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đđŒ Notre sociĂ©tĂ© moderne est composĂ©e dâune diversitĂ© dâacteurs, parmi lesquels on retrouve lâentreprise.Â
Les entreprises ont un rĂŽle social important dans notre quotidien puisquâelles nous permettent dâacquĂ©rir des vĂȘtements, des aliments, des Ă©quipements, de lâĂ©nergie, dont nous profitons tous.Â
Toutefois le nĂ©olibĂ©ralisme, la mondialisation ont construit un monde oĂč les entreprises multinationales sâimposent dĂ©sormais comme acteurs sur la scĂšne internationale, sont pour certaines devenues aussi puissantes que les Ă©tats et influencent les dĂ©cideurs politiques. Â
đLa vision des Ă©conomistes prĂ©domine encore : lâobjectif de lâentreprise se limite essentiellement Ă la maximisation du profit point de vue partagĂ© par l'actionnariat.Â
Sâil est indĂ©niable que lâĂ©conomie de marchĂ© guidĂ©e par la main invisible dâAdam Smith  conduit les acteurs Ă©conomiques dans leur intĂ©rĂȘt personnel Ă accroĂźtre leur richesse par la production des biens et services, il est moins vrai de considĂ©rer que ceux-ci, muĂ©s par la satisfaction de leurs propres intĂ©rĂȘts, contribuent nĂ©cessairement au bien commun.Â
Car lâentreprise cherche Ă diminuer ses coĂ»ts afin de maximiser son profit, elle tend naturellement Ă minimiser la prise en compte des externalitĂ©s nĂ©gatives quâelle fait peser sur lâenvironnement et lâhumain.Â
đ§Câest ainsi que le comportement des acteurs majeurs de lâĂ©conomie peuvent avoir des consĂ©quences positives, tout comme nĂ©gatives sur lâensemble de la sociĂ©tĂ©.Â
đ â°ïž đ„ Les exemples de comportements conduisant Ă des violations graves des droits humains et environnementaux par des multinationales ne manquent pas.Â
Certains secteurs sont particuliĂšrement concernĂ©s, comme le secteur extractif qui serait Ă lui seul responsable de 28 % des atteintes aux droits humains commises par les entreprises selon le professeur John Ruggie, ancien reprĂ©sentant spĂ©cial du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral des Nations unies pour les droits de lâHomme et les entreprises transnationales.
Le 24 avril 2013, un immeuble qui abritait plusieurs usines textiles sâest effondrĂ© au Bangladesh : 1 138 personnes ont trouvĂ© la mort.Â
Des milliers dâautres se retrouvent handicapĂ©es Ă vie et incapables de travailler Ă nouveau. Dans les dĂ©combres du Rana Plaza ont Ă©tĂ© retrouvĂ©es des Ă©tiquettes de grandes marques de vĂȘtements europĂ©ennes et françaises comme Carrefour (marque Tex), Auchan (marque In Extenso) et CamaĂŻeu pour lesquelles travaillaient ces sous-traitants bangladais. Les donneurs dâordre ont parfois niĂ© leurs relations avec ces sous-traitants preuve quâils ne contrĂŽlaient pas pleinement leur chaĂźne de production.
Devant ces nombreuses alertes, la France a conclu Ă la nĂ©cessitĂ© de responsabiliser les acteurs Ă©conomiques pour empĂȘcher les violations des droits humains et les atteintes Ă lâenvironnement dans le cadre des Ă©changes Ă©conomiques mondiaux. Le lĂ©gislateur français adoptera, le 27 mars 2017 une loi relative au devoir de vigilance des sociĂ©tĂ©s mĂšres et des entreprises donneuses d'ordre.
Nous avons pu échanger avec Me Sébastien Mabile, avocat au barreau de Paris sur le devoir de vigilance des multinationales.
