La vie des communes

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By Claret SébastienNews
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La vie des communes episodes

  • À Péchabou, le marché au gras fête ses 31 ans : une tradition qui entend résister au temps

    À l'occasion de la 31e édition du marché au gras et de l'artisanat de Péchabou, qui se tiendra le samedi 21 novembre 2026, nous avons rencontré Rémi Lebouteiller, l'un des créateurs de cet événement devenu incontournable dans le Lauragais.

    Créé en 1995 pour faire vivre le village, le marché au gras a su traverser les années en évoluant. Producteurs locaux, foie gras, artisanat, animations et convivialité : il est aujourd'hui bien plus qu'un simple marché.

    Dans cette interview, Rémi Lebouteiller revient sur l'histoire de ce rendez-vous, ses origines, la fidélité des producteurs et les nombreuses animations qui rythmeront cette nouvelle édition.

    Une rencontre pour découvrir les coulisses d'une tradition locale qui continue de faire vivre l'esprit des marchés du Sud-Ouest.

    🎙️ Interview : Rémi Lebouteiller

    📍 Lieu : Péchabou (Haute-Garonne)

    📅 31e marché au gras et de l'artisanat : samedi 21 novembre 2026, de 8 h à 15 h.

    11 min
  • US Castanet : un club de foot en constante évolution

    L'US Castanet accueillera le TFC le 7 novembre pour un derby toulousain très attendu. Invaincu en ce début de saison en Nationale 2, le club de football castanéen entend profiter de ce rendez-vous pour mobiliser ses supporters et mettre en lumière son projet sportif, fondé sur la formation, l'éducation et l'esprit familial. Laurent Rivière, dirigeant du club, revient sur cette dynamique et les défis qui attendent l'USC.

    12 min
  • Octobre Rose : la nouvelle section de foot féminin de Castanet organise une tombola solidaire

    À Castanet, les jeunes footballeuses ne seront pas seulement sur le terrain. Pour Octobre Rose, elles participeront avec leur encadrement à la vente de billets de tombola lors des rencontres du club. « Nous allons installer un petit stand, ça sera voyant, parce que nous serons tous en rose », annonce Stéphane Vignaux, responsable et entraîneur de la nouvelle section féminine.
    L’initiative a été préparée avec son staff et les responsables du club. L’entraîneur est en contact avec l’Institut du sein du Grand Toulouse, qui intervient dans le domaine du cancer du sein. La création de la section féminine a été l’occasion de concrétiser cet engagement.
    Trois tickets pour un euro, un tirage le 17 octobre
    Les billets seront proposés au tarif d’un euro les trois tickets. Des sacs de sport, un sac garni, des shorts et des maillots figurent parmi les lots annoncés. Des maillots du TFC pourraient également s’y ajouter, mais leur présence restait à confirmer au moment de l’entretien.
    Le tirage se déroulera à la mi-temps de Castanet–Colomiers, le 17 octobre. La remise de la collecte aux responsables de l’association est prévue dès la fin du match. Interrogé sur la part des bénéfices qui lui sera destinée, Stéphane Vignaux précise : « Tout à fait, l’intégralité ira à l’association. »
    Pour acheter des billets, le public pourra se rendre sur les installations du club lors des matchs des jeunes joueuses ou s’adresser aux éducateurs de la section féminine. Un stand sera également installé le jour de la rencontre de National 2. L’encadrement prévoit aussi de proposer les tickets lors de ses présences au stade, les lundis, mercredis et vendredis.
    Une section féminine qui veut grandir
    Cette première mobilisation intervient alors que le club développe son offre de football féminin. Les dirigeants souhaitaient lancer une section, mais les moyens humains leur manquaient jusque-là, explique Stéphane Vignaux. Fort de son expérience dans la création de plusieurs sections féminines, il accompagne désormais le projet à Castanet.
    Environ 24 filles âgées de 12 à 15 ans ont rejoint les catégories évoquées dans l’entretien. Selon l’entraîneur, entre 90 et 95 % d’entre elles viennent de la commune. « Nous, on a laissé venir, on a pris tout le monde », souligne-t-il, à propos du recrutement.
    La section souhaite porter cet effectif à une trentaine de joueuses. Elle envisage également d’élargir la pratique aux adultes : « Fin de cette année, on espère monter une équipe de seniors loisirs. » Une dizaine de participantes serait recherchée pour constituer cette équipe.
    Stéphane Vignaux décrit le plaisir qu’il prend à accompagner les progrès des joueuses. Il dit apprécier leur écoute et la rapidité de leur apprentissage. Son approche laisse aussi une place au jeu et à la détente : « On est en compétition sans non plus se prendre la tête. »
    Les jeunes joueuses associées à Octobre Rose
    Certaines filles connaissaient déjà l’opération pour avoir participé à des courses avec leur mère. Au sein de la section, les éducateurs ont abordé le cancer du sein, mais aussi d’autres cancers. « Les filles ont vraiment adhéré à ce projet », rapporte leur entraîneur.
    Stéphane Vignaux souhaite également associer la section à des actions autour du handicap. Après de longues années consacrées à la compétition, il défend une conception du sport qui engage ceux qui le pratiquent : « Ceux qui font du sport en bonne santé sont pour moi les premiers relais des personnes qui sont dans la maladie. »

