De Reynaldo Hahn, on connaît surtout les mélodies, l’opérette Ciboulette et la relation amoureuse et amicale avec Marcel Proust. Sa musique de chambre, et surtout ses deux quatuors à cordes composés pendant la Deuxième guerre mondiale, demeure encore quelque peu confidentielle, mais depuis quelques années, grâce à l’impulsion de jeunes interprètes en quête de répertoires peu défrichés, on redécouvre l’œuvre de l’une des plus belles plumes de la musique française de la première moitié du XXe siècle. Constitué par quatre frères et sœurs, le Quatuor Tchalik rejoint par un frère aîné pianiste, explore les duos, quatuors à cordes et Quintette pour piano et cordes de Reynaldo Hahn dans le cadre d’un album paru en novembre dernier chez Alkonost. Gabriel Tchalik, violoniste, raconte l’élaboration de cet album au micro d’Anya Leveillé.