus tôt avec une collaboration entre le producteur hollandais Hans Custers et le Grand Jojo, supporter emblématique d'Anderlecht. Custers propose au chanteur de créer un hymne pour le club bruxellois, inspiré des chants de supporters néerlandais. Le résultat est "Anderlecht Champion", un succès immédiat dont le refrain scandé fait vibrer les tribunes du stade Constant Vanden Stock.

    Lorsque la Belgique se qualifie "par un trou de souris" pour le Mondial 86 après un match de barrage épique contre la Hollande, l'idée germe d'adapter ce succès pour l'équipe nationale. Le célèbre "Allez, allez, allez" devient "Olé, olé, olé" pour coller à l'ambiance mexicaine. Anecdote savoureuse : le rythme entraînant de la chanson aurait été inspiré par celui d'une machine à laver en marche, écouté par les deux amis dans une buanderie.

    Un tournoi héroïque et des ventes records Le début de la compétition au Mexique est laborieux. Après une défaite contre le pays hôte et des résultats mitigés, la Belgique se qualifie de justesse pour le second tour en tant que "meilleur troisième". C'est alors que l'incroyable se produit. Le 15 juin 1986, lors d'un huitième de finale d'anthologie contre l'URSS, les Diables s'imposent 4-3 après prolongations dans un suspense insoutenable.

    Ce miracle sportif déclenche une véritable hystérie en Belgique. Dès le lendemain, les disquaires sont pris d'assaut pour acheter le single du Grand Jojo ; les usines de pressage doivent travailler jour et nuit pour répondre à la demande sans précédent. La ferveur s'accentue après le quart de finale contre l'Espagne. Dans la chaleur de Puebla, après un match fermé, la Belgique l'emporte aux tirs au but grâce à un arrêt décisif de Jean-Marie Pfaff et au tir final de Leo Van der Elst.

    Une apothéose historique Bien que stoppés en demi-finale par l'Argentine de Maradona (2-0), les Diables rentrent au pays la tête haute. Le 30 juin, plus de 100 000 personnes accueillent l'équipe entre Zaventem et la Grand-Place de Bruxelles. Le Grand Jojo, présent au balcon aux côtés des joueurs et reçu par le roi Baudouin, reçoit une ovation historique.

    Le succès de "E Viva Mexico" dépasse alors largement les frontières belges. Le refrain "Olé, olé, olé" entre dans le domaine public, repris par des supporters du monde entier et même par les Rolling Stones lors de leurs tournées.

    L'héritage d'une année dorée L'année 1986 restera comme celle où la Belgique a changé de dimension, portée par cette épopée sportive, mais aussi par sa victoire à l'Eurovision. Le Grand Jojo, avec son don pour croquer des personnages populaires en quelques lignes, est célébré comme un auteur dont la plume, souvent sous-estimée, a su capturer l'âme d'un pays qui, pour la première fois, se regardait avec fierté.
    23 min
  • Soft Cell : Les rois de la New Wave cachés derrière l'ombre de « Tainted Love »
    Bienvenue au paradis des tubes oubliés. Ils sont tous là, à attendre une petite prière sous la forme d’une écoute en streaming et pourtant vous ne les écoutez pas, ou plus, ou mieux, vous n’en avez jamais entendu parler, alors qu’iriez-vous faire sur la page de ces artistes qui n’ont connu qu’un seul hit !

    Et parmi tous ces artistes censés n’avoir connu qu’une unique heure de gloire, le groupe Soft Cell est sûrement celui compte le plus de tubes oubliés.

    Soft Cell, c’est bien sûr, Tainted Love.

    L’histoire de ce duo électro new wave du nord de l’Angleterre est bien connue. La reprise d’une chanson anglaise façon Motown qui n’avait pas marché dans les années 60 et qui devient le plus grand hit de l’année 1981 à l’échelle de la planète, empochant un record de durée dans le Billboard américain et du nombre de 45 Tours vendus en Grande-Bretagne.

