Le temps de la Parole

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Le temps de la Parole episodes

  • Commentaire de l'évangile de ce dimanche par le P. Edouard Léger
    En ce troisième dimanche de Pâques, l'évangile nous invite à revenir le jour même de Pâques ! Avec les compagnons d'Emmaüs, il nous faut nous aussi cheminer vers la reconnaissance du ressuscité. Voici le commentaire du P. Edouard Léger, curé à Alençon.


    Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

    Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine),
    deux disciples faisaient route
    vers un village appelé Emmaüs,
    à deux heures de marche de Jérusalem,
    et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé.

    Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient,
    Jésus lui-même s’approcha,
    et il marchait avec eux.
    Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.
    Jésus leur dit :
    « De quoi discutez-vous en marchant ? »
    Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes.
    L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit :
    « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem
    qui ignore les événements de ces jours-ci. »
    Il leur dit :
    « Quels événements ? »
    Ils lui répondirent :
    « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth,
    cet homme qui était un prophète
    puissant par ses actes et ses paroles
    devant Dieu et devant tout le peuple :
    comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré,
    ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié.
    Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël.
    Mais avec tout cela,
    voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé.
    À vrai dire, des femmes de notre groupe
    nous ont remplis de stupeur.
    Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau,
    elles n’ont pas trouvé son corps ;
    elles sont venues nous dire
    qu’elles avaient même eu une vision :
    des anges, qui disaient qu’il est vivant.
    Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau,
    et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ;
    mais lui, ils ne l’ont pas vu. »
    Il leur dit alors :
    « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire
    tout ce que les prophètes ont dit !
    Ne fallait-il pas que le Christ
    souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? »
    Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes,
    il leur interpréta, dans toute l’Écriture,
    ce qui le concernait.

    Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient,
    Jésus fit semblant d’aller plus loin.
    Mais ils s’efforcèrent de le retenir :
    « Reste avec nous,
    car le soir approche et déjà le jour baisse. »
    Il entra donc pour rester avec eux.

    Quand il fut à table avec eux,
    ayant pris le pain,
    il prononça la bénédiction
    et, l’ayant rompu,
    il le leur donna.
    Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent,
    mais il disparut à leurs regards.
    Ils se dirent l’un à l’autre :
    « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous,
    tandis qu’il nous parlait sur la route
    et nous ouvrait les Écritures ? »
    À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem.
    Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons,
    qui leur dirent :
    « Le Seigneur est réellement ressuscité :
    il est apparu à Simon-Pierre. »
    À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route,
    et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux
    à la fraction du pain.

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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    13 min
  • Commentaire de l'évangile de ce dimanche, par Vianney Lecointre
    Dimanche prochain est le deuxième dimanche de Pâques, qui clôt l’octave de Pâques, huit jours qui sont comme un long dimanche où Pâques est chaque jour. Nous sommes donc toujours bien sûr dans la joie de la Résurrection, dans le bonheur de croire que Jésus, fils de
    Dieu et vrai homme, a vaincu la mort.



    Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

    C’était après la mort de Jésus.
    Le soir venu, en ce premier jour de la semaine,
    alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples
    étaient verrouillées par crainte des Juifs,
    Jésus vint, et il était là au milieu d’eux.
    Il leur dit :
    « La paix soit avec vous ! »
    Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté.
    Les disciples furent remplis de joie
    en voyant le Seigneur.
    Jésus leur dit de nouveau :
    « La paix soit avec vous !
    De même que le Père m’a envoyé,
    moi aussi, je vous envoie. »
    Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux
    et il leur dit :
    « Recevez l’Esprit Saint.
    À qui vous remettrez ses péchés,
    ils seront remis ;
    à qui vous maintiendrez ses péchés,
    ils seront maintenus. »

    Or, l’un des Douze, Thomas,
    appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),
    n’était pas avec eux quand Jésus était venu.
    Les autres disciples lui disaient :
    « Nous avons vu le Seigneur ! »
    Mais il leur déclara :
    « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous,
    si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous,
    si je ne mets pas la main dans son côté,
    non, je ne croirai pas ! »

    Huit jours plus tard,
    les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison,
    et Thomas était avec eux.
    Jésus vient,
    alors que les portes étaient verrouillées,
    et il était là au milieu d’eux.
    Il dit :
    « La paix soit avec vous ! »
    Puis il dit à Thomas :
    « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ;
    avance ta main, et mets-la dans mon côté :
    cesse d’être incrédule,
    sois croyant. »
    Alors Thomas lui dit :
    « Mon Seigneur et mon Dieu ! »
    Jésus lui dit :
    « Parce que tu m’as vu, tu crois.
    Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

