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On découvre ou on redécouvre un chanteur qui a marqué les années 90 avec un unique album, car il est mort pendant l'enregistrement du deuxième, c'est l'Américain Jeff Buckley, à qui un documentaire sortant en salles cette semaine rend hommage, intitulé It's Never Over, Jeff Buckley.
Le film s'intitule It's Never Over Jeff Buckley, « it's ever over », ce n'est jamais fini. Et, de fait, la documentariste Amy Berg explique que les jeunes générations redécouvrent ce prodige de la musique qui a sorti en 1994 son album Grace, acclamé par la critique, élu comme l'un des meilleurs albums de tous les temps par le magazine Rolling Stone.
« Dans les années 90, il y avait tout un mouvement qui luttait contre les ordres établis, les multinationales. Il y avait la guerre du Golfe. Jeff Buckley a débarqué dans ce contexte et il chantait l'amour, analyse Amy Berg. C'est pour cela qu'il y a un retour en grâce en ce moment. La Génération Z redécouvre sa musique et j'en suis heureuse car j'adore sa musique ! ».
Plus récemment, c'est une autre chanson de Grace, composée par Buckley, « Lover, You Should've Come Over », qui a pris d'assaut TikTok et les plateformes d'écoute, jusqu'à se hisser trois décennies après sa sortie dans le classement américain de référence, le Billboard Hot 100.
Amy Berg travaille sur ce film depuis plus de dix ans. Et elle a réussi à convaincre la mère de l'artiste, Mary Guibert de lui donner accès à toutes ses archives, photos, vidéo pour retracer l'histoire de ce chanteur compositeur à la voix céleste, capable d'évoluer sur 4 octaves comme on l'entend sur le titre, « So Real ».
Amy Berg mêle ces images inédites avec des interviews de Mary Guibert (également productrice du film), et des anciennes petites amies de Jeff Buckley (Rebecca Moore et Joan Wasser) ainsi que des musiciens Ben Harper ou Jimmy Page et Robert Plant (membres du groupe Led Zeppelin, une source d'inspiration de sa musique). Pour elle, « il est intemporel car sa musique ne s'inscrit pas dans un genre particulier. A l'époque, il y avait le grunge, le punk, le hip hop, mais Jeff ne se réduisait pas à ces catégories. Il se dévouait à son public et c'est pour cela qu'il défie le passage du temps ».
Un patronyme célèbreJeff Buckley avait un patronyme célèbre, celui de son père Tim, chanteur et guitariste folkpop. Et pourtant, il ne l'a pas connu, ayant été élevé par sa mère. Il n'aura vu son père qu'une seule fois et était sans cesse renvoyé à cette ascendance qui n'est pourtant pour rien dans sa carrière.
Jeff Buckley se fait un nom dans la scène interlope new-yorkaise des années 90 en se produisant sur la scène du café Sin-E dans l'East Village. Il livre ses reprises de celles et ceux qui l'inspirent : Nina Simone ou Edith Piaf. Cette étoile filante du rock meurt tragiquement en 1997 alors qu'il enregistrait son deuxième album.
Le documentaire insiste sur ce point : il n'est pas mort d'overdose ou de suicide. Mais se noie accidentellement le 29 mai à Memphis, dans un affluent du Mississippi. Il avait à peine trente ans. Et c'est une autre de ses reprises qui demeure dans les mémoires : celle de « Hallelujah », une chanson de Leonard Cohen dont Jeff Buckley a livré une version incomparable guitare voix.
By RFIOn découvre ou on redécouvre un chanteur qui a marqué les années 90 avec un unique album, car il est mort pendant l'enregistrement du deuxième, c'est l'Américain Jeff Buckley, à qui un documentaire sortant en salles cette semaine rend hommage, intitulé It's Never Over, Jeff Buckley.
Le film s'intitule It's Never Over Jeff Buckley, « it's ever over », ce n'est jamais fini. Et, de fait, la documentariste Amy Berg explique que les jeunes générations redécouvrent ce prodige de la musique qui a sorti en 1994 son album Grace, acclamé par la critique, élu comme l'un des meilleurs albums de tous les temps par le magazine Rolling Stone.
« Dans les années 90, il y avait tout un mouvement qui luttait contre les ordres établis, les multinationales. Il y avait la guerre du Golfe. Jeff Buckley a débarqué dans ce contexte et il chantait l'amour, analyse Amy Berg. C'est pour cela qu'il y a un retour en grâce en ce moment. La Génération Z redécouvre sa musique et j'en suis heureuse car j'adore sa musique ! ».
Plus récemment, c'est une autre chanson de Grace, composée par Buckley, « Lover, You Should've Come Over », qui a pris d'assaut TikTok et les plateformes d'écoute, jusqu'à se hisser trois décennies après sa sortie dans le classement américain de référence, le Billboard Hot 100.
Amy Berg travaille sur ce film depuis plus de dix ans. Et elle a réussi à convaincre la mère de l'artiste, Mary Guibert de lui donner accès à toutes ses archives, photos, vidéo pour retracer l'histoire de ce chanteur compositeur à la voix céleste, capable d'évoluer sur 4 octaves comme on l'entend sur le titre, « So Real ».
Amy Berg mêle ces images inédites avec des interviews de Mary Guibert (également productrice du film), et des anciennes petites amies de Jeff Buckley (Rebecca Moore et Joan Wasser) ainsi que des musiciens Ben Harper ou Jimmy Page et Robert Plant (membres du groupe Led Zeppelin, une source d'inspiration de sa musique). Pour elle, « il est intemporel car sa musique ne s'inscrit pas dans un genre particulier. A l'époque, il y avait le grunge, le punk, le hip hop, mais Jeff ne se réduisait pas à ces catégories. Il se dévouait à son public et c'est pour cela qu'il défie le passage du temps ».
Un patronyme célèbreJeff Buckley avait un patronyme célèbre, celui de son père Tim, chanteur et guitariste folkpop. Et pourtant, il ne l'a pas connu, ayant été élevé par sa mère. Il n'aura vu son père qu'une seule fois et était sans cesse renvoyé à cette ascendance qui n'est pourtant pour rien dans sa carrière.
Jeff Buckley se fait un nom dans la scène interlope new-yorkaise des années 90 en se produisant sur la scène du café Sin-E dans l'East Village. Il livre ses reprises de celles et ceux qui l'inspirent : Nina Simone ou Edith Piaf. Cette étoile filante du rock meurt tragiquement en 1997 alors qu'il enregistrait son deuxième album.
Le documentaire insiste sur ce point : il n'est pas mort d'overdose ou de suicide. Mais se noie accidentellement le 29 mai à Memphis, dans un affluent du Mississippi. Il avait à peine trente ans. Et c'est une autre de ses reprises qui demeure dans les mémoires : celle de « Hallelujah », une chanson de Leonard Cohen dont Jeff Buckley a livré une version incomparable guitare voix.