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Or


Ce matin, c’était le dernier cours de l’année en 5e CHAM. Ça y est, nous avons déjà parcouru la moitié de notre parcours ensemble, c’est fou comme le temps passe vite.
Nous avons chanté (c’est que nous avons une rentrée en musique à préparer) et plusieurs élèves avaient apporté leurs instruments et nous ont fait le plaisir d’un mini concert.
Madame, il faut filmer Luca, Aloïs et Pablo sinon ça va faire comme l’année dernière, vous allez regretter de ne pas l’avoir fait !
Merci à Judith donc d’être passée derrière la caméra et d’avoir immortalisé Oblivion de Piazzolla, que les garçons ont monté en trois jours seulement, alors que rythmiquement, c’est hyper difficile ! ! Admirative je suis
Encore une fois, j’ai été beaucoup trop gâtée, même si ça me fait évidemment très plaisir. L’étole est juste sublime. J’avoue ne l’avoir portée que quelques minutes car il ne faisait pas une température à s’emmitoufler dans de la laine et du cachemire ! Merci aux parents pour leur immense générosité.
Et une escapade polynésienne m’attend le temps d’un massage, j’ai hâte !
A l’année prochaine
Après mes mésaventures du « Concert éclaté » la veille en Sorbonne, j’ai été heureuse de retrouver hier soir une soirée musicale beaucoup moins mouvementée à l’occasion des concerts des deux orchestres CHAM, Nymphéas 1 et Nymphéas 2, dans l’auditorium du Conservatoire Maurice Ravel.
La température est certes restée élevée tout au long de la soirée, mais aucun malaise d’élève à déplorer, et le directeur du conservatoire a relevé un très raisonnable 28,8 °C dans l’auditorium, soit moins que dans ma salle de classe en période caniculaire où on oscille entre 29 à 8h du matin et 32/33 l’après-midi, jalouse je suis !
Les élèves ont présenté le résultat du travail mené depuis les concerts de février. Les progrès accomplis en seulement quelques mois ont une nouvelle fois été très impressionnants.
Je profite de cet article pour adresser toutes mes félicitations aux professeurs du conservatoire Maurice Ravel, avec une pensée particulière pour Renaud Stahl, Charlotte Scohy et Delphine Girard. La CHAM de Claude Monet a une chance immense de pouvoir compter sur des partenaires aussi pédagogues et investis. Derrière chaque concert se cachent des heures de répétitions, de préparation, de patience et d’exigence. Merci à eux pour tout ce qu’ils apportent à nos CHAMeaux.
Entre les deux concerts, j’ai été conviée au pique-nique organisé au parc de Choisy par les élèves et les parents de sixième CHAM. J’y ai retrouvé Mathieu, leur professeur principal et professeur d’anglais.
Les familles nous ont couverts de cadeaux et d’attentions. Mathieu et moi avons été très touchés par cette générosité et nous remercions chaleureusement tous les parents pour leur confiance et leur soutien tout au long de l’année.
Le timing était très serré, ce qui fait que j’ai malheureusement raté mes cinquièmes CHAM qui sont arrivés au parc au moment où je retournais au conservatoire pour le concert des Nymphéas 2, après lequel j’ai rejoint les parents et les élèves de quatrième CHAM pour un second pique-nique (après cette orgie de chips et de gâteaux et quelques morceaux de comcombre pour me donner bonne conscience, j’ai prévu un rééquilibrage alimentaire), cette fois au stade car Choisy fermait trop tôt, pendant que les troisièmes et leurs parents partaient à l’Âge d’or finir la soirée, et non, Eugénie, je t’assure, je ne préfère pas les quatrièmes, c’est juste que je n’ai toujours pas la faculté de me dédoubler ! Merci à Christelle de m’avoir envoyé des photos pour que je puisse suivre à distance ! De toute façon, ce n’est que partie remise : je retrouverai les élèves de troisième le 26 juin prochain à l’occasion de notre petit concert de fin de CHAM au collège Claude Monet. N’hésitez pas à venir les écouter ! Ce sera à 18h30 en salle des conférences, en mode quasi improvisation, pour ne pas dire franchement à l’arrache, car nous n’avons eu que très très peu de temps pour le préparer (euphémisme). Ce sont les élèves eux-mêmes qui ont choisi le programme, tradition oblige ! Nous aurons alors l’occasion de partager un dernier moment musical avant leur départ vers le lycée.
Au final, cette soirée a parfaitement résumé ce qu’est notre CHAM : un cocktail de musique, de travail, de rencontres, de convivialité et de beaux souvenirs partagés.