    Il y a encore beaucoup d’autres signes
    que Jésus a faits en présence des disciples
    et qui ne sont pas écrits dans ce livre.
    Mais ceux-là ont été écrits
    pour que vous croyiez
    que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu,
    et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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    14 min
  • Commentaire de l'évangile de ce dimanche de Pâques par le P. Amen OVOH
    En ce matin de Pâques, l'Eglise nous propose deux textes d'évangile. Prenons celui de saint Luc, avec les disciples d'Emmaüs. Le Chrsit ressuscité les rejoint dans leur tristesse et se révèle à eux dans la fraction du pain. Aujourd'hui encore, le Chrsit ressuscité marche avec nous, si nous savons le reconnaître.


    Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

    Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine),
    deux disciples faisaient route
    vers un village appelé Emmaüs,
    à deux heures de marche de Jérusalem,
    et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé.

    Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient,
    Jésus lui-même s’approcha,
    et il marchait avec eux.
    Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.
    Jésus leur dit :
    « De quoi discutez-vous en marchant ? »
    Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes.
    L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit :
    « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem
    qui ignore les événements de ces jours-ci. »
    Il leur dit :
    « Quels événements ? »
    Ils lui répondirent :
    « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth,
    cet homme qui était un prophète
    puissant par ses actes et ses paroles
    devant Dieu et devant tout le peuple :
    comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré,
    ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié.
    Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël.
    Mais avec tout cela,
    voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé.
    À vrai dire, des femmes de notre groupe
    nous ont remplis de stupeur.
    Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau,
    elles n’ont pas trouvé son corps ;
    elles sont venues nous dire
    qu’elles avaient même eu une vision :
    des anges, qui disaient qu’il est vivant.
    Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau,
    et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ;
    mais lui, ils ne l’ont pas vu. »
    Il leur dit alors :
    « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire
    tout ce que les prophètes ont dit !
    Ne fallait-il pas que le Christ
    souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? »
    Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes,
    il leur interpréta, dans toute l’Écriture,
    ce qui le concernait.

    Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient,
    Jésus fit semblant d’aller plus loin.
    Mais ils s’efforcèrent de le retenir :
    « Reste avec nous,
    car le soir approche et déjà le jour baisse. »
    Il entra donc pour rester avec eux.

    Quand il fut à table avec eux,
    ayant pris le pain,
    il prononça la bénédiction
    et, l’ayant rompu,
    il le leur donna.
    Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent,
    mais il disparut à leurs regards.
    Ils se dirent l’un à l’autre :
    « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous,
    tandis qu’il nous parlait sur la route
    et nous ouvrait les Écritures ? »
    À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem.
    Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons,
    qui leur dirent :
    « Le Seigneur est réellement ressuscité :
    il est apparu à Simon-Pierre. »
    À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route,
    et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux
    à la fraction du pain.

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    15 min
  • Commentaire de l'évangile des Rameaux, par Anne de Gouville
    En ce dimanche des rameaux, nous vivons successivement 2 célébrations. Tout d'abord à l'extérieur de l'église, nous entendons le récit de l'entrée de Jésus à Jérusalem, quelques jours avant la fête de la Pâques, nous brandissons alors nos rameaux pour l'acclamer, puis une fois entrés dans l'église nous entendons le long récit de la Passion. Mettons-nous dans la première scène.


    Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    Jésus et ses disciples, approchant de Jérusalem,
    arrivèrent en vue de Bethphagé,
    sur les pentes du mont des Oliviers.
    Alors Jésus envoya deux disciples
    en leur disant :
    « Allez au village qui est en face de vous ;
    vous trouverez aussitôt une ânesse attachée
    et son petit avec elle.
    Détachez-les et amenez-les moi.
    Et si l’on vous dit quelque chose,
    vous répondrez :
    ‘Le Seigneur en a besoin’.
    Et aussitôt on les laissera partir. »
    Cela est arrivé pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète :
    Dites à la fille de Sion :
    Voici ton roi qui vient vers toi,
    plein de douceur,
    monté sur une ânesse et un petit âne,
    le petit d’une bête de somme.

