Le jardin qui raconte des histoire est une œuvres-agora.
La consultation des habitants et les enquêtes de terrain sur l’histoire du quartier sont la base du processus coopératif.
La créativité des habitants et des acteurs du quartier, le jeu et un certain art de vivre permettent la cocréation.
Un récit historique alternatif émerge de cette frise végétale concernant la période 1850–2050.
La coécriture est relayée par la coconstruction.
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Le récit historique se parcourt physiquement.
Les installations et les espaces plantés sont des périodes, des événements et des personnages.
L’histoire acquiert une certaine matérialité et elle devient le lieu de performances :
ceux qui l’ont contruite peuvent “activer” les installations et revivre des moments historiques
Il est alors possible d’humer la biographie de Joseph Pernet-Ducher (1859-1928) : des roses plantées en ligne sur 15 mètres. Il est le célèbre rosiériste villeurbannais qui créa la première rose jaune, hybride de thé « Soleil d’Or ».
Ou encore s’abriter à l’ombre du lierre d’Alger de Séverine (1855-1929), écrivaine, libertaire, féministe et directrice du journal Le cri du peuple (fondé par Jules Vallès). Elle a donné son nom au terrain de foot adjacent.
La partie argileuse du terrain qui reçoit les eaux abondantes du toit de l’usine voisine, est plantée de joncs et se réfère à la période humide du quartier, lorsque les vanniers fabriquaient des brosses à partir des joncs ses marécages.
C’était avant la domestication du Rhône.
Écrire l’histoire permet de se projeter dans le futur.
En fin de cheminement dans cette histoire matérielle, on peut se projeter jusqu’en 2050 et tenter d’expérimenter de quoi sera faite notre relation à la planète terre.