Aujourd’hui, on va essayer de répondre à quelques questions essentielles pour comprendre la pertinence des documents de planification et, au premier chef, des plans d’urbanisme.
- D’abord, est-ce juste une impression qui nous vient des médias et des campagnes électorales, ou avons-nous vraiment la fâcheuse habitude de ne pas mettre en œuvre les mesures-phares de ces plans?
- Si c’est bien le cas, pourquoi ces plans ne se réalisent-ils pas?
- Et, à la rigueur, même si ces plans ne se réalisent pas tel que prévu, est-ce vraiment un problème?
- Autrement dit, se pourrait-il que le processus de planification soit plus important que le plan qui en résulte?
Pour voir plus clair dans tout ça, j’ai pris le temps d’en discuter avec Pascal Lacasse, urbaniste, chef de la Division des stratégies de mobilité durable à la Ville de Montréal, et partenaire de longue date de la Chaire internationale sur les usages et pratiques de la ville intelligente.
Urbaniste de formation, il a œuvré depuis 25 ans d’abord pour le compte du ministère des Transports du Québec, de 2001 à 2018, avant de se joindre à l’équipe de la Ville de Montréal, comme chef de la Division de la planification des transports et de la mobilité, puis comme chef de la Division des plans et des politiques. L’équipe qu’il dirige aujourd’hui a pour mission de «développer la connaissance dans le domaine de la mobilité, de l’échelle du piéton jusqu’à celle de la métropole, en la traduisant en documents d’orientation pour soutenir la prise de décision, la planification et les interventions dans l’espace public».
C’était donc la personne tout indiquée pour discuter de la capacité des municipalités du Québec à mettre en œuvre leurs plans d’urbanisme, et des obstacles potentiels aux succès de leurs démarches à cet égard.
Voici donc notre conversation fascinante sur le sujet. Bonne écoute!