Au matin du 23 octobre 1764, le corps du violoniste et compositeur Jean-Marie Leclair est retrouvé, poignardé, à son domicile. Il est âgé de 67 ans. Ce meurtre devait provoquer dans Paris une immense émotion. La victime, ancien "premier violon" du roi, est, en effet, une des gloires du siècle de Louis XV, auteur de sonates pour violon et dʹun opéra, "Scylla et Glaucus". Sʹagit-il du forfait dʹun rôdeur, dʹune querelle familiale, dʹun crime pour raison dʹÉtat, dʹune rivalité entre artistes? "Lʹaffaire Leclair" ne fut jamais élucidée. Rien ne permit jamais dʹidentifier le meurtrier. Un peu plus de deux siècles plus tard, Gérard Gefen rouvre le dossier. Le meurtre du violoniste présente la trame idéale dʹun roman policier: les pièces à conviction disparaissent, les suspects effacent progressivement tout soupçon, etc. Et pourtant, il y a un coupable... Et quel coupable!