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Or


L’amie de Pierre porte sur le rapport entre création et mémoire, pose la question de la solitude humaine, traite des thèmes de la mort et de l’oubli et tâche d’interroger ce qui fait notre être-ensemble. Elle prend appui sur Peter’s friends, de Kenneth Branagh (1992), sur La douleur et sur Écrire de Marguerite Duras (1985 et 1993), qu’elle tente de mettre en perspective et en dialogue.
Marguerite est dans le café de Pierre. C’est là qu’elle a fait, dit-elle, sa solitude. Car, selon elle, la solitude n’advient pas, ne se subit pas, elle se fait. C’est dans cette solitude-là qu’elle écrit des livres, des livres jamais écrits et inconnus d’elle-même au moment où elle les écrits. Mais là, Marguerite a peur de ne pas parvenir à écrire, de ne pas parvenir à raconter cela. Pierre, quant à lui, attend ses amis, qu’il n’a pas revus depuis très longtemps. Il les attend et il a peur, lui aussi, peur de ne pas les reconnaître, peur qu’ils ne comprennent pas ce qu’il a à leur dire. Marguerite et Pierre sont seuls, et, du fond de leur solitude, apparaît soudain la possibilité que Pierre soit le personnage d’un récit de Marguerite en train de se faire, ou que Marguerite soit une amie fantasmée de Pierre, qui trompe avec elle sa solitude. Dès lors, quelle réalité donner aux autres personnages qui apparaissent dans le café de Pierre ? D’ailleurs, sommes-nous bien dans un café ?
Merci à toutes celles et à tous ceux qui ont permis la réalisation de ce projet : Mme Batlle, Mme Phalipaud, M. Crépet, Mme Pinaud, Mme Benet, Mme Fayet, Mme Naville.
Merci à la DSDEN d’avoir financé ce projet. Merci la DAAC de l’avoir soutenu. Merci à Vallée Sud, merci à la Mairie de Bagneux, merci au Théâtre Victor-Hugo d’avoir contribué financièrement et permis la représentation de ce spectacle.
Merci à la sculpteure Charlotte Herben, merci à son sens du corps et de son ombre, à la mémoire qu’elle a de ce dont elle ne se souvient pas. Merci à la Croix-Rouge qui lui a fourni de nombreux vêtements, matériaux de ses œuvres.
Merci au metteur en scène François Lamotte, qui perçoit ce qui est invisible dans ce que l’on voit et qui sait si bien se servir de l’un pour susciter l’autre. Merci au directeur d’acteur qui a l’art d’encourager à s’affronter aux regards et à devenir ce que l’on est.
Merci à Marguerite Duras, Joël Pommerat et Kenneth Branagh, qui se sont glissés entre les mailles du texte.
Merci aux Barbussiennes et aux Barbussiens, toujours enclin.e.s à prêter main forte avec leur générosité habituelle. Merci à leur indéfectible amitié, dont la manifestation prévient toute attente.
Merci à vous toutes et tous qui êtes venu.e.s ce soir, dans l’espoir que vous apprécierez cette pièce.
Merci enfin à vous, chères et chers élèves de la Classe à Projet Théâtre, qui avez tant d’appétit de théâtre, avez pris tant de plaisir à construire vos personnages, à leur donner vie, et à tracer les derniers gestes invisibles de Pierre...
By L’amie de Pierre porte sur le rapport entre création et mémoire, pose la question de la solitude humaine, traite des thèmes de la mort et de l’oubli et tâche d’interroger ce qui fait notre être-ensemble. Elle prend appui sur Peter’s friends, de Kenneth Branagh (1992), sur La douleur et sur Écrire de Marguerite Duras (1985 et 1993), qu’elle tente de mettre en perspective et en dialogue.
Marguerite est dans le café de Pierre. C’est là qu’elle a fait, dit-elle, sa solitude. Car, selon elle, la solitude n’advient pas, ne se subit pas, elle se fait. C’est dans cette solitude-là qu’elle écrit des livres, des livres jamais écrits et inconnus d’elle-même au moment où elle les écrits. Mais là, Marguerite a peur de ne pas parvenir à écrire, de ne pas parvenir à raconter cela. Pierre, quant à lui, attend ses amis, qu’il n’a pas revus depuis très longtemps. Il les attend et il a peur, lui aussi, peur de ne pas les reconnaître, peur qu’ils ne comprennent pas ce qu’il a à leur dire. Marguerite et Pierre sont seuls, et, du fond de leur solitude, apparaît soudain la possibilité que Pierre soit le personnage d’un récit de Marguerite en train de se faire, ou que Marguerite soit une amie fantasmée de Pierre, qui trompe avec elle sa solitude. Dès lors, quelle réalité donner aux autres personnages qui apparaissent dans le café de Pierre ? D’ailleurs, sommes-nous bien dans un café ?
Merci à toutes celles et à tous ceux qui ont permis la réalisation de ce projet : Mme Batlle, Mme Phalipaud, M. Crépet, Mme Pinaud, Mme Benet, Mme Fayet, Mme Naville.
Merci à la DSDEN d’avoir financé ce projet. Merci la DAAC de l’avoir soutenu. Merci à Vallée Sud, merci à la Mairie de Bagneux, merci au Théâtre Victor-Hugo d’avoir contribué financièrement et permis la représentation de ce spectacle.
Merci à la sculpteure Charlotte Herben, merci à son sens du corps et de son ombre, à la mémoire qu’elle a de ce dont elle ne se souvient pas. Merci à la Croix-Rouge qui lui a fourni de nombreux vêtements, matériaux de ses œuvres.
Merci au metteur en scène François Lamotte, qui perçoit ce qui est invisible dans ce que l’on voit et qui sait si bien se servir de l’un pour susciter l’autre. Merci au directeur d’acteur qui a l’art d’encourager à s’affronter aux regards et à devenir ce que l’on est.
Merci à Marguerite Duras, Joël Pommerat et Kenneth Branagh, qui se sont glissés entre les mailles du texte.
Merci aux Barbussiennes et aux Barbussiens, toujours enclin.e.s à prêter main forte avec leur générosité habituelle. Merci à leur indéfectible amitié, dont la manifestation prévient toute attente.
Merci à vous toutes et tous qui êtes venu.e.s ce soir, dans l’espoir que vous apprécierez cette pièce.
Merci enfin à vous, chères et chers élèves de la Classe à Projet Théâtre, qui avez tant d’appétit de théâtre, avez pris tant de plaisir à construire vos personnages, à leur donner vie, et à tracer les derniers gestes invisibles de Pierre...