Mise à jour du 17 juin 2026
Hier, c’était le jour du concert de fin d’année de la chorale CHAM dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne, qui devait accueillir Éclats d’espace, œuvre de Marc-Olivier Dupin (ma préférée, que j’ai adorée chanter toute l’année), inspirée de l’univers de Georges Perec et de son livre Espèces d’espaces. Préparée depuis le mois de septembre par les chorales des collèges Claude Monet, Gabriel Fauré, Germaine Tillion, Henri Matisse et Jean-Baptiste Say, cette partition réunissait plus de 180 élèves autour d’un projet exigeant, porté par les voix, le piano, le violoncelle et le hautbois d’amour.
Dans Éclats d’espace, les lieux les plus ordinaires — la page, le lit, la chambre, la rue, les escaliers — deviennent matière musicale. Comme chez Perec, il ne s’agit pas de grands décors, mais d’espaces familiers traversés par des gestes, des habitudes, des souvenirs. Les élèves ont ainsi travaillé une œuvre attentive aux détails du quotidien, à ce que l’on ne regarde plus vraiment, et que la musique, d’une grande difficulté pour des collégiens, vient soudain rendre sensible.
À notre arrivée, tout avait l’apparence d’une fin d’après-midi de concert parfaitement normale : certains élèves découvraient le lieu, d’autres plus nombreux le retrouvaient avec plaisir car nous nous y produisons régulièrement. Tout était bien parti, avec les ingrédients habituels : de l’excitation, un peu de trac, de la chaleur mais on a vu bien pire, et l’espoir d’un très beau concert à venir.
La répétition générale a commencé. Puis, assez vite, quelque chose s’est déréglé. En une demi-heure, huit élèves ont fait des malaises et il a fallu les évacuer de la scène : maux de tête, fourmillements, sensations inhabituelles. L’une d’elles, scolarisée dans un autre collège, s’est même évanouie dans mes bras, juste à côté du piano, alors que j’étais sur scène pour tourner les pages de la pianiste. A ce propos, il est grand temps que je réactualise mes connaissances acquises lors de ma formation aux premiers secours, qui date d’il y a un siècle.
Les pompiers sont arrivés et nous ont demandé d’arrêter la répétition sur le champ. Le grand amphithéâtre a été évacué, et il a fallu faire sortir plus de 180 élèves, sans que personne ne sache précisément ce qui était en train de se passer. Les élèves ne pouvaient pas circuler librement, ni retourner remplir leurs gourdes (je vous épargne mes discussions houleuses avec les agents de sécurité à ce sujet), pas moyen non plus de récupérer les sacs contenant les goûters pendant près d’une heure (ai-je besoin de rappeler qu’un élève, ça a tout le temps faim surtout après avoir chanté ?) et nous nous sommes retrouvés dans le hall de la Sorbonne, au milieu des secours, pendant que des équipes spécialisées procédaient à des contrôles de l’air dans des tenues qui donnaient soudain à l’ensemble un aspect plutôt apocalyptique.
Et mes élèves pendant ce temps-là ? A part une qui a dû être prise en charge par les pompiers, mais qui va très bien aujourd’hui, ouf !, les autres étaient globalement en pleine forme même si trouvant l’odeur bizarre et ressentant un léger mal de tête pour certains. Moi aussi d’ailleurs. Et Christelle m’a confié avoir eu mal à la tête en écoutant la générale.
Pendant ce temps, les familles ont commencé à arriver pour assister au concert et sont restées bloquées à l’extérieur (plus de 500 personnes attendues tout de même), forcément inquiètes devant les huit camions de pompiers postés rue des Ecoles et l’agitation !
C’est à ce moment-là que j’ai reçu un message de mon ancien élève préféré venu écouter le concert — en l’occurrence mon fils que j’ai eu en troisième à mon arrivée à Monet en 2013 — me demandant il y a un truc grave maman ? Il y a des camions de pompiers partout devant l’amphithéâtre !
Bref, après environ une heure et demie d’attente et d’incertitudes, la décision a enfin été prise par le cabinet de la rectrice d’annuler le concert. Il était temps ! Les pompiers n’avaient pas encore identifié avec certitude l’origine du problème, mais les malaises, les symptômes rapportés par plusieurs élèves et les odeurs inhabituelles perçues dans certains couloirs ne permettaient évidemment pas de maintenir la soirée. Il faisait chaud, certes, mais ce qui s’est passé ne ressemblait ni à une simple affaire de température, ni à une crise de trac collective. Et de toute façon, plus aucun élève n’était en état de bien chanter. Il nous a donc fallu rentrer chez nous.
