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Or


Pour ce septième épisode, nous ouvrons La Princesse de Clèves de Madame de La Fayette, roman de cour, d’amour, mais surtout grand roman du renoncement. À la cour d’Henri II, monde éclatant gouverné par les apparences et les intrigues, Madame de Clèves découvre pour le duc de Nemours une passion aussi soudaine qu’interdite. Elle tente de lui résister : non pas parce qu’elle ne l’aime pas, mais parce qu’elle mesure tout ce que cet amour menace en elle. Entre regards dérobés, aveu impossible et fidélité à soi-même, le roman explore ce moment bouleversant où le bonheur devient possible, mais où l’on choisit pourtant de s’en détourner.
Programmation musicale :
Pour ce sixième épisode, nous ouvrons La Peau de chagrin d’Honoré de Balzac, roman de désir, d’ambition, mais surtout grande fable sur l’épuisement de la vie. Au bord du suicide, Raphaël de Valentin acquiert un talisman capable d’accomplir chacun de ses vœux, mais qui rétrécit à mesure que son existence se consume. Il obtient soudain tout ce qu’il croyait vouloir : non pas sans contrepartie, puisque chaque désir satisfait le rapproche un peu plus de la mort. Dans le Paris éclatant et cruel de Balzac, la fortune devient une condamnation et vivre suppose peut-être d’apprendre à ne plus désirer.
Programmation musicale :
Pour ce cinquième épisode, nous ouvrons Les Regrets de Joachim du Bellay, recueil d’exil, de satire, mais surtout grand livre de la nostalgie. Parti pour Rome avec le rêve d’y retrouver la grandeur antique, le poète découvre une ville de courtisans, d’ambitions et de faux-semblants. Il écrit pour supporter l’éloignement : non pas seulement pour confier sa mélancolie, mais pour porter sur le monde qui l’entoure un regard libre, mordant et souvent désabusé. Du tumulte romain aux rives rêvées de la Loire, ses vers disent ce désir simple et universel : retrouver sa terre, les siens et le chemin de la maison.
Programmation musicale :
Pour ce quatrième épisode, nous ouvrons Les Années d’Annie Ernaux, récit de mémoire, d’histoire, mais surtout grande autobiographie collective. Des photographies de l’après-guerre aux images du nouveau millénaire, une vie défile avec ses gestes, ses objets, ses chansons, ses espoirs et ses bouleversements. Annie Ernaux remonte le cours du temps : non pas seulement pour raconter son existence, mais pour saisir ce que les époques déposent en chacun de nous. Dans le passage du « elle » au « nous », les souvenirs personnels se mêlent à la mémoire commune et tentent de sauver quelque chose du temps où nous ne serons plus jamais.
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Pour ce troisième épisode, nous ouvrons Le Tartuffe de Molière, comédie de famille, de pouvoir, mais surtout grande pièce de l’imposture et de l’aveuglement. Dans la maison d’Orgon, un faux dévot s’est installé et, sous les dehors de la vertu, impose peu à peu sa loi. Orgon s’abandonne à son emprise : non pas seulement en lui ouvrant sa porte, mais en lui livrant sa fille, ses biens et jusqu’à sa conscience. Derrière le rire, Molière met en scène la puissance du mensonge, les ravages de la crédulité et le combat de ceux qui tentent encore de faire voir la vérité.
Pour ce deuxième épisode, nous ouvrons Candide de Voltaire, conte d’amour, de voyage, mais surtout grande entreprise de démolition de l’optimisme. Du château de Thunder-ten-tronckh au jardin de Constantinople, Candide traverse un monde livré à la guerre, au fanatisme, à l’esclavage et aux catastrophes. Il apprend à regarder le réel : non plus à travers les leçons rassurantes de Pangloss, mais à l’épreuve du malheur et de l’expérience.
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Pour ce premier épisode de la saison, nous ouvrons Le Rouge et le Noir de Stendhal, roman d’amour, d’ambition, mais surtout grand roman du désir d’ascension. De la scierie de Verrières aux salons de l’aristocratie parisienne, Julien Sorel traverse une société gouvernée par le rang, l’argent et les apparences. Il rêve de s’élever : non pas seulement en quittant sa condition, mais en se composant sans cesse un personnage capable de conquérir le monde.
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Les Lectures vives reviennent pour une deuxième saison ! Des romans, des poèmes, des correspondances et du théâtre, lus à voix haute et mis en scène par la musique et les ambiances sonores.
Rendez-vous tous les dimanches à 17 heures !
Pour ce quatrième épisode, Hugo Vlamynck ouvre Les Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos, roman de lettres, de désir et de domination. Derrière l’élégance des salons et l’esprit libertin, chaque mot devient une arme : on écrit pour séduire, pour manipuler, pour se venger, pour détruire. De la machination de Merteuil à la conquête de Tourvel par Valmont, l’épisode explore un monde où les sentiments sont traités comme des stratégies, où l’intime peut devenir public, et où les lettres finissent par se retourner contre ceux qui croyaient tout maîtriser.
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Pour ce troisième épisode, Hugo Vlamynck ouvre Britannicus de Jean Racine, avec la complicité d’Élina Garcia. Dans cette tragédie de 1669, Néron n’est pas encore le monstre de l’Histoire : il le devient. De l’inquiétude d’Agrippine à l’aveu amoureux de Néron, de la scène sous surveillance entre Junie et Britannicus à la malédiction finale, l’épisode suit le moment où le désir se transforme en violence et où le pouvoir commence à ne plus se retenir. À travers les alexandrins, les voix, et des extraits de Dominique Blanc, Racine fait entendre la naissance d’un tyran dans une langue parfaitement tenue et pourtant brûlante.
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