    11 min
  • Planète Sciences : éveiller la curiosité, donner aux jeunes le goût des sciences

    Comment donner aux jeunes le goût des sciences et la confiance nécessaire pour expérimenter ? Avec Planète Sciences Occitanie, la découverte passe par la pratique, la créativité et le travail en équipe.

    Anna Kaiava, chargée de stratégie de communication de l’association, présente une démarche éducative qui invite les jeunes à construire, à comprendre et à questionner. Robotique, exploration spatiale, énergies, intelligence artificielle : autant de sujets pour éveiller la curiosité et développer l’esprit critique. Elle revient aussi sur la place des filles dans les activités scientifiques et sur l’importance de rendre ces expériences accessibles au plus grand nombre.

    Illustration concrète avec le Pech’Lab, un nouveau centre de loisirs lancé avec la mairie de Péchabou. Du 26 au 30 octobre 2026, son stage « Objectif Mars : rejoins la mission ! » proposera aux 11-15 ans de construire un rover et d’imaginer une base martienne.

    Un entretien proposé par Radio 2 L’Hers dans La Vie des communes.

    15 min
  • Corronsac : Le patrimoine d’hier au défi de l’avenir pour les Journées du Patrimoine 2026

    Épisode – Au cœur des Journées du Patrimoine 2026 à Corronsac 🎙️Pourquoi le patrimoine d’un village est-il la clé de son avenir ? À l'occasion des Journées du Patrimoine le 19 septembre prochain, l'association La Sauveté de Corronsac relève un défi ambitieux : faire revivre l'histoire locale à travers les yeux des nouvelles générations.Dans cet épisode de La Vie des Communes, Sébastien accueille Dominique Razungles, membre active de l'association. Ensemble, ils dévoilent les coulisses d'un programme riche, immersif et entièrement gratuit :Les acteurs de demain : Découvrez comment huit enfants de la commune ont été formés pour devenir les guides officiels de l'église du XIIe siècle.La méthode Charpak (« Surtout, touchez ! ») : Présentation des ateliers pratiques où petits et grands s'initieront au béton romain, à l'art de la brique rouge, à l'écriture à la plume ou encore aux métiers agricoles d'antan.Émerveillement nocturne : Les secrets de la collaboration exclusive avec l'Atelier des Lumières de Paris pour offrir un grand spectacle son et lumière dédié à Gustav Klimt.Un entretien passionnant qui démontre que les savoir-faire anciens cachent parfois une modernité surprenante pour répondre aux enjeux de demain.

    10 min
  • Cadavres Exquis 2026: quand l’Histoire devient une scène de crime

    Pour comprendre comment se construit une telle programmation, pourquoi le festival a choisi de se concentrer sur le roman noir historique et comment les auteurs et les éditeurs participent à son élaboration, Radio 2 L'Hers vous propose l'interview intégrale d'Ida Mesplède, directrice littéraire de Cadavres Exquis au sein de l'agence Barnett & Cie.

