En équitation, il faut un certain temps pour acquérir la maîtrise de la position en équilibre. Trouver son équilibre sur les étriers requiert des qualités telles que le liant, la souplesse, une décontraction à toute épreuve, etc. Ces qualités ne font évidemment pas tout. Sans travail, point de résultat. Pour vous aider à améliorer votre position en équilibre, voici les 7 règles d’or à respecter.
La position en équilibre en 7 conseils. Transcription de la vidéo YouTube.
1- Régler correctement ses étriers
Avant toute chose, il est important de bien régler ses étriers. Monter à cheval doit se faire avec aisance, même quand vous êtes en position en équilibre. Des pieds bien installés dans leurs étriers sont les garants de votre stabilité à cheval.
Pour régler vos étriers correctement, je vous invite à prendre la malléole de votre cheville pour point de repère quand vous êtes à cheval. C’est la petite bosse qui ressort sur le côté extérieur de votre pied. Pour bien faire, vous devez placer le plancher de l’étrier 1 ou 2 trous au-dessus de votre malléole.
2- Garder de la souplesse dans les articulations
La souplesse est une qualité indispensable au cavalier. Vous devez imaginer que vos hanches, vos genoux et vos chevilles s’articulent comme des ressorts. Tout cet ensemble doit être souple et mobile. Grâce à l’élasticité de votre corps, vous allez pouvoir absorber les secousses du cheval. Elle vous permet donc d’évoluer en harmonie avec votre dadou.
3- Incliner ses talons vers le bas pour une bonne position en équilibre
Quel cavalier n’a pas entendu son moniteur d’équitation lui seriner « les étriers au bout des pieds, et les talons vers le bas ! ». En effet, ces recommandations sont essentielles, et particulièrement pour la position en équilibre.
Descendre vos talons vous permet de vous ancrer profondément dans votre selle. Le poids de votre corps se répartit ainsi dans vos jambes, et vous offre une stabilité maximale.
Les talons de la cavalière sont descendus
4- Garder les genoux ouverts
Ce point clé va de pair avec le précédent. En outre, c’est l’erreur que l’on observe le plus souvent chez les cavaliers. Effectivement, en serrant les genoux, ils ont l’illusion de mieux tenir sur leur selle. En réalité, c’est tout le contraire ! Pour être stable, ce n’est pas aux genoux d’être au contact de la selle, mais bien aux mollets ! Cela vous surprend ? Vous allez voir qu’à cheval, ça change tout !
Si mon cheval pile sur un obstacle, que se passe-t-il si vous serrez vos genoux ? Et bien, le bas de vos jambes se retrouvent complètement libres. Tout votre corps va donc pivoter autour de vos genoux, et vous serez catapulté vers l’avant de votre cheval.
Si, au contraire, ce sont mes mollets qui serrent les flancs du cheval, celui-ci pourra faire tout ce qu’il veut, vous n’aurez aucun mal à rester dessus.
Vous réalisez que vous commettez souvent l’erreur de serrer vos genoux ? Il est très difficile de se défaire de ce défaut. Pour vous y aider, je vous conseille d’exagérer le mouvement d’ouverture de vos genoux. Au fur et à mesure que vous ne verrouillez plus vos genoux sur la selle, et que ce sont bien vos mollets qui sont au contact du cheval, alors vous pourrez ramener doucement vos genoux en contact léger avec la selle, mais sans serrer évidemment !