    Les disciples partirent
    et firent ce que Jésus leur avait ordonné.
    Ils amenèrent l’ânesse et son petit,
    disposèrent sur eux leurs manteaux,
    et Jésus s’assit dessus.
    Dans la foule, la plupart étendirent leurs manteaux sur le chemin ;
    d’autres coupaient des branches aux arbres
    et en jonchaient la route.
    Les foules qui marchaient devant Jésus et celles qui suivaient
    criaient :
    « Hosanna au fils de David !
    Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !
    Hosanna au plus haut des cieux ! »
    Comme Jésus entrait à Jérusalem,
    toute la ville fut en proie à l’agitation,
    et disait :
    « Qui est cet homme ? »
    Et les foules répondaient :
    « C’est le prophète Jésus,
    de Nazareth en Galilée. »

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    12 min
  • Commentaire de l'évangile de ce dimanche, par le P. Claude Boitard
    L'Evangile de Jean, vous l'avez perçu, n'est pas seulement un récit, même s'il y a bien récit avec des rencontres et des dialogues, mais, comme en stéréophonie, ceux-ci laissent entendre des choses plus en profondeur et portant plus loin que le moment même. Ecoutons le P. Claude Boitard, prêtre du diocèse de Séez.


    Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

    En ce temps-là,
    Marthe et Marie, les deux sœurs de Lazare,
    envoyèrent dire à Jésus :
    « Seigneur, celui que tu aimes est malade. »
    En apprenant cela, Jésus dit :
    « Cette maladie ne conduit pas à la mort,
    elle est pour la gloire de Dieu,
    afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. »
    Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare.
    Quand il apprit que celui-ci était malade,
    il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait.
    Puis, après cela, il dit aux disciples :
    « Revenons en Judée. »

    À son arrivée,
    Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà.
    Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus,
    elle partit à sa rencontre,
    tandis que Marie restait assise à la maison.
    Marthe dit à Jésus :
    « Seigneur, si tu avais été ici,
    mon frère ne serait pas mort.
    Mais maintenant encore, je le sais,
    tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. »
    Jésus lui dit :
    « Ton frère ressuscitera. »
    Marthe reprit :
    « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection,
    au dernier jour. »
    Jésus lui dit :
    « Moi, je suis la résurrection et la vie.
    Celui qui croit en moi,
    même s’il meurt, vivra ;
    quiconque vit et croit en moi
    ne mourra jamais.
    Crois-tu cela ? »
    Elle répondit :
    « Oui, Seigneur, je le crois :
    tu es le Christ, le Fils de Dieu,
    tu es celui qui vient dans le monde. »
    Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé,
    et il demanda :
    « Où l’avez-vous déposé ? »
    Ils lui répondirent :
    « Seigneur, viens, et vois. »
    Alors Jésus se mit à pleurer.
    Les Juifs disaient :
    « Voyez comme il l’aimait ! »
    Mais certains d’entre eux dirent :
    « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle,
    ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? »
    Jésus, repris par l’émotion,
    arriva au tombeau.
    C’était une grotte fermée par une pierre.
    Jésus dit :
    « Enlevez la pierre. »
    Marthe, la sœur du défunt, lui dit :
    « Seigneur, il sent déjà ;
    c’est le quatrième jour qu’il est là. »
    Alors Jésus dit à Marthe :
    « Ne te l’ai-je pas dit ?
    Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. »
    On enleva donc la pierre.
    Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit :
    « Père, je te rends grâce
    parce que tu m’as exaucé.
    Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ;
    mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure,
    afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. »
    Après cela, il cria d’une voix forte :
    « Lazare, viens dehors ! »
    Et le mort sortit,
    les pieds et les mains liés par des bandelettes,
    le visage enveloppé d’un suaire.
    Jésus leur dit :
    « Déliez-le, et laissez-le aller. »
    Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie
    et avaient donc vu ce que Jésus avait fait,
    crurent en lui.

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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    12 min
  • Commentaire de l'évangile de ce dimanche par le P. Alexis de Brebisson
    Dans l'évangile de ce dimanche, ce récit de guérison est sans doute le plus long des évangiles et ce n'est pas pour rien. C'est un texte qui nous bouscule, qui nous abreuve de questions et qui fait défiler devant nous tous les visages possible de l'humanité, de notre humanité.


    « Il s’en alla et se lava ; quand il revint, il voyait » (Jn 9, 1.6-9.13-17.34-38)
    Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

    En ce temps-là,
    en sortant du Temple,
    Jésus vit sur son passage
    un homme aveugle de naissance.
    Il cracha à terre
    et, avec la salive, il fit de la boue ;
    puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle,
    et lui dit :
    « Va te laver à la piscine de Siloé »
    – ce nom se traduit : Envoyé.
    L’aveugle y alla donc, et il se lava ;
    quand il revint, il voyait.