    Et le suivant ? Ben six mois plus tard N°4 … Bedsitter, et puis le suivant ? N°4 … Say hello wave goodbye, le suivant N°2 … Torch, et le suivant ? N°3 What !

    Ça vous étonne, hein ? Et pourtant, Soft Cell, c’est alors LE groupe de New Wave ! Oui mais c’est bizarre ! Ah ben justement, être bizarre, c’est la clé pour se faire entendre, passer à la radio et à la télé en Angleterre, en 1981 et 82. Le label qui les a sous contrat s’appelle d’ailleurs Some Bizarre. Le succès de Soft Cell est tel, alors, que le patron du label refile un autre groupe qui les sollicite à un pote fan d’électro car il n’a pas le temps de s’en occuper, le groupe s’appelle Depeche Mode.

    Alors pourquoi les autres chansons de Soft Cell ne sont-elles pas restées dans nos têtes, ne se sont pas installées avec les années dans le grand inconscient collectif de notre Pop Culture ? Et bien parce que justement Some Bizarre est un label indépendant et que beaucoup de firmes de disques étrangères comme en Belgique, en France, n’ont pas joué le jeu. Si cela avait été une multinationale, la chose aurait sans doute été différente mais Soft Cell, comme les Korgis d’ailleurs, ne joue pas, ou très peu, en public. Nous ne serons pas très nombreux à voir leur unique concert belge au Manhattan à Leuven début 1983.

    Alors oui, quatre tubes énormes et consécutifs mais uniquement en Grande Bretagne et en Irlande, ce qui est déjà pas mal, si vous les comparez à des artistes français. Mais voilà, c’est Depeche Mode et Simple Minds qui ont pris toute la place et trusté les ventes de disques à partir de là. Alors on est passé à côté de quoi, allez-vous me dire ? Des chansons formidables, qui attendent votre curiosité, comme celle-ci, c’était en 1982, c’était bizarre mais qu’est-ce qu’on a aimé ça.
    4 min
  • Plastic Bertrand : Plus qu'un éclair punk, une machine à tubes
    A chaque fois que j’entends des gars ranger Plastic Bertrand dans la catégorie des artistes qui ont fait un tube et puis plus rien, ça m’énerve. C’est vrai, comment ignorer qu’après le phénomène planétaire de Ca plane pour moi qui a détrôné les Sex Pistols dans l’imaginaire que le grand public avait du punk, il y a eux cinq autres tubes, en France et en Belgique, en moins de trois ans.

    Vous connaissez sans doute l’histoire racontée par le créateur de la chanson, feu Lou Deprijck, alors la voix du Two Man Sound, qui connaissait aussi un succès considérable dans le monde. Et ben oui, la firme de disques veut un successeur à Ca plane pour moi. Et un album.

    Et comme il est du sérail, du monde des producteurs, et que c’est le pactole, ben, Lou ne va pas dire non. C’est donc la raison pour laquelle si vous avez connu l’époque, vous connaissez inévitablement cette chanson Super Cool, et celle-là, Sentimentale-moi, et puis … Houla Hop, et encore Téléphone mon bijou, et puis aussi cette improbable collaboration avec un membre de Telex … Tout petit la planète …

    Ah on est bien loin du punk, là. Il est vrai que le punk, en tant que musique et mouvement, et surtout le son, tout le monde s’en est vite éloigné, il suffit d’écouter la discographie des Clash ou Police pour s’en convaincre.

    Pourtant, le duo pygmalion Deprijck Plastic Bertrand remet le couvert devant toutes les caméras de télévision et sur les radios. Car si Ca plane pour moi a été le grand N°1 de l’année, son successeur a été N°4 et a aussi traversé les frontières de la Belgique et de la France, et pas seulement grâce aux longues ondes.

