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Or
La surveillance algorithmique va se généraliser. Avec les jeux olympiques, on en a beaucoup entendu parler en France.
Vous savez que vous êtes déjà filmé en permanence dans l’espace public. Comment sont exploitées ces captations ?
Qui les visionne ? C’est des personnes qui regardent, c’est un algorithme ? Qui a le droit d’en disposer et pourquoi ?
La vidéosurveillance et la vidéosurveillance algorithmique sont deux concepts liés, mais distincts.
Vidéosurveillance : Il s’agit de la mise en place de caméras de surveillance pour capturer des images et des vidéos dans des lieux publics ou privés. L’objectif principal est de prévenir et de détecter les infractions, ainsi que de garantir la sécurité des personnes et des biens. Il faut un humain pour exploiter les images.
Vidéosurveillance algorithmique (VSA) : La VSA est une évolution de la vidéosurveillance traditionnelle. Elle utilise des algorithmes pour analyser les images et les vidéos capturées par les caméras, afin de détecter des événements spécifiques, tels que des mouvements suspects, des incendies, ou des personnes non autorisées. La VSA peut également être utilisée pour reconnaitre des objets, des personnes ou des véhicules, et pour suivre leur trajectoire.
C’est l’ordinateur et son logiciel qui déterminent les faits. C’est sur ce point que réside le débat.
La généralisation de la vidéosurveillance algorithmique (VSA) soulève plusieurs enjeux éthiques et sociétaux importants, notamment en termes de libertés individuelles, de risques de dérives et d’efficacité du dispositif.
Voici quelques points clés à considérer :
En résumé, la généralisation de la VSA soulève des questions complexes qui nécessitent un débat démocratique approfondi. Il est essentiel de peser soigneusement les avantages potentiels de cette technologie en matière de sécurité, face aux risques qu’elle représente pour les libertés individuelles et la vie privée. Il faut aussi tenir compte de son efficacité, qui est loin d’être prouvée.
Pendant les Jeux Olympiques de Paris 2024, un seul algorithme, Cityvision de la société Wintics, a été testé dans le cadre de l’expérimentation de la vidéosurveillance algorithmique (VSA).
Quels mots sur la société wintics. Leurs solutions sont utilisées par de nombreuses collectivités déjà. Il indique 2000 caméras connectées. Les serveurs sont installés chez les clients.
La société indique sur son site que tout est conçu en France. Selon la dernière AG, les actionnaires sont les fondateurs uniquement. On est bien dans le cadre d’une entreprise souveraine. C’est rassurant pour les données collectées.
Il est important de noter que plusieurs prestataires de VSA avaient répondu à l’appel d’offres initial, et que le ministère de l’Intérieur en avait initialement sélectionné trois (Wintics, Videtics et Chapsvision). Cependant, seul le logiciel Cityvision a été finalement utilisé pour l’expérimentation lors des JO.
Les tests ont été réalisés sur la moitié seulement des cas d’usage autorisés. De plus, certaines possibilités offertes par la loi, comme l’analyse d’images prises depuis des drones, n’ont pas été mises en œuvre en raison d’une maturité technologique insuffisante. L’expérimentation n’a donc pas permis de dresser un bilan complet sur la pertinence de la VSA en général.
Pour cet évènement, cette technologie n’a pas été déterminante. Par contre étant nouvelle il faut ce typez d’expérimentation pour se l’approprier. L’afflux de données à traiter peu finir par saturer les responsables de la sécurité qui ne sont pas mesure de dissocier le détail du risque.
La situation concernant l’utilisation de la vidéosurveillance algorithmique (VSA) varie considérablement d’un pays à l’autre. Voici un aperçu de la situation dans certains pays, tel que mentionné dans les sources:
La France fait figure d’avant-garde en Europe en termes de stratégie de légalisation de la vidéosurveillance algorithmique.
Il est important de noter que, même dans les pays démocratiques, la reconnaissance faciale semble de plus en plus acceptée, malgré les inquiétudes des professionnels du secteur. Face à la monté du sentiment d’insécurité les citoyens doivent accepter la surveillance permanente.
Souces
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Vidéosurveillance : Il s’agit de la mise en place de caméras de surveillance pour capturer des images et des vidéos dans des lieux publics ou privés. L’objectif principal est de prévenir et de détecter les infractions, ainsi que de garantir la sécurité des personnes et des biens. Il faut un humain pour exploiter les images.
Vidéosurveillance algorithmique (VSA) : La VSA est une évolution de la vidéosurveillance traditionnelle. Elle utilise des algorithmes pour analyser les images et les vidéos capturées par les caméras, afin de détecter des événements spécifiques, tels que des mouvements suspects, des incendies, ou des personnes non autorisées. La VSA peut également être utilisée pour reconnaitre des objets, des personnes ou des véhicules, et pour suivre leur trajectoire.
C’est l’ordinateur et son logiciel qui déterminent les faits. C’est sur ce point que réside le débat.
La généralisation de la vidéosurveillance algorithmique (VSA) soulève plusieurs enjeux éthiques et sociétaux importants, notamment en termes de libertés individuelles, de risques de dérives et d’efficacité du dispositif.
Voici quelques points clés à considérer :
En résumé, la généralisation de la VSA soulève des questions complexes qui nécessitent un débat démocratique approfondi. Il est essentiel de peser soigneusement les avantages potentiels de cette technologie en matière de sécurité, face aux risques qu’elle représente pour les libertés individuelles et la vie privée. Il faut aussi tenir compte de son efficacité, qui est loin d’être prouvée.
Pendant les Jeux Olympiques de Paris 2024, un seul algorithme, Cityvision de la société Wintics, a été testé dans le cadre de l’expérimentation de la vidéosurveillance algorithmique (VSA).
Quels mots sur la société wintics. Leurs solutions sont utilisées par de nombreuses collectivités déjà. Il indique 2000 caméras connectées. Les serveurs sont installés chez les clients.
La société indique sur son site que tout est conçu en France. Selon la dernière AG, les actionnaires sont les fondateurs uniquement. On est bien dans le cadre d’une entreprise souveraine. C’est rassurant pour les données collectées.
Il est important de noter que plusieurs prestataires de VSA avaient répondu à l’appel d’offres initial, et que le ministère de l’Intérieur en avait initialement sélectionné trois (Wintics, Videtics et Chapsvision). Cependant, seul le logiciel Cityvision a été finalement utilisé pour l’expérimentation lors des JO.
Les tests ont été réalisés sur la moitié seulement des cas d’usage autorisés. De plus, certaines possibilités offertes par la loi, comme l’analyse d’images prises depuis des drones, n’ont pas été mises en œuvre en raison d’une maturité technologique insuffisante. L’expérimentation n’a donc pas permis de dresser un bilan complet sur la pertinence de la VSA en général.
Pour cet évènement, cette technologie n’a pas été déterminante. Par contre étant nouvelle il faut ce typez d’expérimentation pour se l’approprier. L’afflux de données à traiter peu finir par saturer les responsables de la sécurité qui ne sont pas mesure de dissocier le détail du risque.
La situation concernant l’utilisation de la vidéosurveillance algorithmique (VSA) varie considérablement d’un pays à l’autre. Voici un aperçu de la situation dans certains pays, tel que mentionné dans les sources:
La France fait figure d’avant-garde en Europe en termes de stratégie de légalisation de la vidéosurveillance algorithmique.
Il est important de noter que, même dans les pays démocratiques, la reconnaissance faciale semble de plus en plus acceptée, malgré les inquiétudes des professionnels du secteur. Face à la monté du sentiment d’insécurité les citoyens doivent accepter la surveillance permanente.
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