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Or


Bien des observateurs de la société française d’aujourd’hui, comme le géographe et sociologue Jérôme Fourquet, encore récemment dans le dernier numéro de La Croix Hebdo, enregistrent une certaine décomposition de la France telle que nous l’avons encore connue pour beaucoup d’entre nous, qui s’est accélérée des années 1980 à aujourd’hui, avec la montée de l’individualisme, la fragilité grandissante des familles, la cohabitation de communautés ou de catégories sociales qui semblent n’avoir plus grand-chose à voir les unes avec les autres.
Ils font notamment le constat que le double pilier que constituaient l’Eglise Catholique, quand 35 % des habitants allaient à la messe, et le Parti Communiste, qui a pu représenter jusqu’à 25 % des votants, s’est effondré.
Je ne suis évidemment pas nostalgique du marxisme mais il me semble quand même regrettable que nos contemporains rechignent trop souvent à s’engager, par exemple dans des partis politiques ou des syndicats, car c’est là que peut être défendue une certaine idée du bien commun.
De même, alors que les analystes semblent parfois considérer que l’Eglise a pour ainsi dire disparu du paysage, j’ose croire pour ma part qu’elle peut encore beaucoup apporter. Même dans nos sociétés laïques, la pensée d’inspiration chrétienne pourrait aider à trouver les voies d’un mode de développement authentiquement humain et écologique. Mais aussi, l’Eglise reste, je l’espère, un lieu de convivialité.
Vous souvenez-vous peut-être de ce film sorti il y a quelques années, s’inspirant, je crois, de l’histoire vraie de la conversion de son scénariste et qui s’intitulait Qui a envie d’être aimé ? Oui, car la recherche spirituelle ne va pas sans celle des modalités pour vivre la fraternité qui nous relie tous en tant qu’enfants d’un Dieu qui nous aime. Ainsi nos paroisses se doivent d’être des lieux pour prier en assemblée bien sûr, mais aussi pour marcher ensemble, pour s’entraider, pour partager des repas ou davantage.
Les propositions qui sont faites ne rencontrent pas toujours un écho extraordinaire, il faut bien le dire. Tant pis pour ceux qui ne sentent pas concernés. Tant pis si le nombre n’y est pas. Il ne faut pas renoncer pour autant à créer des occasions variées pour ouvrir les bras, inconditionnellement, à toutes personnes, notamment celles qui sont isolées, en recherche ou en difficulté.
Que tous ceux qui sont à la croisée des chemins sachent qu’ils sont invités à la noce ! Que nos paroisses soient ces communautés vivantes et accueillantes où chacun peut trouver de l’Amour ou, tout simplement, du lien social !
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
By Alain Charlier,Béatrice Ducellier,Thierry Grenet,P. Vincent de Labarthe,Anne-Cécile Suzanne,Marc Tesniere,Lecointre VianneyBien des observateurs de la société française d’aujourd’hui, comme le géographe et sociologue Jérôme Fourquet, encore récemment dans le dernier numéro de La Croix Hebdo, enregistrent une certaine décomposition de la France telle que nous l’avons encore connue pour beaucoup d’entre nous, qui s’est accélérée des années 1980 à aujourd’hui, avec la montée de l’individualisme, la fragilité grandissante des familles, la cohabitation de communautés ou de catégories sociales qui semblent n’avoir plus grand-chose à voir les unes avec les autres.
Ils font notamment le constat que le double pilier que constituaient l’Eglise Catholique, quand 35 % des habitants allaient à la messe, et le Parti Communiste, qui a pu représenter jusqu’à 25 % des votants, s’est effondré.
Je ne suis évidemment pas nostalgique du marxisme mais il me semble quand même regrettable que nos contemporains rechignent trop souvent à s’engager, par exemple dans des partis politiques ou des syndicats, car c’est là que peut être défendue une certaine idée du bien commun.
De même, alors que les analystes semblent parfois considérer que l’Eglise a pour ainsi dire disparu du paysage, j’ose croire pour ma part qu’elle peut encore beaucoup apporter. Même dans nos sociétés laïques, la pensée d’inspiration chrétienne pourrait aider à trouver les voies d’un mode de développement authentiquement humain et écologique. Mais aussi, l’Eglise reste, je l’espère, un lieu de convivialité.
Vous souvenez-vous peut-être de ce film sorti il y a quelques années, s’inspirant, je crois, de l’histoire vraie de la conversion de son scénariste et qui s’intitulait Qui a envie d’être aimé ? Oui, car la recherche spirituelle ne va pas sans celle des modalités pour vivre la fraternité qui nous relie tous en tant qu’enfants d’un Dieu qui nous aime. Ainsi nos paroisses se doivent d’être des lieux pour prier en assemblée bien sûr, mais aussi pour marcher ensemble, pour s’entraider, pour partager des repas ou davantage.
Les propositions qui sont faites ne rencontrent pas toujours un écho extraordinaire, il faut bien le dire. Tant pis pour ceux qui ne sentent pas concernés. Tant pis si le nombre n’y est pas. Il ne faut pas renoncer pour autant à créer des occasions variées pour ouvrir les bras, inconditionnellement, à toutes personnes, notamment celles qui sont isolées, en recherche ou en difficulté.
Que tous ceux qui sont à la croisée des chemins sachent qu’ils sont invités à la noce ! Que nos paroisses soient ces communautés vivantes et accueillantes où chacun peut trouver de l’Amour ou, tout simplement, du lien social !
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