    Elle revient notamment sur les coulisses du festival, le choix des auteurs, la place de l'Histoire dans le roman noir et les grands thèmes de cette troisième édition.

    L'interview est à retrouver intégralement sur Radio 2 L'Hers, accompagnée de notre vidéo consacrée au festival.

    13 min
  • Les arbres et les haies au cœur des réponses face au changement climatique et aux incendies

    À l’occasion de la réunion publique organisée ce mercredi 2 septembre à Ayguesvives par Arbres et Paysages d’Autan, William Farago présente les clés pour réussir une plantation et revient sur les nombreux bénéfices des arbres et des haies pour la biodiversité, l’eau et les sols.

    Dans cet entretien, il aborde également une question particulièrement actuelle après les incendies de l’été : la végétation peut-elle contribuer à ralentir la propagation du feu ? Débroussaillage, diversité des paysages, déprise agricole et entretien des espaces boisés sont également au cœur de la discussion.

    16 min
  • La Fédération des chasseurs de Haute-Garonne et Arbres et Paysages d’Autan au cœur des actions biodiversité

    La Fédération Départementale des Chasseurs de la Haute-Garonne (FDC31) structure et renforce ses actions en faveur de la biodiversité à travers un partenariat historique avec Arbres et Paysages d’Autan. Une convention qui vient formaliser plus de quinze ans de coopération sur le terrain, autour d’un objectif commun : restaurer, reconnecter et préserver les habitats naturels en milieu rural.

    Au cœur de cette dynamique, la plantation de haies champêtres constitue un pilier central. Ces infrastructures écologiques jouent un rôle multifonctionnel : elles servent à la fois de refuge, de zone de reproduction et d’alimentation pour la faune, tout en assurant des fonctions essentielles de corridors écologiques et de protection des sols contre l’érosion.

    Pour Romain Da Costa, technicien environnement à la FDC31, cette formalisation ne change pas la nature du travail engagé, mais en renforce la lisibilité :

    « Le partenariat est déjà existant depuis de nombreuses années, plus de 15 ans. Aujourd’hui, il s’agissait de formaliser celui-ci en signant cette convention. »

    Cette convention permet surtout de clarifier les rôles. La Fédération des chasseurs s’appuie sur son réseau de terrain pour identifier les porteurs de projets — agriculteurs, collectivités ou associations de chasse — tandis qu’Arbres et Paysages d’Autan apporte l’expertise technique, depuis le choix des essences jusqu’au suivi des plantations.

    Le dispositif s’inscrit notamment dans le programme national Sensibilis'haie, financé par la Fédération Nationale des Chasseurs et l’Office français de la biodiversité. Il permet de soutenir des projets de plantation de haies, généralement à hauteur de 50 mètres linéaires par opération, parfois complétés par des financements locaux.

    Comme le précise Romain Da Costa :

    « Arbres et Paysages d’Autan intervient pour la fourniture des plants et le conseil technique. Il y a ensuite un suivi terrain, avec un passage juste après la plantation puis un contrôle à deux ans pour vérifier la reprise. »

    Une action territoriale structurée autour de la Trame verte et bleue

    Ces opérations s’inscrivent dans une stratégie plus large de restauration des continuités écologiques portée par la démarche de Trame verte et bleue. En Haute-Garonne, plusieurs secteurs sont concernés, notamment entre Villemur-sur-Tarn et Laréole ou encore entre Revel et Cintegabelle.

    Sur ces territoires, les actions combinent plantation de haies, maintien des jachères et développement de couverts végétaux, avec un impact direct sur la biodiversité ordinaire et les espèces de plaine.

    En 2025, près de 700 hectares ont été contractualisés ou aménagés dans le département, un volume qui témoigne d’une dynamique de terrain installée dans la durée.

