Aujourd'hui l'économie

Les candidats socialistes à la primaire dévoilent leurs programmes


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En France, à trois semaines de la primaire à gauche en vue de l’élection présidentielle, les principaux candidats dévoilent leurs programmes. Arnaud Montebourg, ce mercredi, après Manuel Valls et Vincent Peillon, mardi 3 janvier, et Benoît Hamon. Quatre candidats, presque autant de programmes économiques, une préoccupation commune : la maîtrise des finances publiques.
La crise a obligé les Etats et les partis au pouvoir en Europe depuis 2008 à un sérieux budgétaire, à la rigueur dans certains cas, comme en Grèce ou au Portugal, pour respecter le pacte européen de stabilité. La règle est simple mais intransigeante, les pays de la zone euro doivent avoir un déficit public inférieur à 3% de leur Produit intérieur brut, de leur richesse nationale. Cet impératif et la rigueur qui en découle ont été sanctionnés dans les urnes chez nos voisins européens et certains candidats à la primaire socialiste ne s'y trompent pas.
Benoît Hamon comme Arnaud Montebourg souhaitent l'abandon de cet objectif des 3%. Benoît Hamon d'ailleurs plaide en faveur d'une annulation de la dette accumulée par les pays membres depuis 2008, et plaide pour une mutualisation de la dette européenne. Manuel Valls garde lui l'objectif de ramener le déficit sous les 3% du PIB, mais il envisage aussi de renégocier le pacte européen de stabilité pour introduire davantage de souplesse. Seul Vincent Peillon se démarque, clairement. Il est le seul à avoir l'ambition de ramener le déficit public à 1,5 % du PIB en 2022, s'il est élu.
Revenu universel d’existence
Il y a encore quelques années, l'idée même de distribuer à tous et sans condition un revenu à vie relevait de l'utopie. Depuis l'idée a fait son chemin. Chez les candidats à la primaire socialiste, le premier à la porter c'est Benoît Hamon. C'est sa proposition phare. Le député des Yvelines plaide pour la création d'un « revenu universel d’existence » déjà expérimenté en Europe, qui serait dans un premier temps l'équivalent du RSA, avant de passer à 750 euros par mois une fois le processus lancé.
Manuel Valls veut instaurer ce qu'il appelle un « revenu décent » issu de la fusion des minimas sociaux, financé par la Sécurité sociale, un revenu de 800 euros mensuels.
Une proposition « d'un autre temps », selon Vincent Peillon, qui ne ferait qu'augmenter le chômage selon l'ancien ministre. En revanche, l'ancien ministre de l'Education souhaite la mise en place « d’un bouclier fiscal pour les plus modestes ». Concrètement, le plafonnement de la taxe d'habitation à 20% du revenu mensuel pour ces foyers.
Et que deviendrait la loi travail ?
Seul Manuel Valls la maintiendrait s'il est élu. En revanche, il envisage de rétablir les heures supplémentaires défiscalisées, en les limitant cependant pour éviter les abus. La mesure instaurée par Nicolas Sarkozy avait été abrogée par François Hollande. Vincent Peillon de son côté n'entend pas abroger la loi travail, mais il souhaite la réécrire en l'expurgeant de sa mesure la plus controversée : l'inversion de la hiérarchie des normes, il souhaite rétablir la priorité du Code du travail sur les accords d'entreprises. Arnaud Montebourg et Benoît Hamon entendent eux abroger la loi travail.
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Aujourd'hui l'économieBy RFI