    Pour ceux qui s’en souviennent, quand on l’a entendu, on ne l’a pas cru, puisque c’est une reprise électrique et speedée d’une chanson de Dalida. Dalida ! En 1978, alors que Téléphone secoue la chanson française, Dalida et le punk, c’est l’eau et le feu. On crie d’autant plus au casse-cou que le successeur d’un immense tube est celui qui, en cas de réussite, lance définitivement la carrière d’un artiste, celui qu’il ne faut pas manquer car sinon, c’est les oubliettes.

    Mais ça marche ! Qui y a vu une référence à Johnny Hallyday qui faisait d’une chanson de Dalida son premier tube au premier single ? … T’aimer follement … il avait d’ailleurs remis ça avec un Petit Bikini … Alors pas sérieux le Plastic Bertrand, si le taulier l’avait déjà fait ? Et quand on sait que quelques mois plus tard, le bassiste des Sex Pistols reprendra My Way de Frank Sinatra … En tout cas, c’est un carton, et Plastic Bertrand devient une vedette, un copain d’une nouvelle époque. Et si Bambino figure aujourd’hui au Paradis des tubes oubliés, qu’est-ce qu’on l’a entendu à la radio et vu à la télé.
    4 min
  • The Korgis : Bien plus qu’un slow mythique au pays de la New Wave
    Pour tous ceux qui se posent la question de savoir où vont tous les hits qu’on n’entend plus jamais, je leur dis : ben, au paradis des tubes oubliés. Car oui, ça s’oublie, des tubes. Tellement que je retrouve très souvent dans des listes de One Hit Wonders, ceux qui n’ont connu qu’un seul hit, des gens qui n’ont rien à y faire.

    Allez au hasard, début des années 80, on a tous été babas du même groupe anglais qui nous faisait le coup du slow façon La Boum mais à la puissance dix, version New Wave …

    Et aujourd’hui, un tas de gars qui devraient se renseigner s’ils n’ont pas vécu l’époque, disent qu’ils n’ont fait qu’un seul hit et puis ont disparu, après ce premier succès.

    Déjà, pour le groupe The Korgis, ce n’était pas leur premier succès en Grande-Bretagne. Et non. Cela faisait des années que le duo moteur, voix, guitariste et clavier, du groupe existait. Depuis la fin des années 60, pour tout vous dire. Le groupe s’appelle alors Stackridge, un de leurs albums produit par George Martin, le 5ème Beatles, a même connu un joli succès en Grande-Bretagne, en 1973.

    Mais voilà, séparation en 1976, deux années passent, et revoici notre duo qui recrute deux autres musiciens pour relancer la machine, cette fois sous le nom de Korgis. Et là, bingo ! Nouveau hit avec ce titre que tous les British des 70’s connaissent … If I Had You… C’est plutôt pas mal, non ?

    Si la chanson n’arrive pas jusque dans la partie francophone de la Belgique, et la France, probablement trop occupée à écouter ce que Paris nous envoie, l’arrivée en force de la New Wave avec Orchestral Manoeuvres et Gary Numan change complètement le son des Korgis sur l’album suivant, qui submerge d’émotion tous ceux qui ont une âme romantique…

    Il est question un temps que les Korgis fassent la première partie de la tournée de Peter Gabriel, cette année-là, il faut dire qu’ils utilisent sur leurs chansons ses synthés dont son précieux Fairlight, et que son batteur joue aussi souvent avec eux.