    « Pour nous, c’est environ 700 hectares contractualisés l’année passée », indique Romain Da Costa. « Et le projet repart pour 2026–2028 avec de nouvelles contractualisations. »

    Haies, mares et biodiversité : une stratégie globale portée par la FDC31

    Au-delà des haies, la Fédération Départementale des Chasseurs de la Haute-Garonne développe également un important volet de restauration des mares, dans le cadre de la trame dite “bleue”. Ces petites zones humides, souvent abandonnées avec la disparition des usages agricoles traditionnels, jouent pourtant un rôle écologique majeur.

    Plus de 147 mares ont déjà été restaurées en quinze ans dans le département, et une cinquantaine supplémentaire est programmée d’ici 2027–2028. Les opérations reposent sur un travail d’inventaire, de diagnostic écologique et de concertation avec les propriétaires.

    La Fédération rappelle également un point important de sensibilisation : les mares ne favorisent pas les moustiques, mais participent au contraire à leur régulation naturelle grâce aux amphibiens et aux chauves-souris.

    Enfin, cette dynamique s’inscrit dans une coopération plus large avec le Conseil Départemental de la Haute-Garonne, autour de la protection des pollinisateurs, de la gestion forestière, des pratiques agro-environnementales et de la réduction des collisions entre faune et infrastructures.

    Dans cette approche globale, la Fédération des chasseurs revendique un rôle d’acteur de terrain de la biodiversité, au croisement des enjeux agricoles et écologiques.

    « Aujourd’hui, tout ce qu’on mène a des bénéfices communs pour l’ensemble de la biodiversité », résume Romain Da Costa.

    Une vision intégrée qui place la gestion des milieux naturels au cœur des équilibres territoriaux en Haute-Garonne.

    11 min
  • Ramonville:« Les sangliers retrouvent en ville tout ce dont ils ont besoin » : entretien avec Shania Coulson (FDC31)

    À Ramonville-Saint-Agne, comme dans plusieurs villes voisines de l’agglomération toulousaine, les habitants constatent une augmentation régulière des nuisances liées au grand gibier. Depuis quelques années, les sangliers s’installent durablement dans certains secteurs devenus très favorables à leur présence.

    En effet, les friches urbaines se multiplient autour de Toulouse. Ces terrains peu entretenus, souvent envahis par une végétation dense, offrent des refuges idéaux aux animaux. Résultat : les collectivités locales doivent désormais gérer des dégâts de plus en plus fréquents, mais aussi des impacts sur la biodiversité.

    « Les sangliers retrouvent en ville tout ce dont ils ont besoin : des zones de refuge, de la tranquillité et de la nourriture facilement accessible », explique Shania Coulson.

    Plusieurs communes sont concernées par cette situation, notamment Ramonville-Saint-Agne, Balma, Blagnac, L’Union ou encore Saint-Orens-de-Gameville. Par ailleurs, l’urbanisation continue réduit progressivement les espaces naturels et les zones chassables. Les animaux se rapprochent donc naturellement des habitations.

    « On retrouve parfois des friches au milieu des maisons. Les sangliers s’y installent durablement, surtout lorsqu’ils trouvent également de la nourriture dans les jardins ou les potagers voisins », précise la chargée de mission environnement.

    Une menace croissante pour la biodiversité locale
    À Ramonville, les conséquences dépassent largement les simples dégâts dans les jardins privés. Certaines espèces sensibles souffrent directement de la présence du sanglier. C’est notamment le cas de la Jacinthe de Rome, une plante protégée dont les bulbes attirent les animaux.

    De plus, les sangliers dégradent les prairies et les zones humides lorsqu’ils retournent les sols pour chercher de la nourriture. Cette activité perturbe fortement certains milieux naturels.

    « Il y a aussi de la prédation sur des œufs d’amphibiens et de reptiles », souligne Shania Coulson.

    Les nuisances touchent également les équipements publics. Dans plusieurs communes autour de Toulouse, des clôtures sont endommagées, des terrains de sport sont dégradés et des espaces verts sont régulièrement retournés. En parallèle, les collisions routières et ferroviaires augmentent dans certains secteurs.

    Pourquoi la chasse ne suffit plus autour de Toulouse
    Dans les zones urbaines, organiser des opérations de chasse reste extrêmement compliqué. La proximité des habitations impose des règles de sécurité très strictes. Même si des interventions de louvetterie existent, elles ne permettent plus de répondre seules à l’ampleur du phénomène.