C’est frustrant, bien sûr, après tant de travail et d’investissement des élèves, de répétitions… Frustrant pour les élèves, pour les familles, pour les équipes, pour les musiciens, pour Maxime Giraud notre génial chef de chœur et pour le compositeur Marc-Olivier Dupin. Mais la sécurité passe avant tout, et personne n’aurait pu sérieusement défendre l’idée de poursuivre dans de telles conditions.
La bonne nouvelle, c’est que Marc-Olivier et mon inspecteur nous ont indiqué qu’une nouvelle date serait recherchée à la Sorbonne à l’automne. J’espère vivement que ce concert pourra avoir lieu et que nos élèves de troisième, même dispersés dans leurs lycées respectifs, accepteront de revenir pour mener cette aventure musicale jusqu’au bout.
Après trente ans d’enseignement, je constate donc une fois de plus que ce métier conserve une capacité intacte à me surprendre. On prépare une soirée autour de Georges Perec, on s’apprête à faire entendre la poésie des espaces familiers, et hop ! on finit dans le hall de la Sorbonne, au milieu des pompiers, des élèves, des parents inquiets et de questions sans réponse !
Merci aux élèves pour leur patience hier, ce n’est que partie remise !
PS : j’oubliais ! Au milieu de toute cette cohue, j’ai fait la connaissance de notre futur proviseur Damien Doucet, venu au départ écouter ses actuels élèves de Fauré. Je lui ai présenté mes CHAMeaux qui l’ont applaudi très chaleureusement. A l’automne, il reviendra pour vous !
Dans cette dernière séquence de l’année, les élèves de 5e CHAM ont travaillé sur la voix et l’audition : comment protéger ses oreilles, éviter de fatiguer sa voix, et adopter les bons gestes pour chanter.
Je leur ai ensuite proposé de se transformer en spécialistes de la voix et de l’audition.
Affiches, vidéos, humour, scénarios improbables et conseils très sérieux : voici une petite sélection de leurs réalisations.
Il ne vous reste plus qu’à appliquer leurs conseils avisés !
J’avais déjà eu la chance de monter une première fois Alice Swing de Marc-Olivier Dupin sur un texte de Laurent Lévy avec ma chorale en Sorbonne. L’œuvre nous avait alors beaucoup amusés, mais elle m’avait surtout frappée par son intelligence d’écriture : une pièce pleine d’humour, d’énergie et de fantaisie, très solidement construite musicalement, avec une écriture vocale particulièrement adaptée à des voix d’enfants. Elle offre aussi un vrai terrain de travail pédagogique, notamment pour aborder la polyphonie de façon exigeante. C’est aussi pour cela que j’aime beaucoup travailler avec Marc-Olivier car ses œuvres allient difficulté et plaisir.
Aussi, quand l’ONDIF m’a proposé cette année de reprendre cette oeuvre avec des collèges d’Île-de-France, dans une version orchestrée, la réponse a été assez évidente : un grand OUI !
Ce sont donc les cinquièmes CHAM qui ont travaillé Alice tout au long de cette année scolaire, dans une version enrichie par rapport à l’instrumentation d’origine, et avec une pièce supplémentaire au programme, La chanson tortu(e)rée, qui nous a donné bien du fil à retordre ! Le concert a eu lieu hier dans la salle Pierre Boulez de la Philharmonie de Paris, devant un public conquis.
Merci aux élèves, aux équipes artistiques et techniques : tout était vraiment magnifique !
Ce concert avait aussi une saveur particulière, puisqu’il s’agissait de notre dernier projet avec Sophie, notre cheffe de chœur. L’ONDIF arrêtant ses collaborations avec les scolaires, difficile de ne pas avoir le cœur serré en se disant que c’était probablement notre dernier concert ensemble dans ce cadre. Nous aurons eu la chance de vivre plusieurs très beaux projets ensemble. Celui-ci restera un souvenir particulièrement lumineux.
Bravo à tous et merci Sophie. J’attends ton appel avec impatience pour voir comment nous pourrions continuer notre route musicale ensemble. Je ne doute pas que tu vas avoir plein de très belles idées
Et voilà, pendant toute l’année scolaire, les élèves de sixième CHAM ont travaillé avec sérieux et constance les treize chants qui composent Les Prodigieux Voyages de Sinbad de Marc-Olivier Dupin, dont je vous avais posté un premier extrait ici :
La création a eu lieu hier soir dans le grand amphithéâtre de Sorbonne. Voici quelques photos et une petite vidéo, en attendant le film actuellement en cours de montage par les équipes du rectorat.
