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Or


Cette semaine, l'économie mondiale est de nouveau mise à l'épreuve. Le FMI a revu à la baisse ses perspectives de croissance mondiale pour 2026, en raison d'un conflit au Moyen-Orient qui s'enlise sans issue claire. Malgré une trêve en cours, aucun terrain d'entente n'a encore été trouvé, laissant planer une incertitude durable sur la croissance mondiale.
🇺🇸 États-Unis
Aux États-Unis, la trêve fragile de 14 jours avait permis un rebond significatif des marchés, mais la situation s'est de nouveau tendue avec l'Iran à la suite de l'échec des pourparlers d'Islamabad. Washington a durci le ton en annonçant un blocus naval des ports iraniens autour du détroit d'Ormuz. Dans ce contexte, les prix de l'énergie pourraient se maintenir à des niveaux élevés et conduire au scénario redouté de stagflation.
En parallèle, l'inflation a nettement accéléré au mois de mars avec un IPC à 3,30% en rythme annuel, en hausse de 1,00% par rapport au mois précédent. Côté production, l’IPP atteint 4,00%, son plus haut niveau en trois ans. Dans un contexte de risques pesant à la fois sur l'économie et sur l'inflation, la Réserve fédérale américaine devrait maintenir ses taux directeurs inchangés lors de sa prochaine réunion, scénario anticipé avec une probabilité proche de 100% d'après l'outil FedWatch.
🇪🇺 Europe
En Europe, l'inflation accélère également, atteignant 2,70 % en Allemagne et 1,70 % en France en rythme annuel. Face à ce constat, la Banque centrale européenne devrait maintenir ses taux directeurs ou opter pour une politique monétaire plus restrictive dès la réunion de juin si l’inflation persiste.
Du côté de la Hongrie, après seize ans au pouvoir, Viktor Orban a perdu les élections législatives face à son rival Péter Magyar. Pour rappel, Viktor Orban était le principal allié historique de Moscou au sein de l'Union européenne, bloquant systématiquement les décisions de soutien à Kiev. L'arrivée de Péter Magyar, conservateur pro-européen, devrait donc permettre de débloquer plusieurs dossiers et de renforcer l'unité européenne face à la Russie.
Par ailleurs, Moody's maintient la note souveraine de la France à Aa3, soit un cran au-dessus de S&P et Fitch, qui avaient toutes deux dégradé la notation en automne dernier. L'agence justifie sa décision par l'amélioration du déficit public à 5,10% du PIB contre 5,80% un an plus tôt, ainsi que par des prévisions budgétaires légèrement plus favorables pour 2026. Il faudra néanmoins rester vigilant puisque le taux de l’OAT est passé de 3,20% à 3,60%, ce qui alourdit le coût de l'emprunt pour l'État, d'autant plus dans un contexte marqué par le conflit au Moyen-Orient et un choc inflationniste.
🇨🇳🇯🇵 Asie
En Asie, le PIB chinois du premier trimestre, porté par les exportations, ressort au-dessus du consensus à 5,00% en rythme annuel. Il faut néanmoins rappeler que la deuxième économie mondiale reste historiquement très dépendante des chocs pétroliers, puisqu'elle reste majoritairement importatrice en énergie. Avec la flambée des prix de pétrole, les prix à la production progressent de 0,50% pour la première fois depuis près de trois ans. Si l'impact est pour l'instant limité, une poursuite de cette tendance pourrait à terme fragiliser la compétitivité du pays à l'export.
🛢️ Matières premières
Côté matières premières, l'annonce d'un cessez-le-feu au Moyen-Orient a apporté une bouffée d’oxygène aux marchés, alors que les répercussions des perturbations d'approvisionnement se propagent à l'échelle mondiale.
Cependant, il semble peu probable que ce cessez-le-feu débouche sur une paix durable ainsi qu’un retour à la normale des prix du pétrole et des flux maritimes dans le détroit d'Ormuz. L’AIE souligne que le prix du baril a grimpé à des niveaux records, avoisinant les 150 dollars en physique, bien au-dessus des prix sur les marchés à terme.
