
Sign up to save your podcasts
Or


Frère Sylvain DETOC, dominicain, docteur en littérature et en théologie. Auteur de Au bon plaisir de Dieu (éditions du Cerf)
Souvent, dans le christianisme, on a fait rimer calice et cilice, le Christ et la Croix, l’oblation et la souffrance. Il fallait maltraiter son corps pour sauver son âme. Il y aurait tant de choses à dire sur les rapports entre l’âme et le corps. Résumons en disant que les passions méritent d’être domptées sinon on risque d’être submergées par ses excès. Présenter le christianisme comme l’évangile du bien-être est contre-intuitif. Sans angoisse métaphysique, toute religion n’est pas condamnée à fermer boutique ? Pourtant, on ne peut pas se complaire dans une vision janséniste, rivée à la compression du corps et à l’extinction des désirs. Le Christ a pris soin du corps pour atteindre l’âme et la résurrection promise à l’homme concerne son être tout entier. Loin de cautionner la culture lascive du consumérisme sexuel, le frère Detoc invite à détoxifier notre foi, à la voir sous un jour heureux et positif qui, sans exclure la mortification, n’en fait pas le but de la vie. Il n’y a pas de mal à se faire du bien, pour peu que le bien soit correctement défini. On ne fait pas avancer l’Église en se détruisant.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
By Louis DaufresneFrère Sylvain DETOC, dominicain, docteur en littérature et en théologie. Auteur de Au bon plaisir de Dieu (éditions du Cerf)
Souvent, dans le christianisme, on a fait rimer calice et cilice, le Christ et la Croix, l’oblation et la souffrance. Il fallait maltraiter son corps pour sauver son âme. Il y aurait tant de choses à dire sur les rapports entre l’âme et le corps. Résumons en disant que les passions méritent d’être domptées sinon on risque d’être submergées par ses excès. Présenter le christianisme comme l’évangile du bien-être est contre-intuitif. Sans angoisse métaphysique, toute religion n’est pas condamnée à fermer boutique ? Pourtant, on ne peut pas se complaire dans une vision janséniste, rivée à la compression du corps et à l’extinction des désirs. Le Christ a pris soin du corps pour atteindre l’âme et la résurrection promise à l’homme concerne son être tout entier. Loin de cautionner la culture lascive du consumérisme sexuel, le frère Detoc invite à détoxifier notre foi, à la voir sous un jour heureux et positif qui, sans exclure la mortification, n’en fait pas le but de la vie. Il n’y a pas de mal à se faire du bien, pour peu que le bien soit correctement défini. On ne fait pas avancer l’Église en se détruisant.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.