La COP30, 30ème conférence de l’ONU sur le climat, s’ouvre à Belem au Brésil dans une ambiance de scepticisme. Que peut-on encore attendre des COP ? titrent certains journaux. Car, de fait, les efforts réellement mis en œuvre par les Etats au cours de ces dernières années sont bien loin d’être à la hauteur de l’enjeu.
Et pourtant, notre pape Léon pense que « cette Conférence devrait devenir un signe d’espérance ». Dans un monde qui est déjà à feu et à sang, il souligne que « la paix est aussi menacée par le manque de respect dû à la Création, par le pillage des ressources naturelles et par le déclin progressif de la qualité de vie à cause du changement climatique ». Selon lui, « la recherche de la paix par les hommes de bonne volonté deviendrait sûrement plus facile si tous reconnaissaient le lien indissoluble entre Dieu, les êtres humains et l’ensemble de la Création ». Et, dans la continuité de son prédécesseur, le pape François, mais aussi de Jean-Paul II qui déjà qualifiait la crise écologique de « question morale » et préconisait le « développement de nouvelles solidarités », Léon XIV appelle à vivre une véritable conversion écologique qui passe par « une nouvelle architecture financière centrée sur l’humain » et la promotion d’« une éducation à l’écologie intégrale » pour « mieux respecter la Création et sauvegarder la dignité de la personne ainsi que l’inviolabilité de la vie humaine ».
On le voit bien, pas plus que François, Léon XIV n’est partisan des demi-mesures et sa posture encouragera tous ceux qui ont soif de justice, de beauté, de dignité, de sens, et, qui loin des considérations laïcistes, savent à quel point il est important de tenir compte du projet de Dieu pour l’homme et pour le monde, d’où l’emploi, de sa part, du terme conversion. Ce discours est radical, au sens étymologique du mot, puisqu’il s’attaque aux racines des causes du mal. Cette radicalité-là n’a évidemment pas grand-chose à voir avec un repli identitaire ou passéiste et je pense que tout Chrétien peut se l’approprier. Cette radicalité ressemble à celle du Christ quand il dit, par exemple, que « Vous ne pouvez pas servir Dieu et l’argent ». Car, oui, de nouvelles logiques sont nécessaires, nos richesses ne sont pas seulement financières et la sobriété et la recherche du bien commun devraient être les fondements de l’organisation de nos sociétés à tous les niveaux, de l’international au local.
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