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Or


Roger serait, selon les dires, l’une des meilleures voix de son époque. Sa voix, paraît-il, serait inoubliable.
Sa carrière commença sérieusement quand il rejoignit l'Orchestre Septentrional, l'un des plus prestigieux orchestres d'Haïti à l’époque, où il a connu une longue et fructueuse carrière en tant que chanteur.
Comment oublier donc ce capois dont la présence scénique ainsi que la diction transcendent sa tragique disparition en 1986.
Né en 1932 à Miragoâne, Gérard Dupervil débute sa carrière musicale dès son adolescence en apprenant à jouer de la trompette, puis de l’accordéon. Afin d’impulser une polyvalence à sa carrière, il rejoint l’orchestre Jazz des Jeunes en 1958, orchestre dans lequel il devient tête d’affiche des années plus tard. Malgré son talent et sa popularité, il a connu des difficultés financières et a fini ses jours dans la misère à New York en 1994.
Antoine Rossini Jean-Baptiste, affectueusement surnommé "Le Soleil des Gonaïves", incarne l'histoire d'un talent brut. Son esprit vif et ses capacités vocales se sont manifestés dès son jeune âge.
Il a , par le suite, marqué l'histoire du kompa direct avec des titres tels que "Immoralité", "Sida", "Nèg Kont Nèg", "Sort Tiers Monde" et "Bamboche Créole", devenus des classiques.
Les préoccupations haïtiennes sont au cœur de son expression musicale.
Ses œuvres ont toujours dénoncé les injustices sociales et les problèmes de la société haïtienne. Il traite notamment des sujets comme l’inégalité omniprésente, la corruption qui gangrène et les difficultés que subissent surtout le petit peuple.
Il a commencé sa carrière dans les années 70, participant notamment au « Boulo Show », un concours de chant organisé par Boulo Valcourt. Et depuis, ce fut le tremplin qui le propulsa devant la scène pop.
Né aveugle le 25 mai 1936 aux Gonaïves, il ne s’est pas limiter par son handicap pour apprendre à faire de la bonne musique.
Entre 1970 et 1980, il a fait de son mieux pour laisser sa marque de fabrique musicale. D’une voix qui pourrait captiver un sourd, il a fait un travail remarquable d’interprétation de boléros et de konpa, qui mérite aujourd’hui d’être reconnu.
Leur popularité s’est bâtie sur la fusion du jazz et de certains rythmes locaux propres à cette partie de l’île. Comme son nom l'indique, le « Jazz des Jeunes » jouait du jazz ;) mais aussi d'autres genres musicaux populaires à l'époque, comme la Méringue et d'autres rythmes caribéens.
Avec des textes engagés, qui traite les sujet de la société haïtienne, master dji introduit le genre HIP-HOP en Haïti. Il fonde avec son frère Alexandre Legros et Dormelas Philippe le trio HH3w, du nom de la station de radio où ils se produisaient.
Par la suite, sa discographie s’est enrichi, lui permettant d’expandre sur un autre genre dont il deviendra le père le « Rap kreyòl ». Toutefois, sa carrière a été brève puisqu’il est mort assez jeune, toutefois son impact est non négligeable.
Guy Durosier : un artiste aux talents multiples. Arrangeur, chanteur, compositeur et multi-instrumentiste, son charisme sur scène était, selon le public, captivant voire hypnotisant, ce qui lui valut le surnom de "dandy national". Son répertoire, allant de la chanson populaire à la ballade romantique, témoigne d'une remarquable versatilité en matière de production musicale.
Son influence s’étend du mini-jazz au compas love, il sort particulièrement son épingle du jeu en composant des chansons populaires à destination d’une classe similaire.
Particulièrement actif dans les années 1960 - 1970, son registre s’est diversifié tout au long d’une carrière vraisemblablement prolifique.
Originaire du Sud d'Haïti, il a par sa dextérité musicale, enrichi le paysage artistique haïtien. Son style résulte d’un alliage ingénieux entre tradition et modernité, bien sur fait avec finesse.
Un artiste qui a marqué non pas une mais toutes les générations qui vont suivre.
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