Il y a des divorces qui ressemblent à des crimes parfaits, tant ils sont polis. Trente-deux ans de vie commune rangés dans des dossiers Excel, entre les disponibilités du vendredi 15 et le partage des biens mobiliers. Il écrit au notaire avec la précision d’un horloger, en mettant son épouse en copie, pour que personne ne puisse nier l'excellence de son agonie. On appelle cela un consentement mutuel ; c’est en réalité l’autopsie, pratiquée à vif et sans anesthésie, d’un homme qui a décidé de rester debout, quitte à ce que ses propres os lui servent de béquilles.
Une micro-fiction sur la violence feutrée de la bienveillance.
Régulièrement, je capture des instants inspirés de ma vie :
Une pensée brute, une réflexion attrapée au vol, servie chaude — souvent en mobilité, hic et nunc.
C’est du direct. C’est du vrai.
Embarque avec moi, on se retrouve sur https://piaille.fr/@RaoulVolfoni