By Widoowin Cross Asset SolutionsCette semaine, l'économie mondiale est de nouveau mise à l'épreuve. Le FMI a revu à la baisse ses perspectives de croissance mondiale pour 2026, en raison d'un conflit au Moyen-Orient qui s'enlise sans issue claire. Malgré une trêve en cours, aucun terrain d'entente n'a encore été trouvé, laissant planer une incertitude durable sur la croissance mondiale.
🇺🇸 États-Unis
Aux États-Unis, la trêve fragile de 14 jours avait permis un rebond significatif des marchés, mais la situation s'est de nouveau tendue avec l'Iran à la suite de l'échec des pourparlers d'Islamabad. Washington a durci le ton en annonçant un blocus naval des ports iraniens autour du détroit d'Ormuz. Dans ce contexte, les prix de l'énergie pourraient se maintenir à des niveaux élevés et conduire au scénario redouté de stagflation.
En parallèle, l'inflation a nettement accéléré au mois de mars avec un IPC à 3,30% en rythme annuel, en hausse de 1,00% par rapport au mois précédent. Côté production, l’IPP atteint 4,00%, son plus haut niveau en trois ans. Dans un contexte de risques pesant à la fois sur l'économie et sur l'inflation, la Réserve fédérale américaine devrait maintenir ses taux directeurs inchangés lors de sa prochaine réunion, scénario anticipé avec une probabilité proche de 100% d'après l'outil FedWatch.
🇪🇺 Europe
En Europe, l'inflation accélère également, atteignant 2,70 % en Allemagne et 1,70 % en France en rythme annuel. Face à ce constat, la Banque centrale européenne devrait maintenir ses taux directeurs ou opter pour une politique monétaire plus restrictive dès la réunion de juin si l’inflation persiste.
Du côté de la Hongrie, après seize ans au pouvoir, Viktor Orban a perdu les élections législatives face à son rival Péter Magyar. Pour rappel, Viktor Orban était le principal allié historique de Moscou au sein de l'Union européenne, bloquant systématiquement les décisions de soutien à Kiev. L'arrivée de Péter Magyar, conservateur pro-européen, devrait donc permettre de débloquer plusieurs dossiers et de renforcer l'unité européenne face à la Russie.
Par ailleurs, Moody's maintient la note souveraine de la France à Aa3, soit un cran au-dessus de S&P et Fitch, qui avaient toutes deux dégradé la notation en automne dernier. L'agence justifie sa décision par l'amélioration du déficit public à 5,10% du PIB contre 5,80% un an plus tôt, ainsi que par des prévisions budgétaires légèrement plus favorables pour 2026. Il faudra néanmoins rester vigilant puisque le taux de l’OAT est passé de 3,20% à 3,60%, ce qui alourdit le coût de l'emprunt pour l'État, d'autant plus dans un contexte marqué par le conflit au Moyen-Orient et un choc inflationniste.
🇨🇳🇯🇵 Asie
En Asie, le PIB chinois du premier trimestre, porté par les exportations, ressort au-dessus du consensus à 5,00% en rythme annuel. Il faut néanmoins rappeler que la deuxième économie mondiale reste historiquement très dépendante des chocs pétroliers, puisqu'elle reste majoritairement importatrice en énergie. Avec la flambée des prix de pétrole, les prix à la production progressent de 0,50% pour la première fois depuis près de trois ans. Si l'impact est pour l'instant limité, une poursuite de cette tendance pourrait à terme fragiliser la compétitivité du pays à l'export.
🛢️ Matières premières
Côté matières premières, l'annonce d'un cessez-le-feu au Moyen-Orient a apporté une bouffée d’oxygène aux marchés, alors que les répercussions des perturbations d'approvisionnement se propagent à l'échelle mondiale.
Cependant, il semble peu probable que ce cessez-le-feu débouche sur une paix durable ainsi qu’un retour à la normale des prix du pétrole et des flux maritimes dans le détroit d'Ormuz. L’AIE souligne que le prix du baril a grimpé à des niveaux records, avoisinant les 150 dollars en physique, bien au-dessus des prix sur les marchés à terme.