Avec l’arrivée massive de l’intelligence artificielle dans les ressources humaines, surtout dans le recrutement, un phénomène silencieux se produit : les recruteurs perdent peu à peu une partie essentielle de leur savoir-faire.
Ce savoir, dit « tacite », n’est pas écrit dans un manuel. Il s’apprend avec l’expérience : savoir lire entre les lignes d’un CV, sentir si un candidat va bien s’intégrer, détecter des signaux faibles, adapter son discours à la personne en face.
Or, à mesure que les machines trient les CV, rédigent les annonces ou organisent les entretiens vidéo automatiques, les recruteurs n’ont plus l’occasion de pratiquer ces gestes métier.
Les jeunes recruteurs ne sont plus exposés à la variété des profils, et les anciens ne peuvent plus transmettre leur expérience.
Résultat : le métier se transforme en gestion de processus, plus rapide mais moins humain, et l’organisation devient dépendante des outils.
Ce problème est encore plus fort en France, où le lien humain est une valeur centrale dans le travail. Les salariés, les syndicats, ou même les autorités comme la CNIL attendent un traitement équitable, personnel et compréhensible. Une IA opaque, sans regard humain, peut être mal perçue — voire contestée.
Mais ce n’est pas une fatalité. On peut réintroduire de l’humain : comparer les décisions de l’IA avec celles des recruteurs, archiver les cas complexes pour en discuter, former les équipes à mieux comprendre et questionner les outils. L’IA ne doit pas remplacer l’humain, mais l’aider.
En résumé, si l’on ne fait rien, l’intelligence RH risque de s’appauvrir. Il faut donc préserver, transmettre et faire évoluer ce savoir invisible, car c’est lui qui garantit, au fond, la qualité du jugement et la richesse humaine du recrutement.
(contenu généré avec l'aide de l'IA générative)