Une troupe de théâtre a l’idée de monter une pièce sur une équipe de télévision chargée d’un documentaire sur Brel au moment où celui-ci abandonne le chant pour la comédie musicale. Les comédiens échangent sur cette idée, mettent en scène certains passages, ils s’empoignent, se fâchent, se raccommodent. Les comédiens ou les personnages ? Où sommes-nous donc ? Dans L’Homme de la Mancha, dans le film documentaire, dans la pièce en train de se faire ?
Ce que ton coeur brûle est une rêverie sur ce qui nous hèle dans la voix, une rêverie sur le chant, notamment autour de la figure de Jacques Brel, rapproché ici d'Orphée, à partir de quelques écrits de Pascal Quignard (La Haine de la musique, La leçon de musique, Boutès, Tous les matins du monde), d'un film de Céline Sciamma (Portrait de la jeune fille en feu), et du faux biopic de Matthieu Amalric, Barbara.
Les élèves de la Classe à Projet Théâtre du collège Henri-Barbusse de Bagneux, dirigés par le metteur en scène François Lamotte, dans les costumes de Charlotte Herben, proposent une création qui s'inscrit dans un PACTE, fruit d’un partenariat avec le théâtre Victor-Hugo de Bagneux, soutenu par la DAAC et subventionné par la DSDEN, que je remercie ici pour leurs conseils et leur soutien.
Merci à tous ceux qui ont permis ou facilité la réalisation de ce projet : Mme Batlle, M. Cousin, M. Baudoin, Mme Pinaud, Mme Benet, Mme Fayet, Mme Naville.
Merci à la sculpteure Charlotte Herben avec qui ce fut un plaisir de travailler tout au long de cette année, merci à son regard d’artiste, à son sens du corps et de son ombre, à son inventivité, à sa disponibilité. Merci à la Croix-Rouge qui lui a fourni de nombreux vêtements, matériaux de ses œuvres.
Merci au metteur en scène François Lamotte, qui perçoit ce qui est invisible dans ce que l’on voit et sait admirablement se servir de l’un pour susciter l’autre. Merci, à travers lui, à Stanislavski, Brecht, Brook, Kantor, Lacan, Mallarmé… Merci aussi au coach, qui a l’art de faire entendre aux élèves ce qui les hèle et les encourage à s’affronter aux regards.
Merci à Julia Siccardi, Florence Hirsch et à Romain Gary, qui se sont glissé.e.s entre les mailles du texte.
Merci aux Barbussien.ne.s, qui ont l’amitié et la culture du projet dans le sang et sont toujours enclin.e.s à prêter main forte, avec une confondante générosité.
Merci à toutes celles et à tous ceux qui sont venu.e.s voir ce spectacle, dans l’espoir qu'ils auront pu saisir Jacques autant qu’il nous aura échappé, et qu’en s'éloignant de lui, comme nous l’avons fait, ils s'en seront d’autant plus rapprochés.
Merci enfin aux élèves de la Classe à Projet Théâtre, qui ont beaucoup travaillé, se sont beaucoup investi.e.s, ont beaucoup expérimenté, écouté et joué, en leur souhaitant que ne cesse jamais d’appeler et de chanter en eux l’inaccessible Jacques...