Quand Paul écrit : « Je vous ai fiancés à un époux unique, pour vous présenter à Christ, comme une vierge pure », il pense au moment où le Seigneur reviendra, il a cette vision pleine de foi et d’espérance du mariage mystique du Seigneur ressuscité avec son Église. Chaque fois que nous proclamons en araméen « Maranatha ! », nous prions pour la venue en gloire de Jésus. Mais prions-nous consciemment, et régulièrement, pour que cela advienne ? Nous y investissons-nous, comme une mariée qui se pare pour la cérémonie de son mariage, pleine d’impatience et d’émotion, le cœur battant ? On peut le dire ainsi : « J’espère ne pas avoir besoin de cercueil, tant l’imminence de cette venue m’est désirable ». On ne sait pas ce que prêchaient « ces gens-là » (13) – remarquons la formule peu chaleureuse de Paul ! Mais pour que Paul les taxe de « faussaires », ils ont dû s’éloigner du cœur de la prédication évangélique : le Royaume et la venue de Jésus. La prétendue « folie » de Paul, c’est d’avoir prêché le Christ dans l’Esprit (le contraire de ce que décrit le verset 4). (...)