đ”Musique đ”
KV - Leaf : https://youtu.be/f3Fuir6KQ5cÂ
KV : https://soundcloud.com/kvmusicprod/
By Nouvelle AubeđđŒ Notre sociĂ©tĂ© moderne est composĂ©e dâune diversitĂ© dâacteurs, parmi lesquels on retrouve lâentreprise.Â
Les entreprises ont un rĂŽle social important dans notre quotidien puisquâelles nous permettent dâacquĂ©rir des vĂȘtements, des aliments, des Ă©quipements, de lâĂ©nergie, dont nous profitons tous.Â
Toutefois le nĂ©olibĂ©ralisme, la mondialisation ont construit un monde oĂč les entreprises multinationales sâimposent dĂ©sormais comme acteurs sur la scĂšne internationale, sont pour certaines devenues aussi puissantes que les Ă©tats et influencent les dĂ©cideurs politiques. Â
đLa vision des Ă©conomistes prĂ©domine encore : lâobjectif de lâentreprise se limite essentiellement Ă la maximisation du profit point de vue partagĂ© par l'actionnariat.Â
Sâil est indĂ©niable que lâĂ©conomie de marchĂ© guidĂ©e par la main invisible dâAdam Smith  conduit les acteurs Ă©conomiques dans leur intĂ©rĂȘt personnel Ă accroĂźtre leur richesse par la production des biens et services, il est moins vrai de considĂ©rer que ceux-ci, muĂ©s par la satisfaction de leurs propres intĂ©rĂȘts, contribuent nĂ©cessairement au bien commun.Â
Car lâentreprise cherche Ă diminuer ses coĂ»ts afin de maximiser son profit, elle tend naturellement Ă minimiser la prise en compte des externalitĂ©s nĂ©gatives quâelle fait peser sur lâenvironnement et lâhumain.Â
đ§Câest ainsi que le comportement des acteurs majeurs de lâĂ©conomie peuvent avoir des consĂ©quences positives, tout comme nĂ©gatives sur lâensemble de la sociĂ©tĂ©.Â
đ â°ïž đ„ Les exemples de comportements conduisant Ă des violations graves des droits humains et environnementaux par des multinationales ne manquent pas.Â
Certains secteurs sont particuliĂšrement concernĂ©s, comme le secteur extractif qui serait Ă lui seul responsable de 28 % des atteintes aux droits humains commises par les entreprises selon le professeur John Ruggie, ancien reprĂ©sentant spĂ©cial du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral des Nations unies pour les droits de lâHomme et les entreprises transnationales.
Le 24 avril 2013, un immeuble qui abritait plusieurs usines textiles sâest effondrĂ© au Bangladesh : 1 138 personnes ont trouvĂ© la mort.Â
Des milliers dâautres se retrouvent handicapĂ©es Ă vie et incapables de travailler Ă nouveau. Dans les dĂ©combres du Rana Plaza ont Ă©tĂ© retrouvĂ©es des Ă©tiquettes de grandes marques de vĂȘtements europĂ©ennes et françaises comme Carrefour (marque Tex), Auchan (marque In Extenso) et CamaĂŻeu pour lesquelles travaillaient ces sous-traitants bangladais. Les donneurs dâordre ont parfois niĂ© leurs relations avec ces sous-traitants preuve quâils ne contrĂŽlaient pas pleinement leur chaĂźne de production.
Devant ces nombreuses alertes, la France a conclu Ă la nĂ©cessitĂ© de responsabiliser les acteurs Ă©conomiques pour empĂȘcher les violations des droits humains et les atteintes Ă lâenvironnement dans le cadre des Ă©changes Ă©conomiques mondiaux. Le lĂ©gislateur français adoptera, le 27 mars 2017 une loi relative au devoir de vigilance des sociĂ©tĂ©s mĂšres et des entreprises donneuses d'ordre.
Nous avons pu échanger avec Me Sébastien Mabile, avocat au barreau de Paris sur le devoir de vigilance des multinationales.
đ”Musique đ”
KV - Leaf : https://youtu.be/f3Fuir6KQ5cÂ
KV : https://soundcloud.com/kvmusicprod/