    En tout cas, avec les Buggles, Ph.D, New Musik, M, Jona Lewie, les Korgis font partie de cette vague d’artistes britanniques actifs depuis longtemps à surfer sur le son de la New Wave. Et s’il est vrai que le single suivant n’a pas connu le même succès que l’immortel Everybody’s Got To Learn, le 45 Tours doit encore se trouver dans pas mal de maisons en France et en Belgique francophone. On en a perdu le souvenir, probablement parce qu’il y avait trop de choses géniales dans le Top à ce moment. Un embouteillage de trouvailles à la hauteur de la créativité foisonnante des artistes d’une époque où on créait la musique qu’on avait dans la tête. Et non pas en se préoccupant de répondre aux attentes d’un grand public imaginaire, sorti de données statistiques ou de playlistes radios qui n’existaient pas.
    4 min
  • Michael Jackson : Le numéro 1 fantôme qui a défié les lois du temps
    Depuis le temps déjà lointain où le mot hit a pris une signification, depuis cette époque où, il y a plusieurs générations, on s’est mis à vendre beaucoup de disques, il y a eu tant de succès que certains, on ignore pourquoi, ont disparu. Soit parce que leur son ou leur style est devenu complètement désuet … soit parce que … ben, pour des raisons de pur bizness, de visibilité. C’est pourquoi cette semaine, je vous propose une promenade pas banale, au paradis des tubes oubliés.

    Et tenez, quoi de plus explicite que de commencer avec l’artiste qui détient tous les records, Michael Jackson. Chez lui, on est bien d’accord, tout s’est transformé en or. Et ben, non.

    Ainsi, au milieu des années 70, c’en est déjà fini pour lui et ses frères. Cinq ans plus tôt, les Jackson 5 ont fait l’histoire en débutant leur carrière par quatre N°1 consécutifs. Michael, le petit prodige qui chante avec le talent d’un adulte et danse aussi bien que James Brown, n’a alors que douze ans et on dit déjà que ça ne va pas durer. C’est vrai, le public se lasse vite des adolescents, tout d’abord parce qu’ils changent ensemble, leurs intérêts en premier, et puis ensuite, parce qu’avec l’âge, le charme étonnant de la précocité disparaît.

    Et de fait, en 1975, quand le nouvel album de solo de Michael Jackson paraît à la Motown, la firme qui les a révélés, a cru en eux, et ben le single ne rentre même pas dans le Top américain. Et donc, la fidèle Grande-Bretagne, plus grand marché du disque au monde par tête d’habitant, ne le sort même pas.

    Quatre ans plus tard, après une traversée du désert pour les frères Jackson, un changement de maison de disques et un arrêt de sa carrière solo, Michael revient à l’âge de 19 ans avec un son révolutionnaire et des chansons à tomber à la renverse qui explosent le Billboard américain.

    Alors, à la Motown, on se dit qu’il faut profiter de cette aubaine en resortant de vieux disques de Michael. C’est d’autant plus évident qu’au début des années 80, à part le retour miraculeux de Diana Ross, les affaires ne se portent pas très bien pour le label soul historique.

    Evidemment, la voix de Michael a changé, et puis surtout, la musique. Alors, logiquement, le 45 Tours poussé en radio ne passe pas aux Etats-Unis. Mais en Angleterre, est-ce les quelques rééditions de vieux hits qui ont marché, ou le succès de la vague ska rétro, ou encore le Stars on 45, le 45 Tours de Michael Jackson est N°1. Et on a beau trouver un peu étrange la voix de Michael sur ce nouveau single, car on n’a pas d’info, rien à faire, on le trouve irrésistible surtout sur la piste de danse pendant les séries de slows.

    Et puis vous savez, l’année suivante ce sera l’album Thriller, et comme ce hit de 1981, enregistré en 1974, n’est pas dans le catalogue de la maison Sony Sonic ni dans les préoccupations de l’artiste lui-même, il ne figurera sur aucune compile par après et on n’entretiendra pas son souvenir. Pourtant, il reste dans la tête de nombre d’entre ceux qui ont vécu cette époque, un jour dans leur vie … et croyez-moi, il plaît toujours autant. Il suffit de le faire tourner …
    5 min

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Depuis plus de 20 ans, Brice Depasse vous emmène dans les coulisses des légendes du rock, de la pop, et des années 70 et 80 dans. Ce podcast incontournable vous fait voyager à travers les époques, en…

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