    « Les louvetiers sont des bénévoles avec des secteurs très importants à gérer. Aujourd’hui, la gestion de l’espèce seule montre ses limites », reconnaît Shania Coulson.

    Face à cette situation, la Fédération Départementale des Chasseurs de la Haute-Garonne développe une autre stratégie. Désormais, l’objectif consiste aussi à agir directement sur les habitats favorables au sanglier.

    Transformer les friches urbaines en prairies bocagères
    La solution envisagée repose sur la réouverture des milieux embroussaillés. Concrètement, les équipes cherchent à transformer certaines friches urbaines en prairies bocagères. Ces espaces restent favorables à la biodiversité, mais attirent beaucoup moins les sangliers.

    « Le sanglier pourra toujours passer, mais il ne trouvera plus les conditions favorables pour s’y installer durablement », explique Shania Coulson.

    À Ramonville, plusieurs secteurs ont déjà été identifiés. C’est notamment le cas d’une zone située sous une ligne haute tension exploitée par RTE. La commune, la Fédération des chasseurs et le gestionnaire du réseau électrique travaillent actuellement ensemble afin de mettre en place un plan de gestion adapté.

    Les travaux prévus sont relativement simples. Ils consistent notamment à broyer la végétation dense, recréer des haies, conserver certains arbres et semer des mélanges mellifères favorables aux insectes pollinisateurs.

    Le projet Oc’Sanglier et le Fonds Vert Pollinisateurs
    Cette démarche s’inscrit dans le cadre du projet régional Oc’Sanglier, porté par la Fédération Régionale des Chasseurs d’Occitanie. Depuis plusieurs années, ce programme accompagne les collectivités confrontées aux problèmes liés aux sangliers et aux friches urbaines.

    En parallèle, le dispositif « Fonds Vert Pollinisateurs », soutenu par l’État, finance désormais une grande partie des travaux de réouverture des milieux.

    « Le Fonds Vert prend en charge jusqu’à 85 % du coût des travaux. Cela permet de créer des milieux plus favorables aux pollinisateurs et à la petite faune tout en limitant les nuisances liées aux sangliers », détaille Shania Coulson.

    Au-delà de la seule question de la régulation animale, ces projets montrent une nouvelle manière de gérer les territoires périurbains. Les collectivités cherchent désormais à concilier biodiversité, sécurité et aménagement du territoire.

    10 min
  • Escalquens : entre biodiversité et urbanisation, la stratégie écologique de Jean-Luc Tronco

    Une Fête de la Nature pour sensibiliser les habitants

    Le 30 mai prochain, Escalquens célébrera la 5e édition de la Fête de la Nature. Organisé place de l’Enclos, l’événement proposera une journée entièrement dédiée à la biodiversité et à la sensibilisation environnementale. Balades guidées, ateliers autour de la faune et de la flore, conférences, expositions, lectures, stands associatifs ou encore animations pédagogiques rythmeront cette manifestation gratuite et ouverte à tous.

    Parmi les temps forts annoncés, le botaniste et auteur toulousain Boris Presseq partagera son regard sur la place de la végétation en ville, un sujet au cœur des réflexions actuelles sur l’aménagement urbain. Le public pourra également participer à des ateliers originaux comme la dissection de pelotes de rapaces ou découvrir les enjeux liés à la pollution lumineuse.

    La journée se conclura avec la remise des prix du concours photo « Objectif Nature » puis un spectacle en plein air de la compagnie Belle Pagaille dans le Petit Bois.

    Pour Jean-Luc Tronco, cette manifestation dépasse largement le simple cadre festif. « Cet événement vient illustrer une politique que nous avons mise en place depuis 2020 », explique l’élu. « C’est avant tout une démarche pédagogique pour permettre aux habitants de mieux comprendre les enjeux liés à la biodiversité et à la protection de l’environnement. »

    Une politique environnementale pensée sur le long terme

    Depuis son arrivée à la mairie en 2020 puis sa réélection, la municipalité a multiplié les initiatives en faveur de l’environnement. Parmi les mesures mises en avant : la révision du Plan local d’urbanisme (PLU), la protection des continuités écologiques, le classement des arbres remarquables et des espaces boisés ou encore la limitation de l’étalement urbain.