    Ses voisins, et ceux qui l’avaient observé auparavant
    – car il était mendiant –
    dirent alors :
    « N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? »
    Les uns disaient :
    « C’est lui. »
    Les autres disaient :
    « Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. »
    Mais lui disait :
    « C’est bien moi. »
    On l’amène aux pharisiens, lui, l’ancien aveugle.
    Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue
    et lui avait ouvert les yeux.
    À leur tour, les pharisiens lui demandaient comment il pouvait voir.
    Il leur répondit :
    « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé,
    et je vois. »
    Parmi les pharisiens, certains disaient :
    « Cet homme-là n’est pas de Dieu,
    puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. »
    D’autres disaient :
    « Comment un homme pécheur
    peut-il accomplir des signes pareils ? »
    Ainsi donc ils étaient divisés.
    Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle :
    « Et toi, que dis-tu de lui,
    puisqu’il t’a ouvert les yeux ? »
    Il dit :
    « C’est un prophète. »
    Ils répliquèrent :
    « Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance,
    et tu nous fais la leçon ? »
    Et ils le jetèrent dehors.

    Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors.
    Il le retrouva et lui dit :
    « Crois-tu au Fils de l’homme ? »
    Il répondit :
    « Et qui est-il, Seigneur,
    pour que je croie en lui ? »
    Jésus lui dit :
    « Tu le vois,
    et c’est lui qui te parle. »
    Il dit :
    « Je crois, Seigneur ! »
    Et il se prosterna devant lui.

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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    15 min
  • Commentaire de l'évangile de ce dimanche par le P. Edouard Léger
    "Donne-moi à boire", voilà une demande bien humaine de Jésus, elle révèle aussi un vrai désir spirituel, que rapelle la préface et le premier scrutin des catéchumènes. Voici le commentaire du P. Edouard Léger, curé à alençon.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

    En ce temps-là,
    Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar,
    près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph.
    Là se trouvait le puits de Jacob.
    Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source.
    C’était la sixième heure, environ midi.
    Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau.
    Jésus lui dit :
    « Donne-moi à boire. »
    – En effet, ses disciples étaient partis à la ville
    pour acheter des provisions.
    La Samaritaine lui dit :
    « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire,
    à moi, une Samaritaine ? »
    – En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains.
    Jésus lui répondit :
    « Si tu savais le don de Dieu
    et qui est celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’,
    c’est toi qui lui aurais demandé,
    et il t’aurait donné de l’eau vive. »
    Elle lui dit :
    « Seigneur, tu n’as rien pour puiser,
    et le puits est profond.
    D’où as-tu donc cette eau vive ?
    Serais-tu plus grand que notre père Jacob
    qui nous a donné ce puits,
    et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? »
    Jésus lui répondit :
    « Quiconque boit de cette eau
    aura de nouveau soif ;
    mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai
    n’aura plus jamais soif ;
    et l’eau que je lui donnerai
    deviendra en lui une source d’eau
    jaillissant pour la vie éternelle. »
    La femme lui dit :
    « Seigneur, donne-moi de cette eau,
    que je n’aie plus soif,
    et que je n’aie plus à venir ici pour puiser.
    Je vois que tu es un prophète !...
    Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là,
    et vous, les Juifs, vous dites
    que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. »
    Jésus lui dit :
    « Femme, crois-moi :
    l’heure vient
    où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem
    pour adorer le Père.
    Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ;
    nous, nous adorons ce que nous connaissons,
    car le salut vient des Juifs.
    Mais l’heure vient – et c’est maintenant –
    où les vrais adorateurs
    adoreront le Père en esprit et vérité :
    tels sont les adorateurs que recherche le Père.
    Dieu est esprit,
    et ceux qui l’adorent,
    c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. »
    La femme lui dit :
    « Je sais qu’il vient, le Messie,
    celui qu’on appelle Christ.
    Quand il viendra,
    c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. »
    Jésus lui dit :
    « Je le suis,
    moi qui te parle. »

    Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus.
    Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui,
    ils l’invitèrent à demeurer chez eux.
    Il y demeura deux jours.
    Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire
    à cause de sa parole à lui,
    et ils disaient à la femme :
    « Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit
    que nous croyons :
    nous-mêmes, nous l’avons entendu,
    et nous savons que c’est vraiment lui
    le Sauveur du monde. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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    13 min
  • Commentaire de l'évangile de ce dimanche par Mgr Bruno Feillet
    Nous allons entendre l'évangile de la transfiguration de Jésus dans l'évangile de Matthieu, c'est un moment privilégié entre Jésus, son Père et trois apôtres, Pierre, Jacques et Jean. Ecoutons bien ce texte car, dans son déroulé, il nous apprend beaucoup de choses :



    Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    En ce temps-là,
    Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère,
    et il les emmena à l’écart, sur une haute montagne.
    Il fut transfiguré devant eux ;
    son visage devint brillant comme le soleil,
    et ses vêtements, blancs comme la lumière.
    Voici que leur apparurent Moïse et Élie,
    qui s’entretenaient avec lui.
    Pierre alors prit la parole et dit à Jésus :
    « Seigneur, il est bon que nous soyons ici !
    Si tu le veux,
    je vais dresser ici trois tentes,
    une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »
    Il parlait encore,
    lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit de son ombre,
    et voici que, de la nuée, une voix disait :
    « Celui-ci est mon Fils bien-aimé,
    en qui je trouve ma joie :
    écoutez-le ! »
    Quand ils entendirent cela, les disciples tombèrent face contre terre
    et furent saisis d’une grande crainte.
    Jésus s’approcha, les toucha et leur dit :
    « Relevez-vous et soyez sans crainte ! »
    Levant les yeux,
    ils ne virent plus personne,
    sinon lui, Jésus, seul.

    En descendant de la montagne,
    Jésus leur donna cet ordre :
    « Ne parlez de cette vision à personne,
    avant que le Fils de l’homme
    soit ressuscité d’entre les morts. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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    14 min
  • Commentaire de l'évangile de ce dimanche par le diacre Guy Berthier
    Ce dimanche nous est donné d'entendre l'évangile de la tentation au désert, qui vient comme éclairer ce temps de carême. Oui vraiment, la parole de Dieu est inépuisable, comme nous l'explique le diacre Guy Berthier, de l'équipe du sanctuaire de Montligeon.


    Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    En ce temps-là,
    Jésus fut conduit au désert par l’Esprit
    pour être tenté par le diable.
    Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits,
    il eut faim.
    Le tentateur s’approcha et lui dit :
    « Si tu es Fils de Dieu,
    ordonne que ces pierres deviennent des pains. »
    Mais Jésus répondit :
    « Il est écrit :
    L’homme ne vit pas seulement de pain,
    mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. »

    Alors le diable l’emmène à la Ville sainte,
    le place au sommet du Temple
    et lui dit :
    « Si tu es Fils de Dieu,
    jette-toi en bas ;
    car il est écrit :
    Il donnera pour toi des ordres à ses anges,
    et : Ils te porteront sur leurs mains,
    de peur que ton pied ne heurte une pierre. »
    Jésus lui déclara :
    « Il est encore écrit :
    Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. »

    Le diable l’emmène encore sur une très haute montagne
    et lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire.
    Il lui dit :
    « Tout cela, je te le donnerai,
    si, tombant à mes pieds, tu te prosternes devant moi. »
    Alors, Jésus lui dit :
    « Arrière, Satan !
    car il est écrit :
    C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras,
    à lui seul tu rendras un culte. »

    Alors le diable le quitte.
    Et voici que des anges s’approchèrent,
    et ils le servaient.

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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    12 min
  • Commentaire de l'évangile de ce dimanche par le diacre Vianney Lecointre
    Ce dimanche, le Christ poursuit son discours sur la montagne qu'il a en quelque sorte entamé avec le béatitudes proclamés à la messe du dimanche 1er février, et continué dimanche dernier en nous invitant à être le sel de la terre et la lumière du monde. Cette fois, il décrit le chemin que doivent suivre ses disciples pour accéder au royaume de Dieu :

    Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    En ce temps-là,
    Jésus disait à ses disciples :
    « Je vous le dis :
    Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens,
    vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.
    Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens :
    Tu ne commettras pas de meurtre,
    et si quelqu’un commet un meurtre,
    il devra passer en jugement.
    Eh bien ! moi, je vous dis :
    Tout homme qui se met en colère contre son frère
    devra passer en jugement.

    Vous avez appris qu’il a été dit :
    Tu ne commettras pas d’adultère.
    Eh bien ! moi, je vous dis :
    Tout homme qui regarde une femme avec convoitise
    a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur.

    Vous avez encore appris qu’il a été dit aux anciens :
    Tu ne manqueras pas à tes serments,
    mais tu t’acquitteras de tes serments envers le Seigneur.
    Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas jurer du tout.
    Que votre parole soit ‘oui’, si c’est ‘oui’,
    ‘non’, si c’est ‘non’.
    Ce qui est en plus
    vient du Mauvais. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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    15 min

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Commentaire des textes de la liturgie du dimanche, par differents intervenants.

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