L'ancien président Donald Trump est en bonne voie pour reprendre les rênes des États-Unis après avoir remporté plusieurs États clés dans la course à la présidentielle. Avec 266 grands électeurs en sa possession et un besoin de 270 pour sécuriser sa victoire, Trump pourrait redevenir le 47e président, après avoir déjà exercé un premier mandat de 2016 à 2020. Mais une question récurrente émerge : peut-il briguer un troisième mandat après 2028 ?
La Constitution : une barrière infranchissable
La Constitution américaine, à travers le 22e amendement, impose une limite stricte. Celui-ci stipule qu'un président « ne peut être élu plus de deux fois à la fonction de président ». Contrairement à la France, où un président peut se représenter après une alternance, les États-Unis ne permettent pas une présidence excédant deux mandats, même non consécutifs. Ainsi, si Trump est effectivement réélu en 2024, il devra quitter ses fonctions en janvier 2029, sans possibilité de briguer un troisième mandat.
Un rêve de longévité
Cette restriction constitutionnelle n'a cependant pas empêché Trump d'évoquer un potentiel troisième mandat dans des discours publics. Lors d'une convention de la National Rifle Association (NRA) en mai dernier, il avait mentionné Franklin D. Roosevelt, seul président américain ayant exercé plus de deux mandats, pour tenter de justifier l'idée. Roosevelt, élu à quatre reprises, a occupé la présidence pendant 13 ans jusqu'à son décès en 1945. Ce cas exceptionnel a ensuite motivé l’adoption du 22e amendement en 1951, limitant strictement le nombre de mandats.
Une dernière campagne pour Trump ?
Malgré ses ambitions et ses déclarations passées, Trump semble résigné à l'idée que la course de 2024 pourrait bien être sa dernière campagne présidentielle. Lors d’une conférence de presse en Floride, après avoir voté avec son épouse Melania, il a confié que cette campagne finale le rendait « triste et très comblé à la fois ». Il a également assuré au magazine Time qu'il ne soutiendrait pas une réforme du 22e amendement, déclarant vouloir « servir pendant quatre ans et faire du bon travail ».
Un retour en force, mais une limite en vue
Alors que les votes continuent d'être comptabilisés dans les « swing states », Trump semble proche de réaliser un retour historique à la Maison-Blanche. Cependant, la Constitution américaine, intransigeante sur la question, met fin aux spéculations sur une possible troisième présidence. Si réélu, il rejoindra le cercle restreint des présidents ayant exercé deux mandats non consécutifs, mais devra céder la place en 2029.
Trump, en passe de redevenir président, rappelle que, malgré son charisme et son influence, les lois de la République limitent clairement la durée du pouvoir.