    « Ce sont des outils juridiques essentiels pour protéger l’environnement », insiste le maire.

    La commune a également engagé une transformation importante de son éclairage public avec le passage intégral en LED. Une mesure qui permettrait, selon la municipalité, de réduire de 80 % la consommation énergétique tout en limitant les nuisances lumineuses pour la faune nocturne.

    « Nous avons choisi une solution technologique qui permet de concilier protection de la biodiversité et sentiment de sécurité des habitants », précise Jean-Luc Tronco.

    La ville poursuit aussi un vaste programme de végétalisation avec entre 200 et 300 arbres plantés chaque année. Un choix présenté comme un investissement pour l’avenir face au réchauffement climatique.

    « Dans vingt ans, nous voulons une ville à l’ombre. Et une ville arborée, c’est aussi une ville plus agréable à vivre », affirme l’édile.

    Une écologie “pragmatique et scientifique”

    Au cours de l’entretien, le maire d’Escalquens revendique une approche qu’il qualifie de « pragmatique » de l’écologie.

    « Pour moi, protéger l’environnement ne doit pas être une idéologie mais une approche scientifique », explique-t-il. « Les meilleures réponses ne sont ni de droite ni de gauche, elles doivent être efficaces et adaptées aux réalités. »

    Une vision qui se traduit, selon lui, par des politiques concrètes : rénovation énergétique des bâtiments communaux, électrification progressive des véhicules municipaux ou encore développement des circuits courts dans la restauration scolaire via l’application de la loi Egalim.

    La municipalité met également en avant le rôle des associations locales, notamment Escale Nature Environnement, partenaire majeur de la Fête de la Nature et acteur engagé dans la découverte de la biodiversité locale.

    Construire une ville sans sacrifier le cadre de vie

    Mais le principal défi écologique d’Escalquens reste sans doute son développement urbain. Située dans l’aire d’influence toulousaine, la commune fait face à une forte pression démographique et à une demande croissante de logements.

    Pour Jean-Luc Tronco, la question n’est pas de choisir entre urbanisation et environnement mais de trouver un équilibre.

    « Il faut loger les jeunes et accueillir de nouveaux habitants, mais sans faire n’importe quoi en urbanisme », résume-t-il.

    La municipalité assume ainsi une stratégie de densification ciblée. Certaines zones seront urbanisées davantage tandis que d’autres, notamment pavillonnaires, resteront protégées.

    Le futur centre-ville constitue l’un des grands projets du mandat. Aujourd’hui dépourvue de véritable cœur de ville, la commune souhaite créer un espace plus vivant mêlant logements, commerces, équipements publics et espaces végétalisés.

    « Le centre-ville ne sera pas qu’une succession d’immeubles. Nous voulons une grande place arborée, des commerces de proximité et des espaces publics agréables », assure le maire.

    Le projet, élaboré après plusieurs réunions publiques et un référendum local, prévoit également le déplacement et la rénovation des équipements sportifs actuels.

    Deux grands projets pour les années à venir

    Parmi les dossiers qui lui tiennent le plus à cœur, Jean-Luc Tronco cite d’abord la création d’un grand parc urbain autour de la mairie, de l’église et du Petit Bois. L’objectif : relier plusieurs espaces naturels grâce à des cheminements piétons, des plantations et des aménagements paysagers.

    Le second projet se veut plus innovant encore : la création d’une réserve de biodiversité communale sur d’anciens terrains agricoles laissés en friche.

    « Nous voulons y développer des plantations, des refuges pour les insectes et des actions concrètes en faveur de la biodiversité », explique le maire.

    Une manière pour la commune de poursuivre sa stratégie environnementale tout en préparant l’Escalquens de demain.

    25 min

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La vie des commune est une émission qui vise à vous faire découvrir des communes du Sicoval, l'agglomération du Sud est toulousain. Cette découverte se fait grâce à des reportages ou des interview sur…