MAJ du 15 juin 2026 : la vidéo est enfin en ligne ! Merci Corinne Réti !
https://pia.ac-paris.fr/portail/jcms/37446623_MediaPlus/les-prodigieux-voyages-de-sinbad
Je suis très fière de l’investissement de mes élèves, qui ont tout donné, comme toujours.
Un grand bravo à tous
Pour cette toute première sortie des élèves des Cordées de la musique, nouveau dispositif mis en place au sein de l’Académie de Paris, j’ai pu emmener cinq de 4e découvrir un lieu emblématique : le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris.
Cette immersion a débuté par une visite d’une heure, permettant aux élèves d’explorer ce véritable temple de la musique, ses espaces de travail et son atmosphère si particulière, à la fois exigeante et stimulante.
La rencontre avec deux étudiantes, l’une violoniste et l’autre altiste, a constitué un moment fort de la sortie. Les élèves ont pu échanger librement avec elles, poser de nombreuses questions et mieux comprendre la réalité du parcours d’un musicien en formation supérieure : le rythme de travail, les exigences artistiques, mais aussi la passion qui anime ces jeunes artistes. La visite s’est conclue par un moment musical privilégié.
Nous sommes rentrés à Monet absolument enthousiastes : cette première sortie particulièrement réussie ouvre de belles perspectives pour la suite du dispositif.
J’ajoute qu’en arrivant sur les lieux, j’ai eu l’excellente surprise de retrouver Pierre, saxophoniste de la 4e promotion, et aujourd’hui étudiant au CNSM en saxophone jazz, écriture et direction d’orchestre. Quel parcours
Hier, l’orchestre Nymphéas 1, composé des élèves de sixième et de cinquième CHAM, et le chœur réunissant la chorale des Agapanthes du collège Claude Monet, la 6e4 du collège Gabriel Fauré ainsi que la classe de CM1-CM2 de l’école Jean Simon, nous ont fait voyager autour du monde à l’occasion de la création du nouveau conte musical de Renaud Stahl, qu’il a écrit sur mesure pour nos jeunes musiciens.
Comment ? Vous ignorez qui est Jeanne Barret ? Elle fut pourtant la première femme à accomplir un tour du monde en bateau au XVIIIe siècle. Née en 1740 dans une famille modeste du Morvan, elle acquit très tôt une solide connaissance des plantes. En 1766, elle embarqua déguisée en homme pour accompagner le botaniste Philibert Commerson dans l’expédition de Bougainville. Découverte à Tahiti, elle poursuivit néanmoins son voyage et fut finalement reconnue en France pour son courage et sa contribution scientifique.
Bravo à tous les musiciens ! Et un immense merci à Renaud bien sûr
Lundi 9 février 2026, l’orchestre Nymphéas 2 regroupant les élèves de 4e et 3e CHAM du collège Claude Monet, a interprété en concert des extraits du célèbre ballet Casse-Noisette de Tchaïkovsky, sous la direction de leur chef Renaud Stahl. MA-GNI-FI-QUE ! Bravo à mes élèves et à tous leurs professeurs de conservatoire. Quel travail !
Petit moment convivial ce soir à l’occasion de la remise des chocolats de Noël aux parents au bénéfice de l’association Monet sans frontières sans laquelle aucun voyage ni aucune sortie scolaire ne seraient possibles. Merci à mes élèves de 6e et 5e CHAM et à ma chorale des Agapanthes d’avoir donné ce mini concert de Noël. Et merci aux parents qui vont maintenant pouvoir manger plein de chocolat !
Qui a été en galère avec son iPad, qui ? Et infichue de tourner ses pages correctement ? Ce qui est magnifique, c’est que les élèves ont continué de chanter l’air de rien tandis que je cliquais frénétiquement sur l’écran d’une main pour essayer de le débloquer tout en improvisant des accords de l’autre… les joies du spectacle vivant ! Je me suis rattrapée au bis, ouf !
Une pensée pour les nombreux malades qui n’ont pas pu participer au concert : une chose est sûre, la grippe est arrivée à Monet.
Joyeux Noël à tous ! Enfin j’anticipe un peu là, c’est que la semaine n’est pas finie du tout
Mises à jour du 16 décembre
Décidément, mon anniversaire s’étale sur plusieurs jours cette année ! Mes quatrièmes m’ont fait une jolie surprise cet après-midi en classe. Je suis une professeure chanceuse (et très heureuse)
Enfin, Tatiana, qui a beaucoup d’humour, m’a envoyé cette vidéo fort à propos après mes mésaventures au concert d’hier, et qui me fait mourir de rire. Je ne peux résister au plaisir de la partager avec vous, bien sûr !